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CHRONIQUE PAR ...

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Guillaume
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 17/20

LINE UP

-James Alan Hetfield
(chant+guitare)

-Kirk Lee Hammett
(guitare)

-Jason Curtis Newsted
(basse+chœurs)

-Lars Ulrich
(batterie)

Guests :

-San Francisco Symphony Orchestra
(orchestre)

-Michael Kamen
(chef d'orchestre)

TRACKLIST

Disque 1
1) The Ecstasy of Gold
2) The Call of Ktulu
3) Master of Puppets
4) Of Wolf and Man
5) The Thing That Should Not Be
6) Fuel
7) The Memory Remains
8) No Leaf Clover
9) Hero of the Day
10) Devil's Dance
11) Bleeding Me

Disque 2
1) Nothing Else Matters
2) Until It Sleeps
3) For Whom the Bell Tolls
4) Human
5) Wherever I May Roam
6) The Outlaw Torn
7) Sad but True
8) One
9) Enter Sandman
10) Battery

DISCOGRAPHIE


Metallica - S&M (Live)
(1999) - heavy metal - Label : Vertigo



D’un côté, Metallica, l’un des plus grands groupes que le metal ait connu durant ces vingt dernières années, une immense carrière, débutée en 84, et toujours en activité (dans un sens en tout cas ). De l’autre, l’orchestre philharmonique de San Francisco, mené de main de maître, par Mr Michael Kamen, célèbre pour avoir déjà mis le pied dans le milieu du hard rock, notamment avec ces mêmes Metallica ("Nothing Else Matters"), ou dans la B.O du film Last Action Hero. Bon, d’accord, le chef d’orchestre n’est donc pas en terre inconnue, mais en concert, l’alliance metal/ classique, ça va donner quoi ? 2 heures entre instruments à vents et guitares saturées, entre costards cravates et t-shirts, on peut dire que c’est tout ce qu’il y a de moins conventionnel. Les expériences précédentes en matière de fusion classique/métal en concert, avec Malmsteen ou Deep Purple, par exemple, n’encouragent pas non plus à l’explosion de joie… Mais bref, voyons plutôt, et mettons notre pessimisme de côté.

Ça commence…… "Ecstasy of Gold", reprise de Ennio Morricone, qui ouvre habituellement les concerts de Metallica, sauf que là, c’est l’orchestre qui se charge du travail. C’est beau et fort, rien à dire, et, même le public, certainement plus axé metal que classique, semble apprécier et rend un hommage mérité à la troupe de San Francisco. Mais nous, on attend James, Kirk, Lars et Jason, où sont-ils ? Patience ! Puisque les premiers arpèges de "The Call of Ktulu" ne tardent pas à se faire entendre, sous un tonnerre d’applaudissements (James vient d’arriver, seul…). L’instant est magique, l’orchestre et la guitare du bonhomme font merveille. Puis arrivent les trois autres, applaudis à juste titre…. Belle entrée en matière, très belle même. Ce premier cd (puisqu’il y en a deux), nous réserve son lot de surprises puisque l’on a le privilège de découvrir un nouveau morceau –"No Leaf Clover" -, qui, mettons de suite les choses au clair, est l’une des plus belles chansons que le groupe ait joué depuis ses débuts, mêlée de doux arpèges et de grosses guitares, « à la Metallica »… Il nous en réserve de moins bonnes avec "Master of Puppets" qui ne cadre pas du tout avec l’esprit symphonique, ou encore avec certains titres des 2 derniers albums studio, Load et Reload, qui même arrangés, restent très anecdotiques. Notons quand même, la présence, bienvenue de "Of Wolf and Man" et "The Thing That Should Not Be", fort bien interprétés, et qui ont leur place dans ce concert si particulier.
Le deuxième CD se révèle être un grand, un très grand moment, bien plus que le premier. Et il ne pouvait pas mieux débuter qu’avec "Nothing Else Matters", carrément exceptionnel, encore bien plus grandiose que la version originale, à vous donner des frissons. Et que dire de cette splendide intro de "For Whom the Bell Tolls" ? Que dire aussi d’une interprétation magique du touchant "One", qui s’accorde parfaitement avec l’orchestre ? Quant aux autres classiques du groupe, voyez vous-même : "Sad But True", "Enter Sandman", "Wherever I May Roam"….Du tout bon ! Mieux encore, l’insipide (en version studio) "Until it Sleeps", trouve dans ce contexte, comme un second souffle. Un titre inédit est aussi proposé sur ce second disque, il s’agit de "Human", bon mais sans plus. On oubliera simplement "Battery" et "Outlaw Torn", desquels il ne ressort pas grand intérêt, tout du moins pas dans ce contexte. L’ensemble de ce concert ne peut laisser indifférent. Si le mariage de ces deux styles pour le moins opposés peut choquer les fans les plus invétérés, force est d’avouer que la fusion est réussie, que le philharmonique de San Francisco accompagne à merveille les « Four Horsemen ».


Ce S&M est d’une richesse musicale et d’une émotion tellement intense que l’écoute des versions originales des morceaux laisse un arrière goût fade. Seul petit reproche, l’absence, assez inexplicable, de "The Unforgiven", dont le profil convenait parfaitement avec l’idée d’un concert « metal-classique », mais peu importe, ces deux heures sont grandioses, et, si vous avez l’occasion de jeter un coup d’œil au DVD du Live, vous constaterez que l’image est à la hauteur du son, avec des jeux de lumières assez fantastiques, et un public en harmonie avec les musiciens. Bravo !


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