Rock the Lakes 2022


Rock the Lakes

UN REPORTAGE DE...




SOMMAIRE

Jour 1 : 21 août 2022

REPORTS DU JOUR



GALLERY

 


Jour 1 :21 août 2022



(For English version, scroll down)

Né de la volonté d'un entrepreneur local de mettre sur pied le festival hard rock et metal qui manquait à la Suisse romande, Rock the Lakes se déroule dans la localité de Vallamand, sur le Mont Vully, dans un décor qui relève de la carte postale à la faveur d'une vue privilégiée sur le Lac de Morat et les Alpes. Près de deux-mille personnes sont attendues chaque jour dans ce coin bucolique situé entre Neuchâtel et Fribourg. Faisant jouer ses contacts, le chef d'entreprise s'entoure d'une équipe dont il convient d'ors et déjà de saluer la compétence et parvient à attirer plusieurs gangs de la Confédération – notamment Silver Dust et la légende Coroner (dont on attend toujours l'album promis il y a au moins dix ans) – ainsi que des groupes venus des quatre coins de l'Europe tels que Clawfinger basé à Stockholm, les Bavarois de Freedom Call, Sirenia de Norvège (avec des Français dedans) ou les infatigables Rennais de Tagada Jones. Tous ce beau monde est réparti sur les deux premiers jours, alors que la troisième et dernière journée faisant l'objet du présent compte-rendu est nettement orientée hard rock/ heavy mélodique.

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Il est environ midi lorsque le terrain pentu, et en grande partie désherbé par les piétinements de la veille et du jour d'avant, accueille ses premiers visiteurs. Ceux-ci ont le loisir de circuler entre les stands de nourriture dont un faux chalet floqué de drapeaux helvétiques où l'on vend des rösti - paye ton cliché, mais au moins ça change des baraques à frites. Un totem en bois de plusieurs mètres de haut surmonté d'une tête de bélier sculptée garde l'entrée du territoire sur lequel plane une certaine forme de sérénité, comparable à celle qui régnait sur le Baden in Blut, de taille similaire, un mois plus tôt. Le public, en grande majorité autochtone si l'on se fie aux plaques d'immatriculation, se partage entre plusieurs générations – dont un contingent fourni d'ados et de jeunes adultes - et n'est pas loin d'atteindre la parité hommes/ femmes, ces dernières n'étant d'ailleurs pas systématiquement accompagnées de spécimens masculins, voire pas accompagnées du tout, ce qui en dit pas mal sur l'atmosphère conviviale qui règne sur les lieux. Le tableau serait idyllique si l'on met de côté l'obligation de se garer le long de la route plutôt que sur les parkings promis, engendrant une situation peu sécurisante au moment d'aller chercher son véhicule en pleine nuit, et surtout l'absence de points d'eau, y compris à proximité des toilettes dotées de flacons hydro-alcooliques parfois vides. Heureusement, malgré un soleil généreux (le ciel nous gratifie cependant d'une étonnante micro averse de... fourmis), les températures restent clémentes, la déshydratation ne menace donc pas vraiment, ce qui est heureux compte tenu des tarifs... suisses des breuvages proposés. Ceux-ci sont versés par des personnes souriantes et décontractées dans des gobelets réutilisables, atouts déterminants pour le maintien d'une propreté que l'on aimerait bien voir ailleurs (allô Dessel ?) et qui fait partie, semble-t-il, des prérequis à la reconduction de l'événement l'année prochaine – il y a des valeurs avec lesquelles on ne rigole pas dans le canton de Vaud.

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Certains ne se privent pas d'afficher leur plaisir de se trouver sur l'unique scène du festival. Les remuants Suisses de FIGHTER V (13h30) lancent les réjouissances avec un hard rock ultra mélodique aux refrains conçus pour être repris dans les stades. Fortement influencés par Survivor, Whitesnake, Bon Jovi, on en passe - l'ombre de Def Leppard ne planant pas bien loin - les Fighter V, formés en 2019 à Hergiswil, se présentent avec sous le bras un Fighter accueilli avec les faveurs d'une critique sensible au vent de fraîcheur que les jeunes gens soufflent dans le registre AOR. Et les récents changements de line-up n'auront en rien entamé l'efficacité de ces titres euphorisants. La majorité d'entre eux font mouche, particulièrement ceux des rapides "Into the Night" et "Looking for Action". Histoire de sécuriser l'affaire, les banlieusards de Lucerne incluent dans leur setlist le mega tube "Separate Ways (Worlds Apart)" de Journey, amorcé par un – vrai – clavier (c'est à saluer) idéalement dosé. Mise à part une guitare légèrement en retrait, rien n'entrave le dynamisme d'une prestation animée par "Emmo" Acar, frontman intenable qui court, saute, se perche sur les amplis, quand il ne tente pas une roulade ou envoie valser l'un des ventilateurs disposés entre les retours. Nullement décontenancé par l'indocilité de sa braguette à la fin de "Fighter", le chanteur de poche arborant un débardeur floqué Survivor dynamite avec succès la grosse demi-heure allouée au quintet et se permet de faire un tour dans la fosse afin de saluer le premier rang avant la clôture. Une euphorique entrée en matière qui donne envie de faire connaissance avec le prochain album auquel doit collaborer rien moins que Thomas "Plec" Johansson (The Night Flight Orchestra, Soilwork).

