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CHRONIQUE PAR ...

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S1phonique
Cette chronique a été mise en ligne le 27 novembre 2014
Sa note : 17/20

LINE UP

-Renato
(chant)

-Ju
(guitare)

-Rico
(guitare)

-Charly
(basse)

-Raph
(orgue hammond)

-Jean_Paul
(batterie)

TRACKLIST

1) Sweet Coverage
2) Old Manners
3) Don’t Cross My Property
4) Son Of Sickness
5) Superhero
6) Symphony For The Flayed
7) Never Unleash My Hand
8) Upside Down
9) Machine Fun
10) Free Mind

DISCOGRAPHIE


Flayed - Symphony for the Flayed
(2014) - rock hard rock bien burné - Label : Klonosphere



Hier était Wild Zombie Truck, un combo du coté de l’Isère qui, après avoir donné quelques concerts, se sépare en 2012. Des cendres renaît un phénix nommé Flayed, un sextet qui propose en cette fin 2014 son premier album façon sévèrement burné avec « TonyGlandyl mes couilles c'est du béton » . Bref, chronique d'une belle surprise pour boucler l'année.
 

Six mecs, une lead guitar, une rythm guitar, un orgue hammond...! La simple lecture du line-up suffirait presque à pétrir la baguette musicale écrasée au fond du calbute. On commence d'ailleurs par une intro à l'ancienne sur "Sweet Coverage" qui renvoie directement aux experts The Who, ou aux envolées profondes et violettes d'un Jon Lord. L'into est relayée par les grosses et grasses guitares qui ne font finalement que préparer l'heureux auditeur à notre beau Renato et sa voix grailleuse et si flayed (in english in da text) loin des cages aux folles du genre (ok ça c'est fait...). La recette est traditionnelle mais de très haute qualité, le solo fait monter exponentiellement le kiff, et on n'en est qu'au premier morceau.
Les influences et les clins d’œil vers un hard rock aux racines 70's sont évidentes. On a droit en plus à une surcouche hard rock burnée des 90's, lorsqu'on avait autre chose à écouter que du grunge ou du néo. Du coup sans rien inventer, le groupe délivre dix brûlots égaux, groovy et super punchy. Les amateurs de solo du genre pourront ajouter un nouveau guitariste à leurs favoris en la personne d'un certain Ju qui balance du missile juste, précis et délicieux (" Don’t My Property" ou "Superhero" suffisent en CV pour se faire embaucher par n'importe quel groupe à la recherche DU soliste dynamitant les compos).
Mais le reste de la troupe n'est pas en reste et la très bonne production fait vivre chaque membre et donne un sens au fameux  « jouer ensemble » où jamais l'orgue n'écrase la mélodie, la basse la batterie, etc.. la cohésion est énorme et c'est probablement le petit plus qui permet aux compositions d'être si vivantes et énergiques. Et si quelques passages sont un peu en dessous du reste (notamment les couplets / bridge de "Symphony For The Flayed"), on ne s'ennuie pas un instant sur les trois quart d'heure du groupe. D'ailleurs le dernier morceau, "Free Mind", peut largement recevoir le titre de chanson de l'année tant la composition est énorme : une traditionnelle intro blues explosant un solo à son tour démonté enfin par le chant craché et son lancinant "I don't care" qu'on se retrouve à chanter à toute situation du quotidien, tout comme le "woo hoo" de reprise.

Avec une telle galette et une iconographie tout à fait dans l'esprit, on ne peut douter du rapide essor que devraient prendre le groupe. Si le tonus rendu studio est sublimé Live, alors on devrait largement entendre reparler de Flayed. Les quelques dates en première partie de groupes comme un Orange Goblin, ne doivent être que des tours de chauffe. Le groupe, s'il a l'opportunité de faire ses concerts en tête d'affiche, devra définitivement boucler la boucle du rock 'n roll proposé. C'est le seul moyen de grandir dans le milieu avec le style offert qui, même s'il n'a rien d'innovant, n'enlève en rien le talent et l'énergie du projet artistique. Au contraire, quel talent !

Yeah ! En voilà un album qui démonte sa race en utilisant toutes les gammes de l'histoire du blues, du rock et du hard rock. Symphonie for the Kiff ! Lancez la "Machine Fun" (en plus le clip est excellent), procurez vous l'album, ouvrez les fenêtres de votre appart', mettez le son à fond, installez vous dans le canapé avec la mousse bien fraîche. Si après ça vous faites toujours la gueule, éteignez le son, revendez votre chaine, arrêtez la musique... (et je n'écrirai pas ... puisque les fenêtres sont ouvertes sautez... Je veux pas être responsable du suicide de débiles).


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