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CHRONIQUE PAR ...

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TheDecline01
Cette chronique a été mise en ligne le 09 août 2023
Sa note : 14/20

LINE UP

-Paul Zavaleta
(chant+guitare)

-Jake Atha
(guitare)

-Travis Meredith
(basse)

-James Goetz
(batterie)

TRACKLIST

1) Undead (intro)
2) Dark Embrace
3) Return to Rot
4) A Nameless Grave
5) The Rebirth
6) Reanimate
7) Political Evocation
8) Hauntings
9) Unholy Rebirth

DISCOGRAPHIE

The Rebirth (2023)

Deteriorot - The Rebirth
(2023) - death metal - Label : Faithless Records



Un groupe de l’est. New Jersey dans son enfance, Caroline du nord désormais, Deteriorot aura fatalement des stigmates de ses origines. Officiant dans un death metal tout ce qu’il y a de plus classique (old school même), The Rebirth signe là la renaissance (oui, c’est fait exprès) d’un groupe vieux de plus de trente ans ne produisant qu’un album tous les dix ans plus ou moins.

Devez-vous raisonnablement attendre de la nouveauté d’un vieux groupe pourtant pas si ancien en terme de volume de sorties ? Soyons clairs : non. Bien que le personnel soit renouvelé aux trois quarts, seul subsiste Paul Zavaleta, The Rebirth est fermement ancré dans les miasmes du début des années quatre-vingt-dix. Incantation et Immolation devraient parler aux esthètes. Deteriorot ne réinvente rien du tout, par contre il le fait avec application et honneur. Et même un sens de l’authenticité qui fait tout son charme. Bénéficiant d’une production bien crasseuse armée de guitares grasses et granuleuses comme à l’époque, la sortie nous remet instantanément en arrière. Pour le plus grand plaisir des rétrophages mais également notre plus grand plaisir en général. Car The Rebirth vient accompagné de solides compositions. Les riffs font mouche et chaque piste cultive savamment la science du death nécro-rétro.
Sans tutoyer de quelconques sommets les chansons ont une constance dans la qualité qui fait plaisir à entendre. Écoutez cette lourdeur pachydermique régulière, ces solos sortis tout droit du formol (bien conservé). Et le chant caverneux au possible ajoute la touche finale à un ensemble décidément fort délectable. Point de brutalité pure et pourtant une atmosphère salement crasse, extrême pour tout dire. Les chansons s’enchaînent sans anicroche pour quiconque se réclame adepte du genre. Les instruments font tous leur office, s’exécutent avec la richesse due. Bien que s’échinant à coller à sa recette désuète, Deteriorot parvient à maintenir une diversité dans ses riffs et rythmiques parfaitement réglée afin de toucher votre attention en continu. L’ennui ne point pas, d’autant plus qu’avec à peine plus de la demi-heure on ne risque franchement pas de trouver le temps long. C’est même fort pingre si vous voulez mon avis. L’on se contentera en se disant qu’il n’y a pas de déchet.


Homogène, qualitatif, honnête, The Rebirth ne rougit absolument pas de ses origines et de sa production. Cantonné à un public précis évidemment, il a la modestie de n’avoir aucune prétention. C’est ce qui fera son charme tout autant que son ignorance par le commun des mortels.





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