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Emmo : « En effet, c'était un concert très important pour nous car nous avons pu intégrer une grande affiche. Mais ce qui l'a rendu encore plus spécial, c'est la très bonne organisation du festival, avec une équipe solide. Nous n'avons jamais eu l'impression que des choses étaient laissées au hasard. Tout était très bien planifié. Nous étions en contact très étroit avec l'équipe de scène qui nous a même aidés à monter et descendre le matériel. Le public était très actif et se trouvait déjà devant la scène bien que nous ayons joué très tôt. Bien sûr, certains se sont joints à nous pendant que nous jouions. Et le plus gros point fort a été l'emplacement. C'est certainement un gros avantage par rapport aux autres lieux de festival. On avait l'impression que la scène se trouvait à côté de la porte du paradis. Entouré d'un si grand lac bleu, c'était incroyable. C'était vraiment un moment que nous voudrions tous garder pour toujours. C'était donc vraiment une fin parfaite pour notre saison estivale de festivals. »

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La pression est mise sur les compatriotes de BLACK DIAMONDS (14h30), qui ont hérité brièvement du backdrop de Blackrain pendant le changement de plateau. Les Helvètes de la région de Saint-Gall officient depuis 2004 dans un style très proche de Fighter V, plus rock'n'roll dans l'esprit – pas de synthés - mais aussi un poil plus lourd. Bienvenue donc sous l'étendard du No-Tell Hotel - quatrième opus rock-glam des Black Diamonds, dont l'intention manifeste est de nous offrir un (kick-your ass) trip façon eighties. On pense à Backyard Babies, d'autant que le timbre de Michael Kehl (aucun rapport avec Groland) est assez nasillard. Celui-ci partage parfois le micro avec le très stylé bassiste Andi Fässler, longue veste zébrée, bandana, lunettes d'aviateur et basse noire à cordes roses. Les quatre acolytes déroulent leurs chansons bien gaulées, entrecoupées d’interpellations dans la langue de David Coverdale, ce qui est assez amusant compte tenu de l'importante proportion alémanique de l'assistance. Le batteur, manifestement grisé par l'événement, profite d'une pause pour se hisser sur un élément de décor à l'avant-scène et haranguer les spectateurs, contrastant avec le flegme du guitariste lead portant bandana. Après des remerciements adressés aux techniciens ainsi qu'à Daniel Botteron, l'initiateur du festival, un entraînant "We Want to Party" clôt un agréable récital.

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Andi : « Nous sommes originaires de l'est de la Suisse, donc venir jusqu'à la partie occidentale où vous avez plus de soleil, beaucoup de vignobles et une vue magnifique, c'est toujours un peu comme partir en vacances. Nous avons trouvé l'événement très bien organisé avec un personnel compétent et très amical, qu'il s'agisse de l'équipe de scène, du personnel de sécurité ou de simples assistants. Nous avons fait un excellent spectacle devant une foule formidable et visiblement de bonne humeur. C'était agréable de parler avec beaucoup d'entre eux à la table du merchandising plus tard. Ensuite, nous avons regardé de nombreux autres groupes depuis la zone publique - bon son, bon esprit, bons moments. De notre point de vue, c'était une grande fête rock n' roll qui se déroulait et nous espérons que ce n'était que le début d'un festival traditionnel. »

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Seule formation française programmée ce dimanche, BLACKRAIN (15h25) débarque, baigné de fumigènes et de samples. Ces derniers, pas toujours discrets, donnent hélas un aspect artificiel à certains refrains, ce qui est dommage car ceux-ci sont plutôt efficaces dans un style glam metal que les Hauts-Savoyards maîtrisent aussi bien que leurs homologues suédois, les champions du genre en Europe. Telle une fusion vocale entre Brian Molko (auquel il ressemble par ailleurs), Bon Jovi et Gabriel Keyes de Crashdïet, le chanteur Swan Hellion dope un registre énergique, très rock dans l'esprit, ce dont témoigne la reprise de "We're not gonna take it", l'hymne vivifiant de Twisted Sister chanté par le guitariste Max 2, auquel succède une "Innocent Rosie" déchaînée et très réverbérée. Plus sobres visuellement qu'à leurs débuts, les quatre Frenchies, se partageant entre débardeurs sombres et vestes en jean, accueillent le temps d'un morceau leur nouvelle mascotte - exclusivité de sa prime apparition sur scène - sorte de zombie à chevelure noire et épaisse qui circule sur des échasses entre des musiciens hilares. Le frontman salue l'équilibre conservé jusqu'à sa sortie par la créature avant d'entamer "Hellfire" avec ses compétents partenaires. Se renseignant régulièrement sur l'état de fatigue des festivaliers et maudissant la chaleur, le titulaire du micro termine son speech en anglais pour annoncer "Rock'n Roll Is Dead Long Live Rock'n Roll" avant de présenter trois extraits du prochain LP, Untamed, à paraître en novembre. Ne dépareillant pas avec le reste du répertoire décliné en cette après-midi estivale, ces titres, dont le single éponyme déjà publié, promettent du solide et du bon, à l'instar de leur performance du jour.

