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CHRONIQUE PAR ...

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Archaic Prayer
Cette chronique a été mise en ligne le 24 avril 2024
Sa note : 16/20

LINE UP

-Edward "Nameless Void" Miller
(chant+guitare+claviers)

-Mattias "Bestial Devotion" Müller
(chœurs+violoncelle+batterie)

-Diabolic Gulgalta
(basse)

A participé à l'enregistrement :


-Viveca Butler
(chœurs)

TRACKLIST

1) The Fall   
2) Lamentations & Ashes
3) Angels Of Veiled Bone
4) The Third Hour
5) The One And The Many
6) Charnel Spirit
7) All Souls
8) The Number Of The Word
9) Stained Glass Reflections
10) Stained Glass Revelations

DISCOGRAPHIE


Negative Plane - Stained Glass Revelations
(2011) - black metal - Label : Invictus Productions



Cette fois, il fallut attendre cinq ans. Comme l’indique Nameless Void, avec son fidèle comparse Bestial Devotion, c’est le temps qu’il a fallu pour réfléchir à quoi dire d’autre, comment exploiter les influences, composer, enregistrer puis sortir un nouvel album. De nouveau, ce dernier se tient à la batterie et y restera tant la formule fonctionne de cette façon. Une fois de plus, les influences assez peu attendues reviennent, cette fois pour être dans l’air du temps. Si Mortuary Drape, Celtic Frost et Morbid Angel sont toujours là, Nameless Void évoque parfois Goatlord de Darkthrone, album de death metal relégué au placard pour changement musical.

Quoi qu’il en soit, ce disque, c’est un peu donner et prendre. Quels défauts n’ont pas été corrigés ? Les effets. C’est même pire : c’est un miracle si la basse n’est pas enterrée sous la guitare et la batterie. La production est plus riche, mais plus étouffante en même temps. La voix a perdu cet écho mal réglé pour se fondre dans la masse sonore qui saute à la gorge de l’auditeur passée une petite intro, plus courte que sur le précédent. La rythmique est plus lente, rendant l’ambiance globale plus pesante et peut-être plus dramatique. Les arrangements, jusque-là timides, s’affirment enfin. Des instruments classiques sont utilisés pour le disque, et les chœurs font leurs apparitions. Ils ne sont pas majoritairement féminins comme souvent, et encore moins d’inspiration opératique. Et même ceux-là sont assurés par Viveca Butler, chanteuse française rencontrée lors de la formation parallèle du groupe de doom metal Occultation. Elle contribue à donner à ces chœurs un aspect plus lointain plus troublant. Nocturnus et Beherit sont là aussi. D’ailleurs, à propos du premier groupe mentionné, Nameless Void est même allé jusqu’à jouer sur l’orgue à tubes de Mike Browning. Autre compensation : la batterie a été bien mieux enregistrée et un son plus juste a pu être obtenu. On l’entend notamment sur "Stained Glass Revelations", qui contraste énormément avec un ancien titre comme "Stare into the Abyss". Plus répétitif mais encore plus obsédant dans le choix des riffs.
C’est quelque chose qui se reflète dans les autres titres. "Angels of Veiled Bones", première tuerie du disque, traduit l’approche plus sombre et désespérée de la musique. Les progressions d’accord semblent moins neutres que le précédent, et même si ça paraît plus grandiloquent, l’aspect moins fourni en arrangement que d’ordinaire aide énormément. Juste après, Negative Plane enchaîne avec "The Third Hour". Ce qui sert de refrain renforce encore plus l’aspect déjà évoqué, et qui ne reviendra qu’avec le morceau-titre. En écoutant ce dernier, il semble très difficile voire impossible d'imaginer un des autres titres comme final, tant il est dantesque, progressif au sens déroulement allant d'un point A à un B. À se damner : riffs, arpège mélodieux, solo anxiogène, final dantesque. Le reste de l’album reste fort, plus long encore, mais peut-être un peu moins bien équilibré au niveau des riffs. Les paroles ? Elles apparaissent pour la première fois sur CD, et s’inscrivent dans une tradition inhabituelle dans le black metal. Si d’ordinaire, c’est pour de rire ou pour faire acte de propagande (en accord avec certains bords politiques), ici, Miller s’intéresse plus à la déchéance humaine. "Lamentations & Ashes" parle de la peste, la terreur qu’elle peut évoquer, à travers les rats qui courent dans les rues de New York. "The Number of the Word" traite de numérologie, parfois sérieusement étudiée dans toute forme d’hérésie, bien qu’à un domaine peut-être encore un peu stéréotypé.


Avec cet album, Negative Plane se rapproche d’une forme évoluée et intègre de black metal amenée à faire école. En 2011, tout est encore à faire, mais en regardant la réputation grandissante de groupes comme Portal, on se dit que le black metal américain aura droit à sa place. En tout cas, il peut être fier d’avoir, en deux albums, permis à une autre façon d’évoquer le mal de s’affirmer. Se contenter de Xasthur ou de Black Witchery aurait fini par poser problème.



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