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CHRONIQUE PAR ...

106
Belzaran
Cette chronique a été mise en ligne le 01 juin 2022
Sa note : 14/20

LINE UP

-George Kosmas
(chant+guitare)

-Shaun Sykes
(guitare)

-Steven Merry
(claviers)

-John Richardson
(basse)

-Elliott Sansom
(batterie)

TRACKLIST

1) Locus
2) The Dispersion
3) Foothold
4) Valence
5) Sweep Of Days
6) Hidden Window
7) Indelible
8) Much More Was Lost

DISCOGRAPHIE

Of Breath and Bone (2012)
Vessels (2016)
Coherence (2021)

Be'lakor - Coherence
(2021) - death metal mélodique prog - Label : Napalm Records



Avec Vessels, Be’lakor avait laissé une partie de ses fans sur le bord de la route. Le changement important dans la façon de composer – ne serait-ce que dans les riffs – avait de quoi surprendre. Pourtant, cet album était pétri de qualités. Conscients visiblement que cette évolution n’avait pas plu à tout le monde, le groupe semble avoir décidé avec Coherence, leur nouvel effort, de faire la pire des choses possibles : revenir en arrière.

Aux premières écoutes, on est surpris de retrouver le Be’lakor de Of Breath and Bones (qui date de 2012 quand même). Les riffs, les leads… Tout rappelle les premiers albums du groupe, comme si Vessels n’avait jamais existé. Mais si le groupe avait changé de voie, c’était certainement qu’il avait ses raisons : panne d’inspiration, envie d’autre chose ? Les retours vers le passé sont rarement ponctués de succès. Si Coherence est loin d’être mauvais, il ne retrouve pas la magie de ses prédécesseurs. Il n’est pas évident de comprendre ce qui cloche ici tant la musique ressemble à ce que l’on connaissait des Australiens. Au premier abord, on retrouve des rythmes plus enlevés, des accélérations, quelques riffs percutants, mais c’est de la poudre aux yeux. Peut-être que l’on est trop dans la redite. Dès que la vitesse se perd, l’ensemble paraît mou. Les ambiances ne sont pas aussi présentes que sur leur précédent effort. Be’lakor nous avait déjà habitué à des morceaux longs, qui se dépliaient comme de longues histoires, c’est aussi le cas ici avec huit morceaux pour une heure de musique (dont des interludes…). On s’y perd un peu.
Malgré tout, Be’lakor reste Be’lakor. Ils ont de la bouteille et du métier. Les bons moments sont toujours là. Mais comme ils ressemblent à ce que l’on connaît déjà, ils se révèlent moins percutants. "Foothold" permet de renouer avec les meilleurs moments du groupe. Le morceau est varié et maîtrisé de bout en bout. On n’a jamais l’impression d’y entendre une accumulation de riffs ou de plans. Le chant s’y fait aussi plus varié, plus agressif parfois. Cet album est perturbant. Capable de nous enthousiasmer par des passages formidables ou de s’écouter avec indifférence, il est difficile de se faire un avis tranché. Comment rester indifférent à "Valence" ? C’est un excellent morceau, l’un des meilleurs du groupe à n’en pas douter. Cette bonne impression est cassée immédiatement par "Sweep of Days" qui le suit et s'avère bien trop inspiré par Opeth version Blackwater Park. Peut-être manque-t-il une ou deux chansons courtes et directes, sans baisse de rythme. Peut-être qu’un interlude de 5 minutes, c’est trop long. Ce côté décousu de la composition fonctionne plus ou moins selon les pistes. Cela me rappelle Fear Inoculum de Tool dont chaque morceau est bon individuellement, mais l’ensemble donne l’impression qu’il manque de l’intensité, un tube, des moments plus marquants, plus souvent, pour complètement nous emporter.


Coherence ne déçoit pas mais Coherence perturbe. Si on reconnaît parfaitement la patte et les qualités intrinsèques du groupe, quelque chose ne fonctionne pas comme avant. Durée des morceaux, interludes trop longs, redites du passé ? Il n’est pas évident de mettre le doigt sur ce qui empêche l’adhésion complète. Ce jugement un peu dur vient aussi du fait que l’on attend beaucoup d’un groupe qui nous a habitué à l’excellence. Pour les fans de death mélodique tendance prog, il serait cependant dommage de laisser cette sortie de côté. Tentez votre chance et si vous vous prenez au jeu, vous allez adorer.





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