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Swan : « Pour une première édition, le fest était particulièrement au point, du côté scène la main d œuvre fut abondante et 100% professionnelle, ce qui nous a permis de respecter sans problèmes le changement de plateau (assez court) de vingt minutes pour tout mettre en place avant le concert, au top de ce coté là. Super scène, super son, on espère pouvoir expérimenter de nuit la prochaine fois!! Coté backstage rien à redire, super organisation, super propre, et que dire du site en général, quelle vue…! On saluera donc la gentillesse et l'efficacité des équipes, que ce soit sur scène ou backstage, un gros 20/20. Le public était également très réceptif avec un gros répondant, ce qui fait particulièrement plaisir vu que le fest n'était pas rempli lorsque nous avons joué. Bref, une super expérience à tous points de vue pour nous, très bonne surprise pour une première édition, on leur souhaite le meilleur pour la suite ! »

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Avec cinq minutes de retard sur l'horaire prévu, DYNAZTY (16h30) commence son set sur l'air très (trop ?) familier d'"Ameno" d'Era, premier sample d'une longue série et dont la mise en place laborieuse a été à l'origine du décalage initial et probablement des quelques grésillements qui surgissent de temps à autre. Moins envahissants sur les refrains que chez Blackrain, les enregistrements n'en demeurent pas moins très présents et alourdissent une pâte sonore déjà chargée en sucre. Par bonheur, la troupe suédoise dispose de guitaristes de très bon niveau qui se tirent joyeusement la bourre, d'un bassiste beau gosse (ok, ça n'apporte rien musicalement mais ça n'est jamais désagréable à constater) et, last but not least, d'un chanteur de très haut niveau, pas trop mal fait de sa personne non plus. Doté d'un organe puissant qu'il module avec justesse, Nils Molin bonifie des chansons qui ont manifestement trouvé leur public - mais qui peuvent aussi effaroucher les intolérants à l'excès de glucose – et pourtant la barre a été placée à bonne hauteur par les escouades précédentes.

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Le spectacle offert par les hommes en noir est néanmoins plaisant à regarder, et pas seulement parce que le bassiste fait tomber le haut. Les facéties se succèdent de la part des Nordiques visiblement heureux de jouer ensemble. Deux extraits de l'album Final Advent à paraître la semaine suivante sont interprétés avant que Molin demande le soutien de l'auditoire sur "Heartless Madness". Celui-ci, conquis depuis le morceau d'ouverture pour une grande part, ne se fait pas prier pour répondre à l'appel. Les Scandinaves ont assuré et nul doute qu'ils continueront à progresser dans la hiérarchie du metal mélodique avec des gigs aussi impliqués.

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Troisième et avant-dernier groupe helvétique à fouler les planches, les vétérans de CRYSTAL BALL (17h35), près de vingt-cinq ans d'existence et douze LP au compteur, s'avancent devant un parterre que l'on qualifiera poliment d'« aéré ». Si la renommée des anciens pensionnaires de Nuclear Blast n'a pas crevé les plafonds, ce n'est sans doute pas par hasard ou malchance. Attention, les Lucernois d'origine sont de solides musiciens et même si Steven Mageney, le chanteur bavard mais pas bavarois [nda : désolé] a le vibrato un peu systématique, il se montre suffisamment à l'aise pour sécuriser la distribution de heavy metal mélodique réalisée par ses partenaires. Toutefois, le manque d'accroche des compositions le plus souvent en mid tempo rend l'exaltation difficile de l'autre côté des barrières, de même que le jeu de scène placide des quinquagénaires. Sur "Hellvetia" – ils ont un morceau intitulé "Déjà-Voodoo", aussi – le frontman, engoncé dans un t-shirt couleur cramoisie emprunté au staff, agite un drapeau rouge à croix blanche. Hormis des coupures de son sur le dernier titre, ce sera le seul événement notable des trois-quarts d'heure passés en compagnie de cette troupe sympathique à défaut d'être captivante.

