CHRONIQUE PAR ...

109
S1phonique
le 09 juillet 2014




SETLIST

I, Reptile
The Man You're Not
The Nightfall and All Its Mistakes
Black Smokers (752° Fahrenheit)
When Winter...
The Great Wonder
It's All About Time
The White Guy

AFFILIÉ

Dagoba
Paris - Bataclan
(12 février 2014)
Paris - Nouveau Casino
(04 28 2006)
Paris - Trabendo
(12 septembre 2008)
Hellfest (Clisson)
(20 juin 2009)
Paris - La Maroquinerie
(20 décembre 2010)

21 juin 2014 - Hellfest


Dagoba_Hellfest_20140621

Rhoooo Peuchère ! C'est vrai qu'il est pas mal ce deuxième jour et qu'en cette fin d'après-midi les festivaliers des deux mainstages ont trouvé sympa les sets proposés par les différents groupes. Mais fini de jouer, malgré l'horaire le cagnard est roi et le mistral gagnant pour le coup c'est Dagoba qui, en une petite heure, va retourner la Mainstage 2, tout son public du premier rang à la grande roue. 

Tout le monde sait déjà que le groupe est taillé pour le live et depuis la dernière sortie de Post mortem nihil est et la mega tournée qui a suivi, dont le roadtrip 'ricain, le groupe a nettement franchi un cap. Tous les concerts donnés, quelque soit la salle, rapportent une prise d'envergure du groupe de Shawter et Francky. Il était temps de faire la version festival de la puissance façon metal marseillais. Et ça commence même durant le set d'Extreme où le "More than Word" acoustique sera pilonné du soundcheck de la double du père Costanza. D'ailleurs, en tournant la tête d'une scène à l'autre, on se rend compte qu'il commence à y avoir autant de personne devant la Mainstage 2 que celle du Mainstage 1, où pourtant Extreme a attroupé un nombre impressionnant de festivaliers. Ainsi le concert n'est même pas commencé que tout le monde trépigne et tourne en rond.
C'est donc un bruyant public qui attend le début du set qui ne tarde pas à commencer. A priori public comme musiciens sont impatients et le set commence pile à l'heure sur l'opener de l'OST de Dracula. Les quatre zicos ont déjà le sourire et l’œil du tigre. Ça va faire mal.... la setlist sera celle de la tournée, adaptée au temps de jeu. Autant dire que le groupe ira à l'essentiel et ne va proposer que les missiles de leur disco, parfaitement rodés en raison des nombreuses dates passées. Que ce soit Z (quelle évidence, à présent le guitariste dans le groupe), Werther ou Francky, la ligne musicale sera puissante et même adaptée au live avec ces arrangements différents des albums, issus de ces centaines d'interprétations. Et avec les premiers growl de Shawter, c'est le nuage de poussière dagobesque qui se lève et ne se déposera que tard après la fin de leur set. Les huit titres sont tous chantés par le public et la taille du festival va donner les moyens au groupe de montrer à quel point leur public est énergique.
Les pogos, circles pit et le nombre de slameurs simultanés seront les plus grands / nombreux des trois jours. Alors si parfois Shwater en perd ses cordes vocales et sa justesse à l'interprétation, c'est bel et bien la puissante passion qui emporte l'adhésion de tous. Pour ceux qui découvrent, c'est la claque, et pour les habitués, c'est l'orgasme. On notera que "The Great Wonder" prend une dimension extraordinaire en concert (le morceau étant déjà très bon en version studio). Restera le fait du jour (du mois ou de l'année) où le groupe donnera son plus gros wall of death qui s'étirera jusqu'après la régie audio dont la caméra de film et le drone planant immortaliseront l'incroyable. A peine commencé que "It's All About Time" et "The White Guy" clôturent un set finalement trop court où une demi heure supplémentaire aurait largement été accueillie et suivie. Les artistes sont visiblement émus et sereins (le job est fait et très bien fait), et l'échange de mercis et d'applaudissements attardent les quatre membres sur scène (après tout il faut kiffer ces moments là). 


Et voilà ! Non Mais ! Dagoba était attendu, non pas au tournant mais tout simplement parce que chacun sait maintenant ce qu'est le groupe. Un set incroyable et dans les meilleurs prestations du festival, avec un échange public/groupe au sommet. Un batteur incroyable en prime. La France commence à avoir de sacrés pointures et on souhaite vraiment le meilleur à ce Dagoba là. 

Crédits photo : Elie Lahoud-Pinot Photography


©Les Eternels / Totoro mange des enfants corporation - 2012 - Tous droits réservés
Trefoil polaroid droit 4 polaroid milieu 4 polaroid gauche 4