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CHRONIQUE PAR ...

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TheDecline01
Cette chronique a été mise en ligne le 01 juin 2021
Sa note : 14/20

LINE UP

-Max Phelps
(chant)

-Paul Masvidal
(guitare+chant)

-Plini
(guitare)

-Dave Makay
(claviers+basse)

-Matt Lynch
(batterie)

TRACKLIST

1) Mu-54*
2) The Winged Ones
3) A’-va432
4) Elements and their Inhabitants
5) Ha-144
6) Mythical Serpents
7) Sha48*
8) 6th Dimensional Archetype
9) DNA Activation Template
10) Shar-216
11) Architects of Consciousness
12) DA’z-a86.4
13) Aurora
14) DU-*61.714285…
15) In a Multiverse Where Atoms Sing
16) A’jha 108
17) Diamond Light Body
18) Ec-ka72

DISCOGRAPHIE


Cynic - Ascension Codes
(2021) - metal prog - Label : Season Of Mist



Commençons par une interrogation quasi philosophique de circonstance : qu’est-ce que Cynic en 2021 ? Est-ce Focus ? Certainement pas. Du coup, si on retourne la question, Focus est-il Cynic ? Le temps d’un seul album qui retourna le monde du death metal (et du reste), Cynic était une entité censément extrême. Pourtant, lorsque Cynic renaquit de ses cendres dans les années 2000, Traced in Air n’était plus Focus. Metal toujours, pourtant bien loin des saturations extrêmes. Alors, si Cynic n’est plus Focus, Ascension Codes est bien Cynic.

Car oui, on retrouve toutes les marques de fabrique du groupe. Ces progressions d’accords typiques de Masvidal, une guitare grattée rapidement, sur toute sa hauteur, pour ne jamais s’arrêter sur un accord donné. Le vocoder bien sûr qui confère à notre philosophe ce chant si caractéristique, que d’aucuns qualifieront de clivant (votre bien-dédié inclus). Et pourtant ! Le temps de cinq secondes sur "Mythical Serpents", on se prend à rêver d’un retour clairsemé de chant death. Détrompez-vous immédiatement, ce n’est pas le cas. Cynic n’est plus une entité extrême depuis fort longtemps, et il est à parier que ce passé est mort et enterré.  Cela ne rend pas l’incarnation américaine moins intéressante, simplement différente, ce qu’elle a toujours été. Différente tout en conservant son essence intime. Dès les premières caresses délicates sur les cordes, fixées par un son cristallin. Montée éthérée immédiate. Et l’album se bâtit dès lors sur des interludes courts, transitoires, comme autant d’étapes sur des astres aux noms incertains, vers les chansons classiques.
Lynch à la batterie s’essaie au toucher jazz en permanence, n’attendez pas de lui de marteler les fûts avec conviction de destruction. Alors oui, Cynic, pour riche techniquement sa musique soit, navigue dans un monde étonnamment unidimensionnel malgré toutes ses références à notre Cosmos infini. Entendons-nous. Uni car moulé dans une musique tellement marquée Cynic qu’on en vient à la trouver… trop facile. Pas uni du fait d’un manque de couches de lecture ou d’une instrumentation pauvre. Reste cette impression d’un Masvidal faisant du Masvidal. Le sieur est doué, une évidence, sauf qu’il semble ne plus voir autre chose que ses circonvolutions philosophiques au point de couper ses perceptions empiriques. Ascension Codes est l’antithèse de l’organique. Il est au-delà. Au-delà des cieux pour devenir le surfeur d’argent de l’espace. Son Galactus s’affichant dans le metal tranchant, semblant être devenu son ennemi/précepteur. Car même lorsque le groupe daigne appuyer quelque peu son propos, le son très peu saturé, précis, empli de clarté coupe toute envie d’y entendre de la férocité.
Du prog spatial, voilà ce qu’est Cynic en 2021. Jazzy par la force des choses, mais c’est bien la progressivité totale des compositions qui s’affirme in fine. L’on regrette amèrement les teintes extrêmes du passé du point de vue brutaliste, sauf que c’est se tromper de combat. Ascension Codes se contente d’être un voyage intersidéral. Un périple qui aura perdu ses Seans, Reinert et Malone dont la profusion technique ne se remplace pas. Pourtant à la batterie Lynch perpétue le toucher du maître. La basse brille alors seule par sa faiblesse. Makay est relégué dans le mix tant et si bien que son apport est trop congru. Qu’une belle basse plus ronflante aurait enrichi l’album ! Faute de goût. Masvidal pêche dans sa quête mono-maniaque orientée sur l’intellectualisation de la musique, la cérébralité. Dommage, car "Mythical Serpents" donne franchement envie d’en entendre (beaucoup) plus à ce niveau. Et il semblerait bien que la seconde partie du trip se veuille (un poil) plus appuyée (bonjour la double), bon point.


Album technique sans revendiquer une once d'appellation metal technique, paradoxal Ascension Codes qui par son unique parti-pris de la transcendance perd en richesse. Un album qui prend du gallon avec les écoutes, et aussi avec les conditions d’écoute. En voilà un qui n’apprécie pas la jungle extérieure assourdissante. Donnez-lui une bonne tisane, un fauteuil confortable, un superbe système d’écoute, il vous tiendra alors en haleine.





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