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Quatrième et dernier groupe helvétique à fouler les planches, les vétérans de SHAKRA (18h55), près de vingt-cinq ans d'existence et douze LP au compteur, s'avancent... Oups, il y a comme un air de déjà-vu (ou de « déjà-voodoo », ourf ourf). Alors, on prend les mêmes et on recommence ? Presque. Mais pas tout à fait. D'abord parce que l'audience s'est étoffée et ensuite parce que Shakra est davantage attiré par le côté rock 'n' roll de la Force que Crystal Ball, plus orienté heavy. Sorte de version musclée des stars (inter)nationales Krokus et Gotthard, le quintet déroule un hard rock US à tendance germanique, comprendre que le chanteur nasille comme Andi Deris et qu'il émane des amplis une sorte de candeur indéfinissable, comme sur les réalisations initiales de Pink Cream 69 où officiait le susnommé au début des années quatre-vingt-dix. Après une mise en jambe alerte, une impression similaire à celle du set précédent s'installe progressivement, celle relative à un travail bien fait mais qui peine à affoler le non-initié. Encouragée par l'imposant Markus Fuchs alias Mark Fox, qui tente quelques mots en français avant de communiquer dans sa langue natale, l'assemblée fervente donne de la voix, certains spécimens esquissant même un pogo. Sachant qu'aucun groupe n'a appelé à un quelconque circle pit, wall of death et autre télescopage - qui n'ont effectivement jamais eu lieu de toute la journée - l'événement est à souligner. Comportant un excellent soliste en leurs rangs, les Bernois remettent les gaz sur "Ashes to Ashes" avant de conclure une prestation sérieuse qui a manifestement contenté les fans.

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« Je peux seulement dire que c'était une merveilleuse conclusion pour notre tournée en open air. Tout était parfait. Le festival était très bien organisé et même le temps était superbe. Bien sûr, nous avons été très heureux que le public nous aie autant fêtés. Cela a été le cas partout cet été, que ce soit en Bulgarie, en République tchèque, en Suède ou en Suisse : les gens aiment notre rock n' roll ;-) et même si nous sommes un outsider dans beaucoup de ces festivals de metal en tant que groupe de hard rock, les gens semblent généralement apprécier notre mélange de hard rock et de metal. Rock The Lakes n'a donc pas fait exception et nous étions également heureux de jouer à nouveau en Suisse occidentale après avoir dû annuler le concert de soutien avec Gotthard à Lausanne plus tôt cette année en raison d'un double booking. J'espère que nous avons pu apaiser les esprits de nos fans qui n'ont malheureusement pas pu nous voir là-bas. En tout cas, nous souhaitons jouer beaucoup plus souvent en Suisse romande. Le festival a donc été un moment fort de la saison pour nous et nous serons toujours heureux d'y jouer à nouveau si on nous le demande. Un merveilleux retour aux sources. »

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Voici venue l'heure d'ORDEN OGAN (20h25), qui fait aussi partie de ces formations principalement populaires dans les territoires germanophones convoquées au Rock the Lakes. La foule s'est encore épaissie et réserve un accueil des plus chaleureux aux Allemands qui eux non plus n'hésitent pas à renforcer les refrains à l'aide de bandes sonores. On comprend rapidement pourquoi à l'écoute de morceaux essentiellement conçus pour être repris en chœur au moment du chorus, tel celui de "F.E.V.E.R." moult fois répété en ouverture. La formule fonctionne, les intonations du vocaliste Sebastian "Seeb" Levermann sont gracieuses, mais ont tendance à se ressembler d'un titre à l'autre, engendrant une impression d'uniformité renforcée par des séquences rythmiques façon power germanique qui relèvent de l'arrosage automatique. Néanmoins le public répond présent, y compris quand le frontman et son acolyte à la basse lui expliquent longuement à quel moment crier « Burn ! » sur "Inferno". Et encore plus longuement qu'il lui faut hurler plus fort « cold, dead, and gone » sur le terminal "The Things We Believe In" évoquant un mélange entre l'aspect pop de Ghost et le penchant « fête de la bière » de Blind Guardian – comme toutes les autres chansons, en somme. Sans doute pour se faire pardonner un certain manque de classe dans leur accoutrement – chaussures de sport et épaulettes démesurées pour le chanteur, gilets de mamies pour les autres – les Rhénans font lancer des serpentins noirs comme leurs tenues pendant "Gunman", augmentant significativement le taux de déchets sur le site. Les aficionados sont aux anges et saluent bruyamment leurs idoles à l'issue de l'heure qui leur a été attribuée.

