CHRONIQUE PAR ...

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Cosmic Camel Clash
le 13 janvier 2008




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Dagoba
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04 28 2006 - Paris - Nouveau Casino


Dagoba_Paris_-_Nouveau_Casino_20062804

En ce 28 avril, les Marseillais de Dagoba viennent défendre sur les terres parisiennes leur dernier et très bon album [i]What Hell Is About[/i] (chronique ici), soutenus par un public parisien assez nombreux et leur statut de valeur montante du métal français qui arrache sérieusement. Ne connaissant que le dernier album en question, c'est pour moi l'occasion de me rendre compte si le buzz autour du groupe est justifié. Et je n'ai pas été déçu…

Premier bon point : le son est excellent. La guitare crache, la basse soutient tout ça parfaitement, la batterie martèle les tympans et le chant est parfait. Quand je dis parfait, je ne parle pas que du son : Shawter possède un growl fantastique qui rappelle Phil Anselmo en plus puissant, c'est dire. Sans aucun effort apparent l'homme balance des hurlements qui laissent pantois (renforcés par ceux d'Izakar le guitariste), et quand il lâche le chant clair comme sur Cancer c'est une leçon de maîtrise et de puissance. Très impressionnant, mais pas autant que le jeu de double-pédale de Francky qui se hausse à la hauteur de références du genre tel Raymond de Fear Factory sans aucun souci.

Parlons-en de Fear Factory : malgré le charisme des musiciens de Dagoba et la folie du public qui se lâche totalement, le premier tiers du concert a tendance à devenir un peu redondant après la baffe des premiers titres. Il faut dire que la formule "riffs ultrarapides en salves calées sur la grosse caisse on s'en lasse", et que même si les samples redonnent de la couleur au tout, après quelques titres je commence à m'inquiéter car tout ça se ressemble un peu. Mais le tournant du concert arrive juste au bon moment : "Cancer", compo déjà très catchy sur disque et qui devient totalement dévastatrice sur scène. Et à partir de là la soirée devient énorme.

Car Dagoba, après avoir montré qu'ils sont un groupe effroyablement technique, va démontrer qu'ils savent composer des titres de fou. Toutes les composantes du métal moderne sont en Dagoba, et les titres s'enchaînent sans se ressembler. Thrash, death, néo jumpy sur les derniers rappels tirés du premier album, tout est là pour coller des claques. L'utilisation de samples déclenchés automatiquement est bizarre visuellement, mais quand la voix de Vortex de Dimmu Borgir sort de nulle part sur "It's All About Time" on n'en a cure tant le titre est bon.


Ce concert est donc une tuerie, et le public parisien ne s'y trompe pas : pogotant comme des furieux, faisant une ovation permanente au groupe, il ravit le chanteur Shawter qui n'a de cesse de le remercier, visiblement touché. Pour preuve, il réussira quand même à faire chanter [cit]allez l'OM[/cit] à un public parisien une veille de finale de Coupe de France! Les impressions glanées à la sortie du concert confirment mon impression : Dagoba a tué tout le monde ce soir. A voir et revoir, en attendant que la reconnaissance internationale arrive.


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