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CHRONIQUE PAR ...

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Eudus
Cette chronique a été mise en ligne le 23 octobre 2019
Sa note : 16/20

LINE UP

-Zora Cock
(chant)

-Bart Winters
(guitare)

-Robin Koezen
(guitare)

-Frank Akkerman
(basse)

-René Boxem
(batterie)

TRACKLIST

1) I'd Rather Burn
2) Let Me In
3) Stone Cold Body
4) Cry of a Banshee
5) Arms of the Ocean

DISCOGRAPHIE


Blackbriar - We'd Rather Burn (EP)
(2018) - gothique metal alternatif / mélodique - Label : Autoproduction



Tout à l’air d’aller vite pour les Néerlandais de Blackbriar. Un an seulement après leur premier EP, les Bataves en offrent déjà un second, We’d Rather Burn, le tout après avoir assuré la première partie de quelques dates de MaYan.

Si Fractured Fairytales posait les bases d’un doux et suave metal alternatif un peu goth mais inégal, la bande d’Assen passe clairement la seconde avec ce nouvel effort. J’insistais déjà, dans ma précédente chronique, de la bonne utilisation de la rythmique, cette dernière est toujours aussi bien utilisée comme sur "Stone Cold Body" ou "I’d Rather Burn". Cette nouvelle proposition est moins mijaurée, plus directe et bien plus dynamique. Les cinq pistes la composant vous donnent de l’énergie et ont chacune leur petit truc en plus. "Let Me In" est le tube, direct au refrain implacable. Sur "I’d Rather Burn" le quintet transmet une ambiance particulière et mystique notamment lors du final sur lequel sont repris certains codes gothiques propre au groupe. "Cry of a Banshee" met en valeur le timbre très particulier de Zora, à la fois cristallin et subtil mais qui peut se révéler plus profond (notamment sur le refrain) et qui lorgne du côté de la douce Anneke.
"Stone Cold Body" est plus metal, avec un pont bien rythmé et une batterie qui donne sa pleine mesure. Enfin "Arms of the Ocean" est le petit bijou de We’d rather Burn. Zora y est sensationnelle notamment sur l’intro quasi a capella. Pas de ballade mièvre chez Blackbriar mais une mid-tempo qui vous saisit en plein vol via cette dernière piste. Le rendu final paraît plus metal alternatif/ mélodique que gothique, mais cette dernière composante n’est pas abandonnée, on le sent toujours dans le visuel, une nouvelle fois signé Alpino Alip Hudaya mais aussi à travers les intitulés et les paroles ("Arms of the Ocean") et les mélodies. Ainsi We’d Rather Burn se veut bien plus direct et efficace que son grand frère, moins léger mais bien plus consistant. Le quintet commence à trouver son rythme de croisière et de mener leur projet comme ils l’entendent. Effectivement, le combo est toujours en autoprod mais propose régulièrement des clips vidéos (neuf à ce jour !) ainsi que des versions alternatives de leurs titres.


Après avoir tournée avec Epica en cet automne 2019, on attend désormais de Blackbriar un premier album. Et si ce dernier suit la courbe de progression aperçue sur We’d Rather Brun, cela s’annonce comme un événement. En attendant, délectez-vous de cet EP d’excellente qualité.


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