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CHRONIQUE PAR ...

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TheDecline01
Cette chronique a été mise en ligne le 20 octobre 2023
Sa note : 13/20

LINE UP

-Marco Sneck
(chant+claviers)

-Tomi Viitola
(chant)

-Jari Satta
(guitare)

-Jukka Jokikokko
(basse)

-Janne Jusmin
(batterie)

TRACKLIST

1) The Conquest
2) Hero’s Tale
3) The Shadowleader
4) Faith and Steel
5) The Quest
6) The Demonic Creature of the Night
7) The Hammer of the God’s Might
8) The Keeper of the Heart
9) The Valley of the Kings
10) Glorious Dawn

DISCOGRAPHIE


Chamelion - Legends & Lores



Dans la famille « pourquoi tu prends ça ? », le speed a toujours tenu une haute place dans ma liste. Faisons une rebelote si vous le voulez bien. Car Chamelion n’y va pas avec le dos de la cuillère. En fait, la véritable question est de savoir si derrière la cuillère il y a écrit « sérieux » ou « parodie ». Et le fait qu’on se pose la question apporte déjà un gros début de réponse. Et aussi qu’il y ait l’homme à la plus forte densité mondiale connue de « k » au poste de bassiste. Même si ça n’a rien à voir.

Ne vous y trompez pas, avec littéralement un enchaînement titanesque de quatre titres de chansons en « The… of the… », vous avez à faire au haut du panier du parolier. On penchera alors naturellement pour le groupe sérieux. Qui accumule les poncifs. Les paroles donc. Puis la musique, véritable Stratovarius croise Sonata Arctica (qui lui-même croisait Strato…) en bafouant les droits les plus élémentaires à la bienséance avec des monceaux de claviers se fondant allègrement et en toute impunité en clavecins. Figurez-vous le pire, c’est que c’est fait avec talent et envie. Les deux premiers titres après l’intro de circonstance figurent parmi les tueries speed de ces dernières années. À un tel point qu’on se demande comment ils pourront tenir sur un deuxième album forcément moins frais. Cela va se gâter avec la volonté du groupe, ou de son mentor Marco Sneck à l’origine de tout (après tout, le promo est annoncé comme Chamelion mais on trouve des références à Marco Sneck’s Chamelion), d’explorer des territoires différents (attention, différents ne veut pas dire originaux).
Tenez la power ballade à la Manowar sur "Faith and Steel" (concomitamment, le terme « Steel » apparaît pour une magnifique homothétie). Le soufflet retombe un peu. C’est épique avec le souffle glorieux du champ de bataille (et non du champ lexical) mais on se sent beaucoup moins émoustillé. En plus les chœurs ooooh-oooh emphatiques nous rappellent gentiment à la raison. Là où le clou de votre cercueil sera scellé, c’est avec l’arrivée de la deuxième power ballade (car oui, une seule ne suffit pas) à la suite. C’est franchement trop et le groupe aurait dû se poser des questions sur l’équilibre de son album. Est-il raisonnable d’enchaîner ce type d’exercice de style ? Au-delà de la qualité proposée, après tout, tous les goûts sont dans la Nature, cela signifie douze minutes consécutives de ballade… N’importe quel individu normalement constitué ne peut survivre à telle infamie (et arrivera un double-double pour les non rassasiés).
Fort heureusement la troupe reprend la marche avant avec un titre parfaitement power/speed. La qualité est toujours là, tout autant que le manque d’originalité. Ce qui est marquant toutefois, au-delà de la capacité à produire des compositions aussi marquée stylistiquement et pourtant parvenir à ne pas simplement copier-coller, c’est bien l’étrange sensation que Chamelion a une personnalité. Eh oui, tout peut arriver. Peut-être une certaine patte dans la manière de composer, la qualité de l’interprétation, car les musiciens sont très loin d’être des manchots dans leur instrument respectif, il suffit d’écouter les différents soli. Tant et si bien qu’on arrive à la fin à parler de Chamelion plutôt que d’un sous-X.


Voilà une œuvre bien difficile à évaluer. Les moments de speed mélodique sont enchanteurs. La catastrophe arrive dès que le groupe se veut au-delà de ses carcans. Il en colle dans tous les sens et devient à la limite du supportable. La considération purement quantitative donne un ratio supérieur aux speederies de bon aloi. Penchons donc du côté du bien. Mais une telle base pose forcément question pour leur futur, difficile de les imaginer tenir sur le moyen terme dans cette direction.



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