CHRONIQUE PAR ...

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Winter
le 13 mai 2023




SETLIST

Shores of Null :

Destination Woe
Nothing Left to Burn
Quiescent
The Last Flower
Black Drapes for Tomorrow
A Nature in Disguise
Darkness Won't Take Me
My Darkest Years

Draconian :

The Sacrificial Flame
Lustrous Heart
The Sethian
Sleepwalkers
Stellar Tombs
Seasons Apart
Sorrow of Sophia
Elysian Night
Dishearten
Pale Tortured Blue
Daylight Misery

Swallow the Sun :

Enemy
10 Silver Bullets
Falling World
Take Your Heart Safe From Me
Firelights
Woven into Sorrow
Stone Wings
New Moon
This House Has No Name
Descending Winters
Swallow (Horror, Part 1)

AFFILIÉ

21 avril 2023 - Madrid - Sala Changó


Draconian_-_Swallow_The_Sun_-_Shores_of_Null_Madrid_-_Sala_Changó_20230421

Prévenu très tard de la nouvelle venue de Draconian sur le sol espagnol (¡un millón de gracias, MJ!), la perspective de voir ENFIN la bande à Anders m’obsède. C’est qu’en 2017, j’ai loupé leur show avec Sojourner… Au moment de rentrer dans la salle Changó, j’en ai les mains moites. Et mon cerveau fait la colle. La faute à ce chef-d’œuvre qu’est Under A Godless Veil. « Draconian, Draconian, Draconian. »

J’avais néanmoins révisé SHORES OF NULL ces derniers temps, histoire de savoir à quoi m’attendre. Lorsque les Italiens déboulent sur scène et commencent à jouer à la fin de l’intro enregistrée "Transitory", deux bonnes nouvelles arrivent en même temps La première : le son. La salle Changó avait été choisie comme site du Madrid Is the Dark (que en paz descanse ☹) en 2015 et le son des groupes qui y étaient passés (notamment celui de mes Shape of Despair d’amour) s’était avéré relativement pérave. Cette fois-ci, tout commence sous de meilleurs auspices : si le groupe chargé du lever de rideau a un bon son, c’est de bon augure pour la suite. Shores of Null profite de ces conditions acoustiques favorables pour effectuer une prestation très solide – ça c’est la seconde bonne nouvelle. Dotée d’un bon bagage technique et d’un chanteur exceptionnel, précise et soudée, la formation italienne enchaîne les titres très majoritairement issus de leur nouvel album et éveille l’intérêt d’un public déjà nombreux et fort enthousiaste. Le doom mid-tempo un peu gothique s’avère très adapté à la scène et au bout de trois quarts d’heure, Shores of Null sort sous les applaudissements de la foule. Pas de solis endiablés, pas de démonstrations exubérantes. Un show à l'image de leur dernier album : sobre, mélodique et agréable. Une entame réussie donc, mais…
Mais DRACONIAN. Mes énormes attentes vont-elles être déçues ? Absolument pas. Les Suédois entrent en scène, accueillis par de chaleureuses acclamations. J’ai vraiment l’impression que les musiciens sont devenus des amis des doomsters madrilènes. Ils possèdent leurs habitudes et connaissent du monde. La preuve : Andrea Casanova, du groupe de metal goth Rainover, monte même sur scène le temps de "Pale Tortured Blue" et unit, pour le plus grand plaisir des spectateurs, sa voix et son sourire à ceux de Lisa. Lisa, parlons-en. Changement de chanteuse, changement de style. Nous sommes passés d’une princesse gothique très princesse gothique (entendre, entre autre, pas spécialement joviale) à une chanteuse souriante et accessible, serrant les mains des fans du premier rang. L’ambiance s’en ressent et le groupe a l’air heureux de jouer ce soir. Marqué, fatigué, dans le cas d’Anders, mais heureux. Musicalement parlant, le concert tient de la pure magie. Lisa, qui a déjà chanté pour Draconian a long time ago, ne cherche pas à faire du Heike, elle déploie sereinement son registre plus proche de celui de Liv Kristine, par exemple, et si le changement est impactant sur des titres comme "The Sacrificial Flame" ou "The Sethian", la qualité vocale reste intacte, d’autant plus que les rugissements d’Anders restent toujours aussi impressionnants. Côté instrumental, le groupe est parfaitement en place et la première partie du show, entièrement consacrée à Under A Godless Veil est un vrai bonheur. Les titres les plus « ambient » que sont "Lustrous Heart" ou "Sleepwalkers" se chargent d’une atmosphère mystique exceptionnelle. Et quand Draconian remonte enfin le temps, ils le font avec "Stellar Tombs" et son feeling à la The Gathering… Très fort en émotion, donc. La deuxième moitié du set verra le groupe égrener quelques classiques et continuer à nous séduire. Les soixante-quinze minutes de concert sont passées en un rien de temps et nous sommes tous impactés par une prestation de très haut vol. Ce n’est pas mon voisin de droite, qui a passé le concert à headbanguer comme un fou furieux qui dira le contraire. Draconian 1 – Yaldabaoth 0.
C’est ensuite le tour de SWALLOW THE SUN et l’ambiance se refroidit d’une cinquantaine de degrés. Non pas que la prestation des Finlandais soit mauvaise, mais l’ambiance qu’ils installent s’avère fort différente de celle créée par les Suédois. Une atmosphère certainement plus conforme à ce que l’on attend d’un groupe obscur. Les musiciens communiquent moins avec le public et créent un climat dark que le public amateur du groupe (ce n’est pas mon cas, désolé) semble tout autant goûter que la chaleur spéciale émanant de Draconian. Aussi bons musicalement et vocalement parlant que les deux autres groupes de la soirée, les Finlandais répartissent plus les titres du nouvel album sur l’ensemble du show qu’ils mélangent avec quelques gros classiques comme "Falling World" ou le final "Swallow (Horror, Part 1)" issu de leur premier album. Les fans du groupe ont l’air ravis. Nous avons tous passé une excellente soirée. Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes pour quelques heures tout au moins.

Après avoir eu le bonheur d'assister à une prestation enthousiasmante de Paradise Lost, frémi devant le déluge sonore maîtrisé de Triptykon, adoré le concert de The Gathering, je commence à me dire que ces dernières années madrilènes ont été riches en belles choses. Après que Shores of Null a bien lancé l'affaire, Draconian a fait parler sa magie gnostique, avant que Swallow the Sun fasse plaisir à ses fans. Encore un grand moment, merci.


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