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CHRONIQUE PAR ...

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Shamash
Cette chronique a été mise en ligne le 04 janvier 2023
Sa note : 17/20

LINE UP

-Aaron Dudgeon
(chant+guitare)

-Josh Poer
(guitare+claviers)

-Christian Alm 
(basse)

-Vincent Tweten
(batterie)

A participé à l'enregistrement :

-Adam Tucker
(claviers)

TRACKLIST

1) Enantiodromia
2) Those Which Stare Back
3) Nauseating Despair
4) Cathedrals of Blood (Twilight of the Idols)
5) Individuation
6) The Illusion of Self
7) Survive in Obscurity
8) Enveloping Absurdity

DISCOGRAPHIE


Phobophilic - Enveloping Absurdity
(2022) - death metal - Label : Prosthetic Records



L’année 2022 aura gâté les amateurs de death metal. Des pontes du genre ont en effet sorti de très bons disques (regard insistant vers Immolation), tandis que quelques jeunes ont offert de sympathiques galettes. Phobophilic fait partie de ces excellentes surprises.

Originaire du Dakota du Nord et plus précisément de Fargo, mondialement connue depuis que les frères Coen s’y sont intéressés, Phobophilic est une jeune formation. Créée en 2016, elle a sorti quelques démos, EP et splits, et, forte de cette expérience, franchit le cap du premier album en 2022. À quoi s’attendre avec ce premier méfait ? Pas d’innovations, mais un savoir-faire ayant de quoi faire pâlir d’envie des milliers de musiciens à travers le monde. À l’image de leurs compagnons de label, Undeath. Le style de death pratiqué n’est cependant pas le même. La lourdeur est plus souvent de mise ici, pouvant évoquer parfois de grands groupes comme Incantation. Mais le groupe ne se limite pas à singer John McEntee et ses amis. Il trouve d’autres sources d’inspirations, notamment chez Immolation. Comment, en effet, ne pas se référer au géant new-yorkais, en entendant certains riffs dissonants, qui auraient pu être composés par Rob Vigna, comme sur le final "Enveloping Absurdity".
Peu de temps morts sur ce disque, même si l’instrumental "Individuation" offre malgré tout une respiration bienvenue. Avant que le groupe ne reparte de plus belle avec des riffs puissants aux mélodies discordantes qui sentent bon le Demilich de Nespithe. Nul doute que les jeunes États-uniens ont dû écouter ce classique moult fois. Le chant se détache cependant de ce qu’offraient alors les Finlandais. On a ici affaire à un growl bien caverneux. D’aucuns reprocheront certainement le manque de nuance de ce dernier, mais il s’intègre parfaitement à l’ensemble. Le son est pour sa part sans faille. Puissant et agressif, il laisse entrevoir les immenses qualités du quartet, et met en valeur les huit titres d’Enveloping Absurdity. Les sérieux arguments de ce disque permettront sans conteste de placer Phobophilic parmi les meilleures formations de death metal du moment, aux côtés de Tomb Mold, le rapprochement avec les Canadiens semblant évident sur de nombreux points.


Premier album et dire que je suis emballé est un euphémisme. Je sais bien que ce disque n’est en rien révolutionnaire, mais il présente un excellent death, parfois doom, bien écrit et subtilement exécuté. Que demander de plus ? Que la suite, soit, a minima, du même calibre.






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