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CHRONIQUE PAR ...

132
Eudus
Cette chronique a été mise en ligne le 01 août 2022
Sa note : 15/20

LINE UP

-Pape Emeritus IV
(chant+basse)

Ont participé à l'enregistrement :

-Frederik Akesson
(guitare)

-Martin Hederos
(piano)

-Hux Nettermalm
(batterie)

TRACKLIST

1) Imperium
2) Kaisarion
3) Spillways
4) Call Me Little Sunshine
5) Hunter's Moon
6) Watcher in the Sky
7) Dominion
8) Twenties
9) Darkness at the Heart of My Love
10) Griftwood
11) Bite of Passage
12) Respite on the Spitalfields

DISCOGRAPHIE

Opus Eponymous (2010)
Meliora (2015)
Impera (2022)

Ghost - Impera



Non mais vraiment personne ? MFF ? « j’ai piscine ! » Shamash ? « plutôt mourir ». Winter alors ? « j’ai poney ». Chez les Eternels, quand on prononce le mot « Ghost » bizarrement, plus personne au bataillon. Vous comprenez chers lecteurs l’absence de chroniques du groupe à Monsieur Forge, la dernière concernant Meliora, dont je vais gentiment dire qu’il a été sous noté. Je m’attaque donc à Impera, millésime 2022 des Suédois.

Par contre, écrire une chronique sur Impera se révèle assez complexe, car au final comment décrire la musique de Ghost ? Rock, hard rock, pop ? Et si en 2022, Ghost ce n’était pas tout simplement un mix de tout cela ? Qui n’a pas pensé aux briscards de Bon Jovi ou Aerosmith à l’écoute de "Kaisarion" et "Spillways" ? Ça sent le bon vieux temps, c’est vif, efficace, ça taquine sans en faire des caisses au niveau des guitares. Tobias Forge assume l’hommage. Et si les grincheux vous parleront de son chant, certes pas mémorable, il sied parfaitement aux compositions. La première moitié d’Impera enchaîne les tubes et singles, taillés pour le live à l’image d’"Hunter’s Moon" ou de "Call Me Little Sunshine".
Cependant le tour de force d’Impera se situe dans sa seconde moitié, celle occultée en live, celle qui ne répond pas au cahier des charges de la machine à tube qu’est devenu le groupe (au grand désespoir des fans des deux premiers albums, mais ça tombe bien, je ne le suis pas, trouvant Ghost bien plus intéressant depuis Meliora). Ces trésors cachés s’illustrent à l’image de la mid tempo "Darkness At the Heart of My Love", mélodie touchante sans être dégoulinante, intensité, refrain entêtant, cette œuvre brille de mille feux. "Watcher in the Sky" ressort du lot également avec son tempo enlevé et plus dans l’esprit des deux précédents efforts. Citons également le single "Twenties" (très mal reçu et absent des setlists) pourtant assez jouissif avec cette abondance de cuivres et un refrain assez putassier. Enfin si "Griftwood" ressemble au principal filler d’Impera, ce dernier est conclu par la touchante "Respite on the Spitalfields".


Impera semble définitivement créer une fracture entre les fans et non fans de Ghost. Certains le détesteront, d’autres crieront au génie. Au final, ce cinquième effort sans être la meilleure livraison des Suédois, se révèle de très bonne facture, portée par un savant mélange de tubes efficaces et d’œuvres touchantes. Une chose est sûre, la machine n’est pas près d’être stoppée.






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