CHRONIQUE PAR ...

106
Belzaran
le 13 février 2023




SETLIST

Klone :

Elusive
Rocket Smoke
Night and Day
Sealed
Keystone
Gone Up in Flames
Within Reach
Bystander
Immersion
Army of Me (Björk cover)
Nebulous
Silver Gate

Rappel :
Yonder

The Old Dead Tree :

Sorry
Out of Breath
Regarding Kate
Unrelenting
What Else Could We've Said?
The End... Again
Even If
We Cry as One
It Can't Be!
The Bathroom Monologue

Patrón :

Room with a view
Jump in a fire
Who do you dance for
Very bad boy
Play Video
Vega

AFFILIÉ

The Old Dead Tree
Summer Breeze (Dinkelsbühl)
(16 août 2008)
Paris - Trabendo
(03 avril 2008)
Hellfest (Clisson)
(21 juin 2008)

Klone
Strasbourg - La Laiterie
(09 février 2020)

11 février 2023 - Paris - Trabendo


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J’ai découvert The Old Dead Tree sur le tard. Convaincu de ne jamais pouvoir les voir en concert, j’ai sauté sur l’occasion quand je les ai vus annoncés en première partie de Klone, ce dernier groupe ayant également ma sympathie (même si l’idée de les voir en live ne m’avait pas effleuré). La soirée serait ouverte par Patrón, un groupe que je ne connaissais ni d’Ève, ni d’Adam. Le Trabendo n’est pas ma salle préférée, mais sa petite taille assurait une certaine proximité avec les formations.

PATRÓN ouvre la soirée. Le quatuor propose une musique lourde et lancinante, façon stoner sudiste américain. La voix de crooner (très) grave du chanteur y ajoute une couleur supplémentaire dans le stéréotype. Avec un son plus puissant que sur album, leur show fait jouer nos cervicales, voire nos hanches quand la musique se fait plus dansante ("Who Do You Dance For"). En trente minutes, les morceaux présentés montrent toutefois une certaine variété appréciable. Sur scène, on remarquera surtout le chanteur qui nous joue une composition de bellâtre tout en cheveux et en hanches, ainsi que le batteur qui se donne à fond. L’ensemble groove, ça fonctionne, la salle adhère. Une première partie très pro, bien calée et totalement dans l’esprit de la soirée. Dans les anecdotes croustillantes, on se souviendra que le chanteur, peinant à accorder sa guitare, a dû l’abandonner sur les derniers morceaux.
Klone a invité THE OLD DEAD TREE et je les en remercie grandement, n’ayant pu trouver de places pour leur concert d’adieu. Le groupe sur scène me fait le même effet que sur album : avec plus de moyens, ce serait extraordinaire. Les musiciens se donnent, leur musique possède des passages merveilleux, mais il manque parfois un gros son pour tout défoncer. "We Cry As One" est un bon exemple de chanson géniale à laquelle il manque quelque chose sur scène. Ça ne fonctionne pas totalement. Ne connaissant bien que le premier album du groupe, j’ai pris beaucoup de plaisir à découvrir d’autres morceaux en direct, suffisamment pour me convaincre de creuser leur discographie davantage. Le groupe adopte une scénographie simple mais efficace avec des trépieds de micros, entourés de branches et surmontées d’ampoules à incandescence. Un détail, certes, mais sympathique, plus marquant que les grands posters que l’on voit habituellement. Le chanteur est très convaincant, voire impressionnant lorsqu’il se retrouve seul avec une guitare acoustique. Suffisamment pour donner des frissons. La setlist monte en puissance avec un "It Can’t be" qui sera le point d’orgue de la prestation. Après leur passage, je n’avais plus qu’une envie : les revoir en grand format.
En jouant le lendemain de la sortie de leur nouvel album Meanwhile, KLONE avait intérêt à bâtir son set sur ses anciens albums (même si l'accumulation de sorties de singles permettait d'en connaître certains). Le groupe s’est justement fortement reposé sur ses classiques, chacun recevant l’approbation du public. J’étais presque étonné de connaître autant de morceaux, sans être un spécialiste du groupe. Après des opus de plus en plus atmosphériques et un live acoustique, on aurait pu s’attendre à un show plus épuré et aérien. Il n’en fut rien. La rythmique ramenait tout à une essence lourde des plus telluriques. Le chanteur, boosté à la revèrbe, restait dans les cieux avec son chant délicat. L’ensemble manquait un peu de liant, un écueil que l’on ne ressent pas dans les versions studio. Cependant, plus le concert avançait, moins cette dichotomie apparaissait, à l’image d’un rappel particulièrement réussi. On aurait aimé un vrai morceau acoustique, un passage 100% douceur au milieu du set pour apporter une cassure à un ensemble très homogène. Les chansons ayant globalement les mêmes structures et les lignes de chant se ressemblant de l’une à l’autre, on ressent une certaine redondance. Seul "Rocket Smoke" détonnait rythmiquement du reste. Mais, lancée trop tôt dans le concert, la chanson ne fut pas si bien mise en valeur que cela. Un "Grim Dance" (la grande absente) aurait pu aussi apporter une couleur différente. Le show était cependant impeccablement mis en lumière, à la façon d’une chanson, une couleur. Cela participait bien au côté ambiant de Klone.


Un joli concert qui montre le talent de nos formations françaises. Trois groupes avec des personnalités différentes et affirmées. On pourra reprocher au public d'être des buveurs de tisanes (on ne peut pas dire que l'ambiance était folle étant donné que la tête d'affiche était Klone), mais il ne faut pas bouder notre plaisir. On remarquera le grand professionnalisme de la soirée, les temps d’attente entre chacune des formations n’ayant pas dépassé les vingt minutes. Pour moi qui m'y rend seul, c'est un gros point fort.


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