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CHRONIQUE PAR ...

106
Belzaran
Cette chronique a été mise en ligne le 18 novembre 2023
Sa note : 12/20

LINE UP

-Jonas Schmid
(chant+guitare)

-Valentin Mössinger
(guitare)

-Tom Zürcher
(basse)

-Stefan Häberli
(batterie)

A participé à l'enregistrement :

-Tommy Eberle
(piano sur 9)

TRACKLIST

1) Eye to Eye
2) Desolation Manifest
3) None for All
4) Long Life Doll
5) Start the Madness
6) Nothing but Lies
7) Breakdown Rite
8) Between the Stars
9) Self Sacrifice

DISCOGRAPHIE

None For All (2023)

Comaniac - None For All
(2023) - thrash metal - Label : Metalworld



Quand je pense metal suisse, je pense à Stortregn. C’est comme ça. Comaniac, leurs compatriotes, officient dans un style différent puisqu’ils balancent du thrash metal depuis une dizaine d’années. None For All est leur quatrième album et je ne cache pas ne pas avoir écouté leur musique précédemment. Les gars présentent leur thrash comme moderne, voilà qui devrait changer de la vague revival qui sévit (avec plus ou moins de bonheur) depuis des années sur la scène.

Quand j’ai commencé à écouter cet album, j’ai eu d’abord l’impression d’avoir affaire à du melodeath. Il faut dire que les premiers morceaux peuvent porter à confusion tant ils possèdent un aspect mélodique, tant dans le chant, que les riffs ou les leads ("Desolation Manifest", "None For All"). Alors certes, thrash et melodeath ont des points communs (ça se voit bien chez At The Gates notamment), mais la suite de ce None For All va nous remettre (hélas ?) sur la piste du thrash. Pas avec bonheur hélas. "Start the Madness" est un morceau rapide et bourrin, un peu bas du front, très loin de l’aspect mélodique de ces prédécesseurs. "Nothing But Lies" vient lui pomper Metallica avec un heavy thrash pas très flamboyant (mais quel groupe mineur de thrash aujourd’hui ne s’inspire-t-il pas trop des Mets ?). On notera que "Between The Stars" vient aussi brouiller les pistes avec des rythmiques plus décousues (on n'ira pas jusqu’à dire prog) et assez réussies. Enfin, les deux ballades ("Self Sacrifice", "Long Life Doll") viennent complètement casser la dynamique de l’ensemble. Bref, cet album manque sacrément de cohérence.
C’est certainement le chant qui pêche le plus chez Comaniac. Les hurlements thrash manquent de coffre et paraissent forcés. Au final, c’est plus désagréable qu’autre chose. C’est étonnamment plus réussi en chant clair, mais les morceaux correspondants sont les moins intéressants. Que ce soit dans les cris scandés ou quand la mélodie est recherchée, le bât blesse. Il y a clairement du taf à apporter sur le sujet. Car tout n’est pas à jeter dans le groupe. On remarquera surtout les guitares, notamment les solos et les leads qui apportent de beaux moments. On se demande d’ailleurs pourquoi le groupe n’exploite pas cela davantage. Quand les Suisses vont taper dans la mélodie furieuse, ils font mouche. Ils sont tout à fait capables de gérer de belles montées en puissance et en émotion ("Desolation Manifest", "Between the Stars"), mais tout est un peu gâché par des passages bien plus basiques ("Start the Madness"). Petite mention quand même pour le batteur qui, au fil des écoutes, montre quelques passages plus subtils qu’ils n’y paraissent.


En découvrant None For All, j’avais l’impression d’écouter un premier album. L’ensemble manque de cohérence et de fil rouge. Plombé par son chant, Comaniac semble encore chercher son identité. Il y a quelques qualités qui se dégagent, mais au bout de quatre albums, on est en mesure d’attendre plus de maturité et de maîtrise. Mais Comaniac, après avoir officié dans la scène revival commence un virage plus moderne avec cet album. On leur souhaite bonne chance pour la suite.





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