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CHRONIQUE PAR ...

21
Wineyard
Cette chronique a été mise en ligne le 28 octobre 2022
Sa note : 17/20

LINE UP

-Vadim Shulga
(chant+percussions)

-Dmitry Duganov
(chant+flûte)

-Dmitry Ivantsov
(chant+basse)

-Sylvester Palanevich
(guitare)

-Aliaksandr Kardymon
(guitare)

-Vitaly Borovkov
(claviers)

-Marina Shapovalova
(batterie)

TRACKLIST

1) Исток (Origin)
2) Территория племени (Tribe's Territory)
3) Заклинатель (Charmer)
4) Апноэ (Apnea)
5) Грани снов (Edge of Dreams)
6) Лабиринт (Labyrinth)
7) Призрак пустоты (Ghost of the Void)
8) Финал (The Final)
9) Веер миров (Myriad Worlds)
10) Чёрный океан (Black Ocean)

DISCOGRAPHIE

Labyrinth (2021)

Plemya - Labyrinth
(2021) - death metal Folk Tribal - Label : Soundage Productions



Ouais, je sais, je vous entends déjà. « Encore un groupe folk russophone spécial Wine, il va encore nous faire une chro avec ses couilles, remplie de gros mots et de blagues qui ne font rire que lui ». J'aurais pu, oui, j'aurais pu. Mais je le garde pour la prochaine fois. J'ai fait une rencontre inattendue, imprévisible, au hasard de la précédente coupe du monde. Enfin « hasard », non pas vraiment. J'ai sciemment été écouter Plemя, qui en passant n'est pas russe mais biélorusse, et qui pratique un death pagan folk un peu tribal et progressif parfois, mais d'une classe comme on en entend peu dans ce style. C'est le terme "experimental folk metal" de l'encyclopédie qui m'a interpellé. Je n'ai pas trouvé l'expérimental, mais le folk, j'ai mis le pied dedans du pied gauche dès l'intro. Il n'y a pas de hasard.

En d’autres termes : « y’a de la flûte », oui, rassurez-vous. Également du clavier, mais aussi de la rythmique un peu tribale (pas trop quand même), et ce dès l’intro. Efficacité redoutable sur moi, car je suis agréablement cueilli à froid par cette mise en bouche excellente. Puis, "Территория племени" ("Tribe's Territory") semble commencer par jouer une carte plus brutale, avec son avalanche de riffs syncopés et de growl au diapason. Quel cheval de Troie que ce titre dans lequel reviennent la flûte et les rythmiques tribales en guise d’accalmie et de conclusion ! Le décor est posé, il n’y aura pas de compromis, le metal restera extrême, le growl profond, les chants clairs en russe et la flûte omniprésente.
Il faut parler du clou du spectacle…. "Апноэ" ("Apnea") arbore toujours ces passages tribal folk avec encore cette flûte au-devant les guitares qui distillent un riff à la Draconian. La mélodie très aérienne n’arrive pas à être ramenée sur terre par la lourdeur ambiante et c’est là que commence l’envolée. "Грани снов" ("Edge of Dreams")  finit d’emmener la montée de Labyrinth vers les sommets grâce à son refrain en chant clair à dresser les poils des imberbes. Et ce n’est pas le titre éponyme ("Лабиринт") qui fera redescendre la mayonnaise. Elle redescend progressivement juste après, les titres restants sont plus classiques et même si "Призрак пустоты" ("Ghost of the Void") reste très appréciable (surtout son dernier tiers), il ne supporte pas la comparaison avec ses prédécesseurs. On pourra également considérer que le placement de l’instrumental "Финал"("The Final") est discutable tant il aurait constitué une conclusion quasi-parfaite.

Soyons un peu pragmatiques : les deux premiers tiers de l’album sont délectables et vont crescendo, le dernier tiers revient sur terre. Sauf qu’il n’y a rien à jeter dans cet album. Le fil conducteur folk/tribal est très intelligemment dosé, parfois même brillamment et toujours en finesse. Labyrinth, avec le recul, porte très bien son titre. On y entre assez facilement et avec une envie curieuse, on prend une claque, puis on veut en sortir mais on ne peut pas, on revient toujours au début. Belle découverte.




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