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CHRONIQUE PAR ...

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TheDecline01
Cette chronique a été mise en ligne le 01 juin 2021
Sa note : 11/20

LINE UP

-Andreas Stoltz
(tout)

TRACKLIST

1) Birth
2) The Tower
3) Guardian
4) The Waiting is Over
5) Destroyer of Worlds
6) Every Drop of my Blood
7) Sunrise
8) A Home Forgotten
9) Nation of Man
10) Wander On

DISCOGRAPHIE

Tower (2021)

Hollow - Tower



Des fois, tu te demandes. Genre : « mais quelle mouche m’a piquée lorsque j’ai voulu mettre ce polo trop moulant ? » Ou alors, « qu’est-il passé par ma tête quand j’ai choisi un album de metal prog ? » Vous imaginez bien la détresse du chroniqueur extrême en PLS désormais. Du metal prog ? Oui, c’est vrai ça, pourquoi ?

Hollow n’en a cure de son côté. Fort bien lui en prend, car les états d’âme d’un chroniqueur perdu n’a aucune conséquence sur sa musique. Surtout qu’il trace sa route de manière assurée. Prog, ça oui. Les riffs qui s’enchaînent, les choix d’appariement d’accords pas évidents, le chant haut perché lyrique, la batterie jamais scotchée sur un rythme binaire. Ça oui, les caractéristiques sont là. Et le Suédois Andreas Stoltz s’arme de composition ultra carrées, orientation rendue plus transperçante encore par la grâce d’une musique fortement rythmique mettant en avant sa batterie, notamment la grosse caisse. Cependant, les fêlures apparaissent. Déjà, dix chansons, trente-six minutes à peine, on se demande dans quelle marmite Tower a donc bien baigné. À peine plus de trois minutes en moyenne, y a tromperie sur la marchande !
Plus que de tromperie, il y a volonté de (tenter de) s’émanciper des poncifs d'un genre et d'embrasser des relents power. Alors on sort la twin lead à la Maiden, vite fait. On se laisse aller à des rythmiques plus plombées, ou quelques accélérations thrash. Pourtant, plus que sortir du carcan prog, cela confirme une vision diverse et… progressive oui. Fort heureusement, progressive selon les termes de son géniteur qui a la concision dans ses gènes. Résultat : l’ennui ne point pas car les longues envolées instrumentales sont de fait absentes. Le groupe trouve ainsi un équilibre stable entre compositions riches et facilité à assimiler le message. Sachant qu’il est accompagné d’une histoire sur la transcendance et la liberté, la progression (uh uh) de l’album est linéaire.
Au final en fait, tout est un peu linéaire dans cette sortie. Étonnamment et paradoxalement. Car quiconque lit les adjectifs et les descriptions précédentes s’attendrait au contraire à des revirements permanents et l’impossibilité d’une routine. C’est le cas, on ne va pas se mentir. Peut-être la faute à une enveloppe sonore trop marquée, des rythmiques trop mises en avant. Les titres, bien malgré eux dirait-on, développent une atmosphère commune trop fortement liante. Tant et si bien qu’en tant qu’auditeur, on se prend à rêver, exiger même, plus de diversité. Diversité non pas rythmique dès lors, plutôt dans l’aération d’une coloration globale trop marquée. Car ai-je parlé Dream Theater ? Il le faut, tout comme il faut mentionner des influences power (on se rapproche parfois du cliché allemand qui frappe et riffe comme une mule).


Dans quel pétrin me suis-je fourré ? Celui d’un album trop homogène, prog sans vraiment totalement l’être, excessivement classique. Voilà. Classique. Tower suinte le classicisme malgré des déclarations d’intention. On déborde de metal bien fait, bien enregistré, mais tellement, tellement attendu.



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