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CHRONIQUE PAR ...

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TheDecline01
Cette chronique a été mise en ligne le 01 septembre 2022
Sa note : 12/20

LINE UP

-Heruforod
(chant+guitare)

-Avgruun
(guitare)

-Keithan
(basse)

-Kloct
(batterie)

TRACKLIST

1) Nun
2) Myctophidae
3) Y’ha-Nthlei
4) Okeanos
5) Atlantis
6) Septima
7) Apnea
8) Lagu
9) Profundum

DISCOGRAPHIE

Lagu (2022)

Caïnan Dawn - Lagu
(2022) - black metal atmosphérique - Label : Osmose



En affirmant que Caïnan Dawn est une entité mystique contemplatrice, je ne brise aucun secret, vous le devinerez bien vite à l’écoute de leur musique et de leur discours promo si vous tombiez dessus. Donc afin de rendre cette introduction la plus agréable possible, faisons les présentations. Arrivés en 2011 et parents de quatre albums, les Savoyards désirent vous accueillir dans leur monde à travers ce recueil de huit chansons.

Caïnan Dawn fait du black metal atmosphérique. De fait, cet album est peu adapté à quiconque ayant un manque de sensibilité patent au genre. Les guitares se muent en quasi-claviers comme le veut la tradition et délivrent de longues plages d’ambiance pour vous installer dans un monde sombre d’où la lumière n’est cependant pas totalement absente. On pourrait se sentir proche de l’espace et en cela le groupe rappelle des entités comme Darkspace ou en poussant plus loin le fil, un Inferno. Et plus proche de chez nous, Blut Aus Nord. Proposant une quantité modérée de mélodies, les déprimés de la vie ne cherchent pas à toucher votre cœur, mais bien plus votre âme. Pour cela, ils s’arment de compositions sinon à rallonge, tout du moins étirées en longueur. Car s’il est rare de tomber en-dessous de la barrière des sept minutes, vous ne subirez aucune crise par-delà la frontière des dix minutes, psychologiquement difficile à aborder en dehors de nos groupes cultes.
Sortir des sentiers battus ? Ce n’est pas le dada de la horde. Proposer une atmosphère unique ? Difficile de répondre par l'affirmative franche et massive puisque les rappels à d’autres congénères fusent. Néanmoins reconnaissons-leur l’initiative de construire un monde complet, développé, dans lequel de nombreuses âmes égarées auront sûrement plaisir à se prélasser. D’autres répondront classieusement comme nos présidents que ça leur en touche une sans bouger l’autre. C’est pas faux. Cela souligne surtout l’opacité de l’univers du groupe. Opacité dans le sens où il faut faire montre d’une disposition d’esprit bien définie pour s’engager à fond dans la musique créée. Le béotien ou le profane au genre n’éprouveront guère d’incitation à approfondir la chose, à tort ou à raison. Demeure un constat immuable, si Lagu façonne une enveloppe mystique tout à fait recevable, il faudra se contenter d’un niveau correct sans flamboyance particulière.


Dur jugement ? Si vous voulez. Le genre pratiqué est casse-gueule de base car tellement porté par ses atmosphères créées plus que par la véritable musique qu’il faut faire montre d’une grande classe pour attirer le chaland. Lagu y arrive subrepticement (les magnifiques arpèges de "Atlantis"), mais trop rarement.





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