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« Nous avons tous passé un super moment au festival, c'était encore petit et familier, mais très bien organisé et le paysage était un rêve. Tous les gens qui travaillaient là étaient super professionnels et la foule faisait la fête pendant notre spectacle et nous aussi :). Nous reviendrons certainement un jour.
»

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La ferveur monte encore d'un cran à l'arrivée de la tête d'affiche, BEAST IN BLACK (22h00). Chargée de clôturer le festival, la section finlandaise évolue devant un immense backdrop représentant la pochette de Dark Connection, le dernier album en date paru en octobre 2021. Le défilé de tubes en puissance peut commencer, par le frénétique "Blade Runner", en l'occurrence. Pas de ballades, que de la dynamite dont chaque bâton fait exploser – de bonheur – la foule toute acquise à la cause de la Bête. Ici les samples ne gênent pas car ils ne sont pas (seulement) utilisés comme dopants mais font partie intégrante des compositions dont ils renforcent le penchant mélodique très prononcé, les rendant quasiment toutes irrésistibles.

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Les titres les plus marquants des trois LP publiés par la horde sont exécutés avec toute l'énergie requise - "From Hell with Love", "Cry out For Hero", "Moonlight Rendez-Vous", la doublette finale "Blind and Frozen / End Of The World". On n'aurait pas craché sur l'insertion d'un "Unlimited Sin" ou d'un "True Believer", mais "Highway to Mars" sur lequel les guitaristes se mettent au pas cadencé, et le tourbillonnant "One Night in Tokyo" compensent joyeusement. Car si la setlist a logiquement évolué depuis la tournée antérieure, la bonne humeur qui règne sur les planches est toujours de mise – ce qui inclut les grimaces du guitariste Kasperi Heikkinen et la banane constante d'Atte Palokangas entouré de ses cymbales géantes. Les guitares chorégraphiées sont également de la partie – on notera la customisation démoniaquement fun de la basse de Máté Molnár et le vert pomme pétant de la six-cordes brandie par Heikkinen. Quant à Yannis Papadopoulos, son aisance vocale stupéfie toujours autant, apportant une puissance qui bonifie tous les morceaux. S'il demande, calmement mais fermement, aux fumeurs de suspendre leurs émissions après l'interprétation de "Born again", il se montre plutôt décontracté le reste du show, y allant de son anecdote en introduction de "Sweet True Lies". Dans ces conditions l'heure et quart à se déhancher et s'époumoner passe vite, trop vite. La copieuse tournée programmée les prochains mois devrait permettre de profiter encore davantage du phénomène Beast in Black.

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La conclusion en fanfare de la troisième journée du Rock the Lakes valide les savoureux moments passés sur le pré vaudois. Bénéficiant d'un excellent son, les groupes ont pu donner leur pleine mesure devant une jauge correspondant aux prévisions. L'ambiance amicale, qui n'exclut pas l'enthousiasme devant la scène, a alimenté le ressenti positif qu'ont procuré ces quelques heures volées à la normalité. Hormis quelques problèmes mineurs (l'absence de points d'eau), l'organisation aura été admirable - le staff, charmant, n'étant pas étranger à ce constat. La réussite de ce festival « à taille humaine » appelle incontestablement d'autres éditions. Si l'affiche est belle et que l'événement se déroule à nouveau dans le cadre enchanteur qui fut celui de cet été 2022, nul doute que le succès sera encore au rendez-vous.




Rock The Lakes results of a local entrepreneur's determination to set up the hard rock and metal festival that was missing in French-speaking Switzerland. It takes place in the locality of Vallamand, on the Mont Vully, a postcard-like setting with a privileged view of Lake Morat and the Alps. Nearly two thousand people are expected every day in this bucolic spot between Neuchâtel and Fribourg. Using his socials connections, the business owner surrounded himself with a team whose skills should already be praised, and managed to attract several Confederation bands - especially Silver Dust and the legendary Coroner (we are still waiting for the album promised at least ten years) - as well as bands from all over Europe such as Clawfinger, based in Stockholm, the Bavarians of Freedom Call, Sirenia from Norway (with some Frenchmen within them) or the tireless Tagada Jones from Rennes. This happy crowd / turnout spreads over the first two days, while the third and last day - subject of this review - is clearly hard rock/heavy melodic oriented.

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It is around noon when the sloping ground - in large part weeded by the previous days's trampling - welcomes its first visitors. Enough time to go around on the food stalls, including a fake chalet adorned with Swiss flags and where rösti are sold - true cliché, but makes a change from French- fry stand. A few meters high totem, featuring a carved ram's head, guards the area's entry where a serene atmosphere prevails, alike to what we noticed on month earlier at the same-size Baden in Blut Festival. The public, mostly native (according to the license plates), is divided between several generations - including a significant quota of teenagers and young adults. And we are not far from achieving gender parity. The women are not necessarily accompanied by male specimens, or not accompanied at all. It says a lot about the friendly atmosphere that prevails on the venue It would be idyllic ignoring the lack of the promised car parks, an unsafe situation when looking for your car in the middle of the night. But above all, the lack of water points, including near the toilets. Hydro-alcohol bottles (sometimes empty) are not sufficient for self-evident reasons. Thanks to a mild weather (though the sky blesses us with an astonishing micro rain of... ants), dehydration is not a real threat - seeing the ... Swiss prices of the drinks, still poured by cheerful and relaxed persons in reusable cups A significant asset for the cleanliness - something we would like to see elsewhere (hello Dessel?) - and it seems to be a sine qua non condition to renew the event next year. There are some values that are not joked about in the canton of Vaud.

