CHRONIQUE PAR ...

100
Merci foule fête
le 09 avril 2026




SETLIST

Villagers of Ioannina City :

Home
Age of Aquarius
Skaros
Dance of Night
Arrival
Father Sun
Millennium Blues
Venceremos
Ti kako
Ghost in the Sky
For the Innocent
Zvara

Rappel :
Requiem

Deafslow :

Intro
Idles Cosmic Clash
Void
Trapped in a Box
The Explorer Tongue
The Mountain's Breath
Antarctic Nettle
Black Light

AFFILIÉ

03 avril 2026 - Couvent des Dominicains - Guebwiller (68)


Villagers_of_Ioannina_City_-_Deafslow_Couvent_des_Dominicains_-_Guebwiller_(68)_20260403

« C’est incroyable de jouer dans cet endroit… Vingt-quatre mètres sous plafond ! » Ainsi s’exprime Guillaume Marty, chanteur de Deafslow, groupe local ouvrant la soirée du Vendredi Saint de l’an de grâce 2026 au Couvent des Dominicains de Guebwiller. La hauteur mentionnée est celle de la nef et bien que les interventions programmées n’aient rien de religieuses, elles sont destinées à célébrer. À glorifier le rock lourd. Les fidèles ont répondu présents.

La salle est pleine quand à 20h00 DEAFSLOW fait tonner les amplis. Pas besoin d’un mur d'enceintes, l’acoustique de la nef étant réputée pour sa qualité exceptionnelle, et une quasi absence d’écho. Les Haut-Rhinois avaient annoncé qu’ils interpréteraient l’intégralité de leur premier album, The Mountain's Breath, paru le jour même du concert. Au programme, du stoner option Black Sabbath psychédélique. Évoluant désormais à une seule guitare, maniée avec conviction par Thibaut Rieg, le quatuor trouve un équilibre entre la réverbération digne d’une formation gothique et une lourdeur incarnée par les frappes de Mickael Tschaenn. La basse agile d’Eddy Reinninger fait le liant dans une débauche majoritairement instrumentale - parfois le titulaire du micro se barre. Il aura toutefois eu l’occasion de tendre la perche à des proches venus faire les chœurs dans le public, puis filmer un circle pit après l’avoir réclamé. Les accélérations et les solos opérés dans une débauche de fuzz rendent particulièrement agréables les cinquante minutes passées en compagnie de la troupe guebwilleroise, qui a su tenir son rang et donner envie de s’intéresser de plus près à son répertoire.
21h30. Tout de noir vêtus, les membres de VILLAGERS OF IOANNINA CITY s’avancent sur scène. Un thème lancinant unit chant et guitare, instaurant une tension que viennent renforcer les autres musiciens. Ensemble ils tressent une mélopée magmatique qui, accord après accord, frappe après frappe, se mue en transe massive. La description pourrait s’appliquer à tous les morceaux déployés par le collectif hellène. Certains sont extraits en avant-première de l’album Venceremos, annoncé pour le printemps mais pas encore paru en ce week-end pascal qui marque le commencement de la saison des fleurs. Peu de couleurs cependant, on l’a dit, si ce n’est le vert tartan de la cornemuse (gaïda), encore moins audible que sur album, même renforcée occasionnellement par un second souffleur. Les lignes de chants chamaniques d’Alex Karametis, autre marqueur du groupe, peinent également à se faire une place entre les décharges saturées.
Bien que l’aspect folk soit escamoté, les épopées stoner densifient l’atmosphère et électrisent une partie de l’auditoire conquise d’avance. Quelques variations de tempos, une fugace touche bluesy et un passage a cappella offrent des diversions bienvenues dans un ensemble d’une grande cohérence. Le manieur de biniou se montre plus perceptible à l’occasion d’un solo de clarinette au long cours qu’il interprète avant le rappel. Il arpente alors l’estrade avec plus d'ardeur que ses collègues sur l’ensemble du set, le second guitariste et le bassiste se montrant particulièrement placides. Auparavant Alex aura qualifié d’« incroyable expérience » l’opportunité de jouer dans un tel endroit, tandis que des illustrations scintillent en arrière-plan sur le jubé. À l’écoute des clameurs à l’issue du titre de clôture, il est clair que l’assistance partage le constat enthousiaste du frontman.


En phase avec l’esprit des lieux, les mélodies solennelles développées par The Villagers of Ioannina City ont déclenché ferveur et contentement parmi les disciples, et probablement suscité l’intérêt des profanes. Si toutes les subtilités des versions studio n’ont pas été restituées, l’impact des psalmodies grecques s'est révélé indéniable, prolongeant une mise en condition solide assurée en amont par les stoner-doomers de Deafslow. L’écrin unique de la Nef des Dominicains a sublimé deux performances de haute tenue, laissant espérer que d’autres formations du même registre viendront bientôt leur emboîter le pas.


©Les Eternels / Totoro mange des enfants corporation - 2012 - Tous droits réservés
Latex Dresses for Prom,Latex catsuits in the goth subculture latex clothes The potential dangers of overheating and dehydration while wearing latex catsuits,The ethics of wearing and producing latex clothing sexy latex clothing
Trefoil polaroid droit 5 polaroid milieu 5 polaroid gauche 5