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CHRONIQUE PAR ...

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Eudus
Cette chronique a été mise en ligne le 01 juin 2021
Sa note : 13/20

LINE UP

-Melissa Bonny
(chant)

-Adrian Thessenvitz
(guitare)

-Korbinian Benedict
(basse)

-Niklas Müller
(batterie)

Ont participé à l'enregistrement :

-Nils Johan Molin
(chant sur "Afterlife")

TRACKLIST

1) Reinvented
2) Unstoppable
3) Inferno
4) Your Enemy
5) Afterlife
6) Breathe
7) Animals
8) Into the Night
9) Son of Wallachia
10) My Justice, Your Pain
11) Haunted
12) Lullaby

DISCOGRAPHIE


Ad Infinitum - Chapter II: Legacy
(2021) - metal symphonique - Label : Napalm Records



Curieuse trajectoire que celle d’Ad Infinitum. Le jeune groupe Suisse, fondé par la ravissante et talentueuse Melissa Bonny (qui officie en guest live chez Serenity et Warkings, entre autres) semble avoir les faveurs de son label, Napalm, qui met assez en avant le quatuor pour la sortie de Chapter II : Legacy.

Pourtant, on ne peut pas dire que les originaires de Montreux fassent dans l’originalité, le premier effort, Chapter I : Monarchy, bien que carré et efficace n’apportant que peu de choses au petit monde du metal symphonique. Il faut être vraiment passionné par le style, pour se lancer dans l'univers du sympho de nos jours. Et des moyens. Ad Infinitum semble en avoir. Ce qui marque dès les premières notes de "Reinvented", c’est une prod et un mix irréprochables à faire pâlir de nombreux groupes du style. Alors, Legacy, la belle surprise de 2021 ? En toute honnêteté non. Malgré les moyens mis en œuvre, le talent de sa vocaliste (retenez son nom !) qui chante divinement bien et se permet quelques growls plutôt maîtrisés, Ad Infinitum reste classique dans son approche du metal symphonique, bien qu’assez énergique et assez heavy par moment. Les orchestrations se font relativement timides (malgré quelques beaux passages comme sur l’intrigante "Inferno"). Cependant si certains morceaux sont vraiment réussis (les tubes surtout, que ce soit "Reinvented" ou encore "Unstoppable"), le bât blesse au fur et à mesure que les titres déroulent.
La principale déception reste l’absence de variété, de changement de rythmes et ce n’est pas l’apport des growls qui changent la donne, apparaissant davantage comme un cache misère, excepté sur "Your Enemy". La déception est également présente sur "Afterlife" en duo avec l'une des stars Instagram du power metal, Nils Molin. Le Suédois, leader de Dynazty et vocaliste chez Amaranthe peine à transmettre l’énergie et la puissance le caractérisant pour une proposition qui ne décolle jamais. Les morceaux tâtonnants se succèdent, à l’instar d’un "Breathe" qui ne trouve jamais son rythme de croisière (malgré un joli solo) ou d’un "Animals" qui se veut légèrement moderne mais se retrouve au final pris en étau entre une cette volonté de modernité et un metal symphonique plus classique. La suite ne sera pas plus réjouissante, jusqu’à l’efficace "My Justice, Your Pain", énergique et mettant en valeur la dualité de la voix de Melissa (à l’instar de la sombre "Lullaby" mais contrairement à "Into the Night" et "Haunted", les principaux temps faibles de l’œuvre). Au final, ce second effort sans être mémorable reste plaisant et supérieur au premier chapitre.


Après un premier tiers vraiment réussi, Legacy s’essouffle trop rapidement à mesure que l’œuvre se dévoile. Le potentiel est clairement là, tant au niveau des moyens mis en œuvre, certains arrangements symphoniques ou une vocaliste à la carrière toute tracée. Cependant cela ne suffit pas pour offrir une œuvre robuste et marquante. Chapter II Legacy reste un petit plaisir automnal que l’on ne boudera pas, mais qui se dissipera sûrement rapidement avec le temps.





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