CHRONIQUE PAR ...

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Ptilouis
le 09 février 2014




SETLIST

Intro- False Awakening Suite (version orchestrale) 
The Enemy Inside 
The Shattered Fortress 
On the Backs of Angels 
The Looking Glass 
Trial of Tears 
Enigma Machine + solo de batterie
Along for the Ride 
Breaking All Illusions

Entracte
(15 minutes avec vidéos rigolotes)

The Mirror 
Lie 
Lifting Shadows Off a Dream 
Scarred 
Space-Dye Vest 
Illumination Theory 

Rappel:
Overture 1928 
Strange Déjà Vu 
The Dance of Eternity 
Finally Free 
Credits - Illumination Theory (outro piano)

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Dream_Theater_Paris_-_Zenith_20140131

J’étais en plein doute existentiel. Le genre de celui qui te perturbe pas mal. Je me disais que mon histoire d’amour avec Dream Theater c’était fini et que ça avait été beau mais qu’ils m’avaient trahi avec leur dernier album. Donc, je pensais que je pouvais passer à autre chose, mais les fourbes avaient décidé de faire une tournée sans première partie où ils jouaient 3 heures. Je doutais, je regardais la probable setlist et ça tuait. Bref, convaincu que de toute façon je ne passerais pas un mauvais moment j’y suis allé. Et je ne le regrette pas.

Entré au Zénith vers 19h, la salle commence à se remplir doucement. Peut-être un peu moins que lors des tournées précédentes, mais l’affluence reste tout de même pas trop mal (les places sont hors-de-prix 51 euros). A 19h15 des images de la terre qui tourne ou de délires cosmiques nous font patienter (super…) jusqu’à 19h30 où le groupe démarre son show sur "False Awakening Suite" en version orchestrale seulement avec une vidéo en image de synthèse faisant se succéder les différentes pochettes d’albums de façon plutôt ingénieuse. Pas mal. Puis le rideau tombe et déboule le single "The Ennemy Inside" avec un groupe en forme, notamment James Labrie qui ne cessera d’haranguer le public durant tout le concert pour le faire participer. Le morceau passe plutôt bien l’épreuve du live. Mais c’est surtout l’apparition de "The Shattered Fortress", sorte de melting-pot des précédents morceaux sur les alcooliques anonymes, qui ravira le public avec sa dose de riffs bien efficaces. Suite à cela Labrie saluera la foule et surtout fera une remarque fort peu anodine sur le rajeunissement du public. Et c’est à ce moment-là que l’on comprend que le groupe tentera ce soir de satisfaire tout le monde en jouant un premier set plus axé sur les derniers albums et un second pour les vieux de la vieille.
Le premier set aura ses hauts et ses bas, même si pour le coup Rudess restera sobre ne gâchant pas trop le solo d’un "Trial of Tears" magistral avec son zen riffer (le clavier portatif qui fait souvent des sons dégueu), même si nous auront tout de même droit à quelques gros plans sur son ipad aux sons cheaps. Pour le reste pas grand-chose à dire, Myung est plutôt sous-mixé, Mangini fait moins le pitre que Portnoy, mais on sent tout de même qu’il se fait plaisir (sauf qu’il a un son de caisse claire dégueu), Petrucci est égal à lui-même avec pas mal de shred mais aussi des moments de grâce comme ses solos sur "Trial of Tears" ou l’excellente "Breaking all Illusions". Pour le reste, les morceaux du dernier album demeurent anecdotiques et sont agrémentés de vidéos un peu ridicules, mais pas désagréables. Si "The Looking Glass" passe plutôt bien, c’est beaucoup moins le cas de la molle "Along For The Ride" ou de la stérile "Enigma Machine" (avec un solo de batterie inutile) qui a la bonne idée d’être accompagnée d’un petit dessin animé mettant en scène les membres du groupe de façon humoristique (ce qu’ils font depuis Octavarium). Bref, une première partie sympa avec quelques bonnes surprises ("The Shattered Fortress", "On the Back of Angels") et des moments de grâce ("Trial of Tears" et "Breaking All Illusions" qui font décidément partis des meilleurs morceaux du groupe), mais si le concert s’était arrêté là il faut bien avouer que nous serions restés sur notre faim.
Le premier acte s’achève et le groupe se retire pour 15 minutes d’entracte où seront projetées sur grand écran des reprises, des pubs et des vidéos humoristiques sur le groupe. Une attente sympa avant d’affronter la dernière partie du concert. Et quelle dernière partie ! Le groupe revient sur les notes lourdes de "The Mirror", light show somptueux bleu et rouge accentuant l’aspect froid des compositions, puis enchaîne aussi sec avec "Lie" où le public encouragé par un Labrie décidément en pleine forme reprend en chœur le refrain alors que guitares et basses alourdissent bien comme il faut le son, donnant de furieuses envies d’headbanguer. S’enchaîne une explication sur le fait que c’est une soirée spéciale où seront fêtés les anniversaires de deux albums phares des américains : Awake (20 ans) et Metropolis pt2 : Scenes from A Memory (15ans). Puis c’est reparti avec "Liffting Shadows of a Dream" et surtout l’incroyable "Scarred". Du bonheur qui continuera avec une version légèrement revisitée de "Space-Dye Vest". Dès les premières notes, les frissons parcourent la salle, Labrie et Rudess sont tout en retenue. C’est beau. Puis le morceau s’emballe quelque peu avec un solo de guitare reprenant la mélodie principale avec un peu de shred, la relecture était plutôt plaisante, mais tout le monde n’aura pas apprécié cette fin.
L’atmosphère retombe un peu mais reste toujours à un bon niveau avec l’epic de Dream Theater "Illumination Theory". Le début instrumental puis groovy est toujours aussi agréable et propice aux headbangs. On regrettera tout de même le passage orchestral trop long et vide (avec une animation choupie et soporifique), mais la reprise avec la basse qui claque de John Myung  fera sortir le public de sa rêverie pour un final bien efficace. Les américains s’en vont puis reviennent pour jouer un rappel très téléphoné en enchaînant différents morceaux de Scenes From a Memory avec un lightshow de toute beauté. Le public est à fond chantant les mélodies de l’instrumental "Overture 1928" ainsi que de "Strange Déjà-Vu". Les cinq compères très concentrés enchaînent sur un très bon "The Dance of Eternity" où Mangini n’en mènera pas large mais respectera tout de même bien les différentes parties. Ouf ! Pour finir, les notes de "Finally Free" résonnent, les frissons avec, pour le plus grand bonheur d’un public aux anges n’hésitant pas encore une fois à reprendre le chant de Labrie ou les mélodies de Petrucci. Bref, un final en apothéose pour un très bon concert tentant aussi bien de faire plaisir à la jeune qu’à l’ancienne génération.


Le groupe reste un long moment pour saluer le public parisien qui aura été plutôt réactif pendant toute la soirée. Les notes de l’outro au piano d’ "Illumination Theory" sonnent la fin du show alors que les crédits défilent, comme dans un film, et font mention des différentes personnes ayant contribuées à la réalisation de ces 3 heures de musique. Vraiment un très bon show, on pourra juste reprocher au groupe de ne pas avoir été très communicatif, mais à part ça, pas grand-chose à dire. Il y en avait pour tous les goûts et Labrie a été étonnamment en forme. Bien sûr, l’énergie et les pitreries d’un Portnoy manqueront toujours, mais ça, le groupe ne peut pas forcément y faire grand-chose.


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