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CHRONIQUE PAR ...

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TheDecline01
Cette chronique a été mise en ligne le 30 juin 2023
Sa note : 16/20

LINE UP

-Justin "Valentino" Pence
(chant+basse)

-Pete Grossmann
(guitare)

-John Regan
(guitare)

-Dan Polak
(batterie)

TRACKLIST

1) Invocation
2) Divinity
3) Ceremony
4) Cosmic Key
5) Down in the Dark
6) Universe
7) Conjure
8) Heaven

DISCOGRAPHIE

Invocation (2023)

High Priest - Invocation



Nouveau venu sur la scène stoner/ doom High Priest entend porter l’étendard US dans le style. Forts de sept années d’activité ainsi que de deux EP, le quatuor débarque avec un premier album bardé d’une expérience à laquelle peu de groupes peuvent prétendre à ce stade de leur carrière. Possibilité d’éviter les écueils de jeunesse ?

Invocation est marqué au fer rouge du sceau stoner par la granularité intense de ses guitares. Abrasives au possible, elles appellent le vent brûlant dévorant les grands espaces constellés de cactus de l’Ouest américain. Et pourtant les gusses viennent de Chicago ! Comprenne qui pourra. Et du doom ils en reprennent bien évidemment la propension à la lenteur, caractéristique éminemment mise en avant dès l’entame du disque. Pourtant Invocation n’est pas que ressasser Queens of the Stone Age ou Electric Wizard (dont les thématiques beuh semblent reprises à foison). En fait ni à l’un ni à l’autre il faudrait s’attendre. Dans les sorties récentes passées dans les méandres fuligineux de ce vénérable site, il semble bien que Gospelheim soit une bonne pioche. En moins progressif car plus porté sur l’aspect doom/ accélération stoner bien senties. De ces accélérations de tempo il est question dès "Divinity", capable de faire penser à une sorte de titre NWOBHM broyé par la concasseuse stoner. Là où ça commence à devenir intéressant, outre le fait que les compositions baignent dans un océan d’inspiration, c’est via l’apport indéniable du chant.
Tout à fait remarquable parmi la masse, son timbre geignard particulier accompagné d’une puissance bienvenue pimente l’ensemble de l’album. Ses… invocations (hu hu) donnent corps aux riffs lourds et abrasifs peuplant les chansons. Si bien que les intervalles entre deux montées en température ravissent les tympans. À ce moment l’on se rend compte des sept années de bouteille car effectivement les pièges de la fougue incontrôlée sont brillamment évités. Point de fourvoiement dans des voies sans issues, les accélérations tout autant que les retours aux tempos pachydermiques sont savamment maîtrisés. Naturels, ils coulent de source. Abrasion et mélodies, la conjonction des deux rend la musique plus agréable dans les esgourdes. Car High Priest n’hésite franchement pas à inclure des lignes de chant ou de guitare totalement catchy à son répertoire, pied de nez aux grincheux qui souhaiteraient s’apitoyer tranquillement sur eux-mêmes par l’entremise d’une musique vaillamment lourde. Les petites excentricités qui font la différence, comme qui dirait.


Donc oui, cet Invocation a tout de la belle surprise. Ecoutée au détour d’un afflux de promos, elle transpire une lourdeur ne se refusant pas à un groove enchanteur qui fait mouche. Bien que premier album, on sent les heures passées à fignoler le tout pour s’éviter les fausses notes. Du bien bel ouvrage que voilà qui mérite la sanction qui lui est dû : coup de cœur.





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