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CHRONIQUE PAR ...

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TheDecline01
Cette chronique a été mise en ligne le 16 novembre 2022
Sa note : 15/20

LINE UP

-Vladimir "Pentagramator The Helltyrant" Uzelac)
(guitare+chant)

-Károly "U-Predator 47" Burai
(basse)

-Igor "Debiłczyna" Kuzmanović
(batterie)

Ont participé à l'enregistrement :

-Tamás Buday
(guitare sur "Blizzard of Blood")

-Dimitrije Čuturilo
(guitare sur "The Interceptor")

TRACKLIST

1) March of the Damned
2) At Dawn we Attack
3) Gateways to Hades
4) Transylvanian Whore
5) Blizzard of Blood
6) The Interceptor
7) Midnight Patrol
8) Inside the Nuclear Tomb
9) Tronized Goat Master

DISCOGRAPHIE


Terrörhammer - Gateways to Hades



Dans le metal, il y a une règle immuable, lorsque votre patronyme comporte le suffixe « -hammer » votre groupe est voué à produire un metal tendance extrême et surtout, surtout, surtout, nostalgique voire totalement rétrograde. C’est comme ça. Alors si en plus t’es serbe, t’es obligé d’être passéiste (comment ça alerte cliché ?).

Vous vous moquez sournoisement, pourtant vous savez au fond de vous que j’ai raison. Vous aimez le thrash, le heavy teuton à la Grave Digger ou Helloween ? Ah oui, et vous appréciez le black metal. Alors penchez-vous sur cette drôle de sortie. Mariant les genres, s’affichant sataniste par ses paroles et sa pochette, Terrörhammer brouillent les pistes. En lançant en l’air toutes ses cartes, la troupe ne fait pas attention à l’ordre dans lequel elles vont retomber. Et cet ordre aléatoire a clairement mis au rebus l’aspect black metal de leur représentation sonore. Car si la façade se veut noire et méchante, le fondement est du pur thrash/heavy/speed. Seule "Blizzard of Blood" et "Tronized Goat Master" surnagent dans l’affaire, s’affichant clairement plus extrêmes par leurs blasts sauvages. Pour tout le reste, vous subirez les assauts méthodiques d’une armée avançant à bâtons rompus.
Chaque note de guitare est conçue pour produire un riff puissant, mélodique. L’affaire se veut tout entièrement dévouée à une énergie débordante prompte au headbanging que l’on espère le plus bestial qui soit. Le hiatus de sept ans avec leur premier album ne semble pas les avoir déviés de leur chemin. À ce titre, les amis Norvégiens de Nifelheim viennent en tête, en beaucoup moins black metal. D’ailleurs sur ce point particulier, cassons le débat : le seul élément constamment rattaché au style est le chant. Sorti de lui, point de salut. De temps à autre un passage pourra vous faire penser au meilleur genre de metal de la Création (confirmé par Dieu lui-même). Pour l’immense et écrasante majorité il faudra aiguiser ses tympans à l’appréciation des genres qui ont forgé les années quatre-vingt.
Ce n’est pas un mal car il se trouve que le power trio excelle dans l’art de balancer baffes et riffs. Il ne s’en contente pas et se révèle tout à fait disposé à se noyer totalement dans un heavy germain mid tempo, oyez "Midnight Patrol". Toujours composées avec aisance, les chansons s’enchaînent ainsi dans la félicité auditive. Pour ne rien gâcher, les surprises parviennent à se cacher, sous la forme d’un chant douloureux et pour les tympans, et pour la personne à son origine, puisque "Transylvanian Whore" vous remémorera les douloureuses apparitions spectrales de ces cris éraillés qui valurent à Nordgaren de Fleurety d’endommager définitivement ses cordes vocales.


Sans révolutionner les genres Terrörhammer trace sa route avec détermination et motivation. Ils parviennent à nous embarquer avec eux, exigeant seulement une accointance avec le black metal en plus d’un goût prononcé pour ce que les années quatre-vingt et quatre-vint-dix ont produit en heavy/thrash/speed.





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