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Some do not hesitate to show their pleasure at being on the festival's only stage. The lively Swiss band FIGHTER V (1.30 pm) start the festivities with ultra-melodic hard rock whose choruses are made to be sung along in stadiums. Strongly influenced by Survivor, Whitesnake, Bon Jovi, and so on - the shade of Def Leppard is not far away - Fighter V, formed in 2019 in Hergiswil, present themselves with a Fighter welcomed by a critic sensitive to the fresh wind it blows in the AOR register. And the change in line-up don't detract from the effectiveness of these euphoric tracks. Most of them hit the mark, especially the fast "Into the Night" and "Looking for Action". In order to secure the deal, the Lucerne suburbans include in their set list the mega hit "Separate Ways (Worlds Apart)" from Journey, opening by a real and ideally dosed keyboard riff. Apart from a slightly set back guitar, nothing hinders the dynamic performance of "Emmo" Acar, relentless front man who runs, jumps, perches on the amps when he doesn't try to roll or throw away one of the ventilators placed between the onstage monitors. Not at all taken aback by his recalcitrant zip at the end of "Fighter", the singer, wearing a Survivor tank top, successfully dynamites the half hour granted to the quintet, and allowed himself to join the pit to greet the front row before the gig ends. An euphoric start that makes you want to get acquainted with the next album on which Thomas "Plec" Johansson (The Night Flight Orchestra, Soilwork) will collaborate.

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Emmo: « Indeed it was a very important gig to us due to the fact we could be a part of such a great line up. But what made it even more special was the very well organisation including a solid crew. We never had the impression of coincidences. Everything was very well planed. We were in a very close contact with the stage crew who even helped us loading in and out. The crowd was very active and already in front of the stage although we played very early. Of course some joined in while we were playing. And the biggest highlight was the location. This is definitely a big advantage towards other festival locations. You had the feel as if the stage was standing next to the heaven door. Surrounded by such a great blue lake was only incredible. It was definitely a moment we all wanted to stay in forever. So it really was a perfect final for our summer festival season. »

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The pressure is on their fellow countrymen BLACK DIAMONDS (2.30pm), who briefly inherited the Blackrain backdrop during the set change. The Helvetians from the St. Gallen Rhine Valley have been officiating since 2004 in the same vein as Fighter V, yet more rock'n'roll style - no synths - also a tad heavier. So welcome to No-Tell Hotel - fourth rock-glam opus - the Black Diamonds' intention is obviously to offer us an eighties-style (kick-your ass) trip. One thinks about Backyard Babies, especialy due to Michael Kehl's, rather nazal but quite interesting. He sometimes shares the microphone with Andi Fässler, the very stylish bass player, long zebra jacket, bandanna, aviator glasses and black bass with pink strings The four sidekicks run through their curvy staged songs, peppered with appeals in David Coverdale's language - quite funny regarding the significant German-speaking part of the audience. The drummer, obviously excited by the event, takes advantage of a break to climb onto a stage monitor and harangue the audience, contrasting with the phlegmatic – wearing bandanna - lead guitarist. After some thanks to the technicians and Daniel Botteron, the instigator of the festival, a catchy "We Want to Party" closes a quite pleasant gig.

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Andi: « We are from eastern Switzerland, so driving to the western part where you have more sunshine, lots of grape hills and a beautiful view always feels a bit like going on vacation. We found a very well organized event with competent and super friendly staff - regardless if it was stage crew, security personnel or just helpers. We had a great show in front of a great crowd, obviously in a good mood. It was nice talking to many at the merch table later on. Afterwards we were watching many of the later acts from the public area - good sound, good spirit, good times. From our point of view it was a great rock n' roll party taking place and we hope this was only just the beginning of a traditional festival.  »

