CHRONIQUE PAR ...

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Sebrouxx
le 26 juin 2009




SETLIST

E5150 (introduction)
The Mob Rules
Children of the Sea
I
Bible Black
Time Machine
Fear
Falling Off the Edge of the World
Die Young
Heaven & Hell

AFFILIÉ

Heaven & Hell
Wacken Open Air (wacken)
(30 juillet 2009)

19 juin 2009 - Hellfest


Heaven_&_Hell_Hellfest_20090619

Rien que le nom du groupe sied à ravir au festival. Alors imaginez un peu la scène, en ce vendredi soir, avec une entrée programmée quasiment au dernier coup de minuit. Toutes les conditions semblent réunies pour que le dark folklore des Britanniques se déroule sans accroc dans des conditions on-ne-peut-plus idylliques. En somme dans une festive ambiance d’enterrement, qui aura même séduit les überfans du groupe désireux d’assister à une grande messe noire attendue depuis la dernière venue du groupe en France en 1992.

1992, soit la date de sortie du controversé (et pourtant « Diable »sait qu’il se bonifie avec le temps) Dehumanizer. 17 années sans la moindre venue dans l’Hexagone de Iommi et ses acolytes, cela commençait à faire long. D’ailleurs plus grand monde n’y croyait, du moins jusqu’à la sortie du récent The Devil You Know (chronique ici) et de l’annonce imminente d’une tournée passant par nos contrées. Néanmoins avant même la première note de "E5150", habituelle intro de la formation, des voix s’élevaient dans le ciel scandant crescendo le seul nom de Dio. Ce dernier aurait pu venir interpréter l’intégralité de Holy Diver ou reprendre du Jeanne Cherhal (une star locale), les premiers rangs excités s’en seraient plus que contentés. Reste que la chanson française, ce sera pour plus tard tout le comme le best of de Black Sabbath, dont certains espéraient - pour la forme - un éventuel “Paranoid”, “War Pigs” ou “Iron Man”. Inutile de rêver et tant mieux au final. Ce soir c’est Heaven and Hell qui assure le show, et non pas une resucée du Black Sabbath de Ozzy sans Ozzy. Lire : en rien le combo le plus prolifique qui soit, mais quatre musiciens qui possèdent un réel répertoire commun (certes sous les appellations Black Sabbath et Heaven and Hell) en sus d’un Metal groove hautement communicatif.

C’est alors parti pour une grosse heure pendant laquelle il sera même difficile au plus réfractaire à leurs compositions de ne pas headbanger ne serait-ce qu’une fois par morceau. Le premier titre, “The Mob Rules”, donne la tonalité de la soirée : riffs puissants, vocaux à l’avenant et soli diaboliques de fluidité exécutés par un Iommi souffrant pourtant du dos. Il ne laisse rien paraître de son mal (du siècle ?) et chacune de ses avancées vers le bord de la scène est saluée comme elle se doit de l’être. La révision des classiques se poursuit alors gentiment mais sûrement avec, pêle-mêle, “Time Machine”,“Die Young” et surtout “Children of the Sea” dont la seule ouverture faite d’arpèges en son clair déclenche à nouveau d’enthousiastes vivas. Et quel morceau parfait pour le live! Geezer Butler, impassible sur le côté gauche, en profite pour se faire remarquer par quelques notes fortement compressées et archétypales de son jeu métronomique. S’ensuivent les incontournables titres (“Black Bible” et un “Fear” plutôt moyen) destinés à promouvoir le dernier album, dont Ronnie James ne se prive jamais de rappeler le titre (il ne manque plus que Nagui pour exhiber la pochette !). Son talent commercial n’égale pas ses aptitudes vocales qui grimperont encore d’un cran sur “Heaven and Hell”, véritable hymne final qui tire en longueur pour le plaisir de tous. Et faire oublier l'absence de “Neon Knights”.


Orgasmes multiples garantis avant même que les vicelards de Mötley Crüe n’aient posé les pieds sur scène ! C’est l’effet Heaven and Hell qui tend à prouver que le Classic Rock ne meurt jamais. Il souffre de temps en temps comme ce fut le cas à Toulouse, deuxième étape de ce Black Bible Tour, annulée en raison des problèmes dorsaux du guitariste (mais aussi de la faible vente de billets, semble-t-il). La Ville Rose pleure encore ses Hommes en Noir qui signeront néanmoins leur retour quelques jours plus tard au Casino de Paris. À l’année prochaine au Hellfest, hein ?


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