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CHRONIQUE PAR ...

106
Belzaran
Cette chronique a été mise en ligne le 01 juin 2021
Sa note : 17/20

LINE UP

-Niklas Lykke
(chant)

-Franz Aleksander Posch
(guitare)

-Kenneth Breinbjerg
(guitare)

-Søren Frambo
(basse)

-Thomas Dannemand Jensen
(batterie)

TRACKLIST

1) And Then There Were None
2) Serpentine Supremacy
3) Mortal Severance
4) Pallbearer
5) Kistefjael
6) Drenched in Turmoil
7) Seize the Night
8) Gallows 
9)
The Purest Black

DISCOGRAPHIE


Livløs - And Then There Were None
(2021) - death metal melodeath - Label : Napalm Records



Sans vie. Voilà ce que signifie Livløs. C’est du danois. Après un premier album sympathique de pur melodeath, nos cinq compères signent chez Napalm Records. Est-ce l’occasion pour eux de sortir l’artillerie lourde et d'acquérir un peu plus de notoriété ? And Then There Were None permet surtout à nos métalleux de gagner en maturité et de proposer une musique plus aboutie et plus intéressante. C’est parti pour quarante minutes de hurlements.

Livløs avait proposé un premier album de melodeath orienté At The Gates. Pas de voix claire, pas de mélodies faciles. On est chez les vrais. Trois ans plus tard, leur musique s’est enrichie d’une bonne dose de death metal à l’ancienne. Le côté cliché a disparu. On y gagne en agressivité, mais également en ambiance. Le groupe n’hésite pas à poser des gros riffs bien lourds en plein milieu d’une cavalcade ("Drench in Turmoil") ou comme base même de morceau ("The Purest Black" à l’ambiance black metal justement). Les Danois ont su densifier leur propos par des changements de rythmes judicieux. Ainsi, l’accélération de fin de "The Purest Black" fait décoller le morceau et permet de clore l’album en apothéose. Cette gestion du rythme est maîtrisée sur chaque piste de la galette, montrant un savoir faire des plus appréciables. Il y a comme un côté prog qui traîne sur And Then There Were None. Après les premières déflagrations (le morceau éponyme qui joue son rôle d’opener furieux), les musicos nous montrent qu’ils savent faire plus que d’empiler des riffs.
Cet album bénéficie clairement d’un son de meilleure qualité que le précédent. Tout en ayant un petit côté crade de bon aloi, l’ensemble n’est jamais confus et permet de profiter de la richesse de la musique. Il y a clairement une meilleure cohérence entre les musiciens. La rythmique fonctionne mieux et met davantage en valeur le travail des guitaristes. Ceux-ci balancent des riffs assez classiques, mais savent aussi nous proposer des arpèges saturés qui ajoutent des ambiances malsaines. Le chant autoritaire vient se poser dessus avec brio. Maîtrisé sans être original, il est bien exécuté et ses lignes viennent renforcer la percussion de Livløs. En proposant un album bien rythmé entre passages rapides et lourds, avec un interlude acoustique au milieu et une durée de quarante minutes, les Danois semblent avoir tout compris. Livløs sait même comment nous laisser un bon souvenir en terminant avec une triplette de morceaux exceptionnels. Les trois chansons en question sont très différentes dans leur approche. "Seize the Night" est une pépite agressive et speed, "Gallows" un mid tempo enlevé et "The Purest Black" un morceau lourd aux accents progressif. À peine l’écoute terminée, on n’a plus qu’une envie : se reprendre un shoot.


Après un premier album plus classique, Livløs semble avoir trouvé sa voie. Plus death metal, plus riche aussi, ce second effort les fait entrer dans la cour des grands. En espérant qu’ils ne resteront pas dans l’ombre tant ce And Then There Were None est réjouissant.





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