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BLACKRAIN (3.25pm), the first and only French band playing this day, arrive surrounded by smoke and samples. Alas, those samples, sometimes invasive, lend an artificial aspect to some of the choruses, which is a pity as they are rather efficient in their glam metal style. A combination that the Hauts-Savoyards as well as their Swedish counterparts, the leaders of their style all over Europe. Like a vocal fusion between Brian Molko (whom he looks alike), Bon Jovi and Gabriel Keyes of Crashdïet, the singer Swan Hellion boosts an energetic register, highly rocking, as evidenced by the cover of "We're not gonna take it", the refreshing anthem by Twisted Sister performed by the guitarist Max 2, before launching into a wild and very reverberated "Innocent Rosie". More visually understated than on their debut, the four Frenchies, divided between dark tank tops and denim jackets, welcome their new mascot for a song - an exclusive: it's his first appearance on stage - a kind of zombie with thick black hair that moves around on stilts between hilarious musicians. The front man praises the creature for its balance before starting "Hellfire" with his skilled partners. Regularly inquiring about the festival goers' tiredness and cursing the heat, the microphone holder ends his speech in English to announce "Rock'n Roll Is Dead Long Live Rock'n Roll" before displaying three extracts from the next LP, Untamed, to be released in November. These tracks, including the eponymous single already released, are not out of place with the remainder of this summer afternoon. They promise to be solid and tasty, just like today's performance.

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Swan : « For a first edition, the fest was particularly well done, on the stage side the staff was abundant and 100% professional, which allowed us to respect without any problems the 20 min change of stage (quite short) to set up everything before the concert, at the top on this side. Great stage, great sound, we hope to be able to experiment at night next time!Backstage was great, super organized, super clean, and what can we say about the site in general, what a view...! We will salute the kindness and efficiency of the teams, whether on stage or backstage, a big 20/20.The audience was also very receptive with a big response, which is particularly pleasing since the fest was not full when we played. To resume, a great experience for us in all aspects, very good surprise for a first edition, we wish them the best for the future! »

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Five minutes behind schedule, DYNAZTY (4.30 pm) start their set with the (too much?) familiar tune of Era's "Ameno". First sample of a long series. The initial delays (and probably the few cracks that appear from time to time) are due to its laborious setting up. Less intrusive on the choruses than during Blackrain's set but still quite present, the recordings hang heavily in an already sweet sound paste. Fortunately, the Swedish band has very good guitarists who happily complete each other, a handsome bass player (it doesn't bring anything to music, still it's pleasant enough to notice) and it is worth to mention a high level singer, not too bad looking either. Endowed with a powerful voice that he modulates with accuracy, Nils Molin enhances songs that have obviously found their audience. Yet it can also scare off those intolerant to excessive glucose - and yet the bar was set high by the previous bands.

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However the show offered by the men in black is easy on the eye, and not only because the bassist takes off his top. The Nordics, clearly happy to play here and now, multiply jokes. Two extracts from Final Advent, the new album to be released the following week, are played before Molin asks for the audience's support on 'Heartless Madness'. No need to say that the crowd, having been won over till the opening track, is ready to follow.The Scandinavians were great. No doubt that they will continue to evolve in melodic metal hierarchy with such involved gigs.

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The third and penultimate Swiss band to take to the stage, the veterans of CRYSTAL BALL (5.35pm), with almost twenty-five years of existence and twelve LPs to their credit, step forward in front of an audience that can be described as sparse. If the fame of the musicians formerly under contract with Nuclear Blast did not breaking records of popularity, it is probably not by bad luck. Beware, the Lucerne-based band are solid musicians and even if Steven Mageney, the talkative singer has a slightly systematic vibrato, he shows himself to be sufficiently at ease to secure the melodic heavy metal distribution made by his partners. However, the lack of catchy compositions, most often in mid tempo, makes it difficult to get excited, as well as the placid stage performance of the fifty-year-olds. On "Hellvetia" - they also have a song called "Déjà-Voodoo" - the front man, clad in a crimson T-shirt borrowed from the staff, waves a flag containing a white cross in the center of a square red field. Apart from some sound cuts on the last track, this will be the only notable event of the three-quarters of an hour spent in the company of this nice if not exciting band.

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The fourth and last Swiss band to take to the stage, the veterans of SHAKRA (6.55pm), with almost twenty-five years of existence and twelve LPs to their credit, are coming forward... Oops, it feels like déjà-vu (or « déjà-voodoo »...). So, let's take the same ones and start again? Almost. But not quite. Firstly because the audience has grown and secondly because Shakra is more attracted to the rock 'n' roll side of the Force than Crystal Ball, which is more heavy oriented. A sort of muscular version of the (inter)national stars Krokus and Gotthard, the quintet plays US hard rock with a Germanic tendency, as the singer nasalizes like Andi Deris and a sort of indefinable candor emanates from the amplifiers, like on the initial achievements of Pink Cream 69, where the aforementioned officiated at the beginning of the nineties. After an alert start, an impression similar to the one of the previous set progressively settles in. The job is quite well done but it struggles to overwhelm the uninitiated. Encouraged by the imposing Markus Fuchs alias Mark Fox, who tries to say a few words in French before communicating in his native tongue, the fervent assembly gives its voice, a pogot even takes shape. Knowing that no band called for any kind of circle pit, wall of death or other telescoping - which never actually happened all day - it is worth to comment the event. With an excellent lead guitarist in their ranks, the Bernese musicians put the throttle on "Ashes to Ashes", before concluding a serious performance that obviously pleased the fans.

