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CHRONIQUE PAR ...

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Belzaran
Cette chronique a été mise en ligne le 17 novembre 2022
Sa note : 15/20

LINE UP

-Samuel Joseph Loynes
(chant+claviers)

-Samuel Robert John "Sam" Bean
(chant+claviers+basse)

-Matt Wilcock
(guitare+basse)

-David Leslie Gray
(batterie)

TRACKLIST

1) The Sweetest Juice
2) Vilest of Beasts
3) Third Degree Baptism
4) Exorcist Evisceration
5) Chapel of the Crippled Seed
6) Tu Verus Mundi Lucifer
7) Menage a Triumvirate
8) Misotheist

DISCOGRAPHIE


The Antichrist Imperium - Volume III : Satan In His Original Glory



Je n’ai jamais entendu parler de The Antichrist Imperium. Et pourtant, voilà que le groupe sort Volume III : Satan In His Original Glory. A priori, je n’avais pas eu vent des deux premiers volumes. Fondé par des membres d’Akercocke, les Anglais produisent pourtant un black/death de bonne facture, sur des thèmes satanistes de bon aloi. Voyons si ce Volume III nous donnera envie de nous intéresser aux albums précédents. En tout cas, la pochette, très réussie dans son genre, interpelle l'amateur.

Afin de mettre directement son ambition sur la table, Satan In His Original Glory commence par une longue pièce de près de huit minutes, "The Sweetest Juice". Introduction au piano, voix claire, arpège clean… Le groupe prend son temps avant de balancer la distorsion et la violence. En la matière, The Antichrist Imperium n’a rien à envier à personne. De nombreux passages sont agressifs et tabassent bien comme il faut. Cette première chanson joue aux montagnes russes. Après une grande montée en intensité, tout retombe vite pour un passage plus atmosphérique. Cela caractérisera surtout les deux premières pistes, les plus longues (elles totalisent à elles deux dix-sept minutes). Tortueuses, elles ne sont pas forcément faciles à cerner. Le reste de la galette se révèlera plus direct, tout en préservant des surprises et un côté prog affirmé (sur les huit morceaux, tous durent plus de cinq minutes et la moitié plus de six). Il y a un côté The Blackening de Machine Head dans cet album. Des morceaux longs, agressifs, mais remplis de passages mélodiques en voix claire. On pense aussi un peu à Opeth, un Opeth sous hormones qui aurait bouffé des amphétamines.
The Antichrist Imperium construit un chemin fait de montées et de descentes. Capable de balancer des moments furieux et mémorables, le groupe sait aussi se faire mélodique et jouer sur les ambiances. Cela fonctionne bien. L’album a une qualité homogène remarquable. Après une introduction aussi forte, on aurait pu imaginer une baisse de tension, mais il n’en est rien. Si le chant clair est inégal (avec des accents gothiques), le growl est de belle qualité. C’est surtout le travail des guitaristes qui impressionne. Il n’est pas s’en rappeler celui de Svart Crown. Capable de proposer des riffs tantôt lourds, tantôt incisifs, et des arpèges saturés ou clair, l’ensemble est riche et participe à la fois aux ambiances et à l'efficacité de la musique des Britanniques. On pourra regretter cette batterie au son sec et mécanique, abusant parfois du blast beat. C’est clairement l’élément qui aurait pu changer la vision de l’album en lui donnant un son plus organique. La froideur de cette rythmique manque un peu de rythme. Malgré tout, ce n’est pas l’argument qui nous fera bouder notre plaisir.


Excellent surprise que ce Volume III : Satan In His Original Glory. Même si l'ensemble pourra paraître un peu décousu ou long par moments, c'est ce qui fait aussi la richesse de cet album. Un album ambitieux qui tient ses promesses. Alors à la question initiale, on pourra répondre que, oui, cela donne sacrément envie de s'intéresser au reste de la discographie du groupe.





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