CHRONIQUE PAR ...

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Lord Henry
le 20 janvier 2008




SETLIST

Iron Maiden :
Murders In The Rue Morgue
Another Life
Prowler
The Trooper
Remember Tomorrow
Run To The Hills
Charlotte The Harlot
Revelations
Where Eagles Dare
Die With Your Boots On
Phantom Of The Opera
The Number Of The Beast
Hallowed Be Thy Name
Iron Maiden

Rappels :

Running Free
Drifter
Sanctuary

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Dream Theater
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(06 mars 2016)
Paris - Zénith
(07 février 2002)
Frauenfeld - Festhalle Ruegerholz
(04 février 2004)
Lille - Aéronef
(13 octobre 2005)
Frauenfeld - Festhalle Ruegerholz
(28 octobre 2005)
Clisson - Hellfest
(24 juin 2007)
Clermont-Ferrand - Coopérative de mai
(26 juin 2007)
Paris - Zénith
(31 janvier 2014)
Paris - Zénith
(05 octobre 2007)
Hellfest (Clisson)
(21 juin 2009)
Sonisphere France (Snowpark, Amnéville)
(08 juillet 2011)

Iron Maiden
Toulouse - Zénith
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Hellfest (Clisson)
(20 juin 2014)
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cinéma
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(01 juillet 2008)
Paris - Bercy
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Within Temptation
Wacken
(05 août 2005)
Clisson - Hellfest
(24 juin 2007)

25 juin 2005 - Paris - Parc des Princes


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Dream Theater et Iron Maiden au Parc des Princes. Mes aïeux, quelle affiche! Within Temptation était là aussi. La plupart des spectateurs se demandent encore pourquoi. Comme d'habitude avec Maiden, c'est donc un public très disparate qui s'est donné rendez-vous en cette soirée caniculaire, où les jeunes et fougueux chevelus plein de piercings ont pu côtoyer d'ex-metalleux à l'âge de la retraite, qui pourtant ne headbanguèrent pas moins malgré l'absence manifeste de poils sur le haut du crâne. Et puis avec cette première partie raccoleuse, du groupe à la mode en ce moment, on pouvait également trouver ci et là quelques fillettes et autres pré-ados accompagnés bien entendu par leurs respectables parents.

Bref, il y avait du monde au Parc. Pas de quoi le remplir cependant. Cela n'empêchera pas les trois groupes de tout donner. On commence donc à 18h30 - timing réglé à la minute près, quel professionalisme! - avec Within Temptation, qui fait figure d'intrus pour beaucoup. Seule la fosse, à quelques mètres de la jolie Sharon, réserve un bon accueil aux Hollandais, visiblement ravis de prendre part à une telle affiche. Le son, comme on pouvait s'y attendre, est décevant: la surface du stade est tellement grande que les ingé-sons ont dû fatalement forcer sur le volume, ce qui n'est pas des plus agréables pour les spectateurs placés en gradins couverts. Mais la pelouse a moins souffert de ce défaut. Within Temptation, quoiqu'il en soit, a bien assuré ses quarante-cinq minutes de show, avec sa pop métallisée qui n'a forcément pas plu à tout le monde. "Mother Earth", le plus connu de leurs titres, est celui qui a recueilli le plus d'applaudissements malgré tout. Le groupe s'en va... Les roadies s'activent... Le kit de Mike Portnoy se découvre... C'est Dream Theater que l'on attend désormais, et l'on sent la foule déjà plus impatiente.

Les Américains ouvrent le bal avec "The Root Of All Evil", tiré du dernier album Octavarium, introduction qui passe franchement bien le cap de la scène. Même si James La Brie, annonçant plus tard le deuxième - et dernier - extrait d'Octavarium, "Panic Attack", a provoqué quelques sifflets, signe que la dernière parution des virtuoses n'a pas fait l'unanimité. Mais le groupe se focalisera plus sur son passé... John Myung et John Petrucci sont impressionnants de technicité, comme à l'accoutumée. Jordan Rudess fait le pitre autour de son clavier tournoyant, tandis que James La Brie assure convenablement ses parties vocales. Quant à Mike Portnoy, je pense qu'il est impossible de ne pas apprécier de le voir jouer, même si l'on ne connaît pas les morceaux. Quelle machine! Quelle frappe! Et quelle précision! Bref, en dépit d'un son toujours imparfait, les Américains ont démontré quels musiciens ils étaient, sans en faire trop cependant, sachant pertinemment qu'ils n'étaient pas les plus attendus. Le moment fort de cette petite heure: le medley "Pull Me Under/Metropolis", en fin de gig.

Pour Iron Maiden, la scène est totalement dégagée; on y construit un podium, on amène les backdrops. Maiden va donner un grand show. Le public sait par avance qu'il va avoir droit à des extraits des quatre premiers albums uniquement; soit Iron Maiden, Killers, The Number Of The Beast ou Piece Of Mind. Un show destiné aux "vrais" fans, comme le rappellera plus tard un Bruce Dickinson hilare. C'est parti... Effets pyrotechniques et sauts de cabri pour "Murders In The Rue Morgue" qui ouvre le show. Aucun doute, scéniquement, Maiden met une rouste à quiconque. Je n'ai pas eu l'impression d'assister à un show réglé à la seconde: une place importante est laissée à l'improvisation du jeu de scène des six Anglais, même si le concert est ponctué de moments-clés: le costume et le drapeau britannique de Bruce sur "The Trooper", l'apparition du diable sur "The Number Of The Beast", le Eddie géant sur "Sanctuary", etc.

Le petit rat de l'opéra, Jannick Gers, en fait des tonnes avec ses pirouettes, lancers de guitare et autres high-kicks... Bruce parcoure la scène de long en large, monte sur le podium, descend, saute, court, bref se démène comme un beau diable pour son public. Jusqu'à s'étaler de tout son long pendant le solo de "Phantom Of The Opera"... Il s'essaie aussi à quelques interventions en français, fortement appréciées par le public. Question musique, les fans de la première heure sont aux anges, redécouvrant quelques joyaux: "Another Life", "Remember Tomorrow", "Phantom Of The Opera", "Charlotte The Harlot"... A coup sûr, l'occasion d'entendre ces vestiges du passé une dernière fois. Les tubes ne sont cependant pas oubliés, avec en point d'orgue le sublime "Hallowed Be Thy Name". Les backdrops, aux couleurs des vieilles pochettes de Derek Riggs, se succèdent derrière la scène. La foule, entièrement acquise à la cause du groupe, s'époumonne sur "Run To The Hills", "Iron Maiden", "Running Free", et obéit au doigt et à l'oeil de Bruce Dickinson, qui est décidément un grand frontman.


Les deux heures sont vite passées. Les rappels se font attendre. Maiden revient, et joue, et s'amuse. Ils sont faits pour la scène. Ils ont pris leur pied, ce soir là. Et on les en remercie. A l'année prochaine pour Bercy.


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