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« I can only say that it was a wonderful end to our open-air season. Everything was just right. The festival was very well organized and even the weather was great. Of course, we were most pleased that the audience celebrated us so much. This has been the case everywhere this summer, whether in Bulgaria, Czech Republic, Sweden or Switzerland: people love our rock n' roll ;-) and even though we are an outsider at many of these metal festivals as a hard rock band, people seem to generally enjoy our mixture of hard rock and metal. So Rock The Lakes was no exception and we were also happy to play in Western Switzerland again after we had to cancel the support gig with Gotthard in Lausanne earlier this year due to a double booking. I hope we could soothe the minds of our fans who unfortunately couldn't see us there. Anyway, we wish to play much more also in the Romandie. So the festival was a highlight of the season for us and we will always be happy to play there again if we are asked. A wonderful homecoming ».

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Now it's time for ORDEN OGAN (8.25pm), who are also one of those bands invited to Rock the Lakes that are mainly popular in the German-speaking territories. The crowd has thickened again and gives a warm welcome to the Germans, who also do not hesitate to reinforce the choruses with soundtracks. As an evidence when listening to songs that are essentially designed to be taken up in chorus such as "F.E.V.E.R.'' repeated many times in the opening. And it works, vocalist Sebastian "Seeb" Levermann's intonations are graceful but tend to sound the same from one track to the next, creating an sense of uniformity reinforced by Germanic power style, rhythmic sequences that are like automatic watering. Nevertheless, the audience responds, including when the front man and his bassist sidekick explain at length when to shout « Burn! » on "Inferno". And even longer when he has to shout « cold, dead, and gone! » louder on the terminal "The Things We Believe In", which evokes a mix between the pop aspect of Ghost and the « beer party » aspect of Blind Guardian - like all the other songs. No doubt to make up for a certain lack of class in their attire - sneakers and oversize shoulder pads for the singer, granny waistcoats for the others - the guys from Arnsberg have black streamers thrown like their outfits during "Gunman", significantly increasing the amount of litter on site. The aficionados are ecstatic and greet their idols loudly at the end of their allotted hour.

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« We all had a super great time at the festival, it was still small ans familiar, but very well organized and the landscape was a dream. Everybody working there was super professional and the crowd was having a party during our show and so were we :) We will definitely be back some day. »

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The fervor rises again when the headliner, BEAST IN BLACK, arrives (10pm). The Finnish section, in charge of closing the festival, performs in front of a huge backdrop representing the cover of Dark Connection, the latest album released in October 2021. The parade of potential hits can begin, with the frenetic "Blade Runner", in this case. No ballads, only dynamite, each stick of which makes the crowd explode - in happiness - for the Beast's cause. Here, the samples don't get in the way because they are not (only) used as doping agents but are an integral part of the compositions, reinforcing their very pronounced melodic leanings and making them almost all irresistible.

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The most outstanding tracks of the three LPs released by the horde are executed with all the energy required - "From Hell with Love", "Cry out For Hero", "Moonlight Rendez-Vous", the final double feature "Blind and Frozen" / "End Of The World". We wouldn't have spoiled our fun with "Unlimited Sin" or "True Believer", but "Highway to Mars", on which the guitarists get into a cadence step, and the swirling "One Night in Tokyo" joyfully compensate. The set list has logically evolved since the previous tour, but the good mood on stage is still there - including the grimaces of guitarist Kasperi Heikkinen and the constant smiles of Atte Palokangas surrounded by his giant cymbals. Choreographed guitars are also part of the mix - note the demonically fun customization of Máté Molnár's bass and the farting apple green of Heikkinen's six-string. As for Yannis Papadopoulos, his vocal ease is as amazing as ever, bringing a power that enhances every track. If he calmly but firmly asks the smokers to suspend their emissions after the performance of "Born again", he is rather relaxed for the rest of the show, giving an anecdote in the introduction of "Sweet True Lies". Under these conditions, the hour and a quarter of wiggling and shaking passes too quickly. The copious tour scheduled for the next few months should allow us to enjoy the Beast in Black phenomenon even more.


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This final with a bang at the third day of Rock the Lakes validates the great moments spent on the meadow of Vaud. Benefiting from an excellent sound, the bands were able to give their full measure in front of a capacity corresponding to the forecasts. The friendly atmosphere, which did not exclude enthusiasm in front of the stage, fed the positive feeling of these few hours stolen from normality. Apart from a few minor problems (the absence of water points), the organisation was admirable - the very nice staff being no stranger to this observation. The success of this "human-sized" festival undoubtedly calls for other editions. If the program is beautiful and the event takes place again in the enchanting setting of this summer of 2022, there is no doubt that it will be a success.

Crédits photos : Tabris pour la plupart, Merci Foule Fête pour le reste


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