CHRONIQUE PAR ...

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Ptilouis
le 01 juillet 2014




SETLIST

Clutch

Sea of Destruction 
Crucial Velocity 
Book, Saddle, & Go 
Unto The Breach 
The Mob Goes Wild 
Profits of Doom 
Mice and Gods 
The Regulator 
Power Player 
Cypress Grove 
Oh, Isabella 
The Soapmakers 
Burning Beard 
Gone Cold 
D.C. Sound Attack! 
The Face
 
Rappel:
Earth Rocker 
Electric Worry 
One Eye Dollar

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20 juin 2014 - Paris - Nouveau Casino


Clutch_Paris_-_Nouveau_Casino_20140620

Qu’y avait-t-il à faire en ce vendredi 20 juin dans la capitale française. D’un côté, les footeux étaient allés admirer la très bonne performance des bleus contre la Suisse, de l’autre la majorité des metalleux étaient partis au Hellfest histoire de profiter d’une affiche de rêve. Alors que restait-il dans la capitale ? Allez voir les One Direction qui se produisaient au Stade de France… Bon oublions. Voir Phil Anselmo gueuler dans un micro ? Pourquoi pas. Mais le plus intéressant se trouvait au Nouveau Casino où les texans de Clutch jouaient. Et ça, ça valait le coup d’œil, surtout que les plus avertis étaient au courant et que la salle affichait complet depuis un bon moment.

Alors ça allait sentir la bière, la barbe et la poussière, ça allait être grand car Clutch et son stoner punchy et groovy ça vaut le coup. Oui mais pour cela il faudra attendre car la première partie verra venir un DJ qui balancera des titres rock/metal et des morceaux populaires français… Etrange, dites-vous, et je ne peux qu’acquiescer. D’ailleurs dans la salle tout le monde s’en fichait et attendait, bien sagement en discutant, l’arrivée des stars du soir. Et c’est un peu la question que je me pose, pourquoi avoir fait venir quelqu’un qui visiblement ne cadrait pas avec la soirée ? Tous les groupes étaient pris par le Hellfest ? Pourtant Clutch y jouait le lendemain tout comme Phil Anselmo. Flemme de trouver un autre groupe ? Probable, mais la question demeurera sans réponse.
Bref, après ce vide, place au show et au rock stoner de Clutch mené par un Neil Fallon en grande forme. Si l’intro "Sea of Destruction" ne remue pas complètement les foules, c’est tout de suite que le groupe monte en régime en faisant honneur à son dernier album Earth Rocker sorti l’an dernier. La basse groove, la guitare balance des riffs tous plus percutants les uns que les autres, le batteur fait des mimiques rigolotes en se concentrant sur ses parties et Neil Fallon balance d’affilée "Crucial Velocity", l’ultra efficace refrain de "Book Saddle & Go" et la très rapide "Unto The Breach". Efficace, la salle est conquise, ça bouge, ça sue et ça headbang comme jamais tandis que Neil va d’un bout à l’autre de la scène et pousse la foule à s’exciter.
Pourtant tout ne fait que commencer, puisqu’après Earth Rocker, le groupe revient à quelques classiques en lançant l’énormissime "The Mob Goes Wild" et son refrain ultra groovy. La foule est dingue et la tension ne retombe pas avec "The Profits of Doom", plus lent mais tout aussi bon. Vient ensuite le moment de se poser un peu et d’apprécier la lourdeur et le côté lancinant des riffs de "The Regulator" repris sans problème par le public. Un public qui d’ailleurs tentera de temps en temps de discuter avec le chanteur qui les regardera l’air désolé en leur disant « Désolé, je ne comprends absolument rien » et balancera un autre morceau histoire d’évacuer la gêne. D’ailleurs on pardonnera facilement ce détail, plutôt drôle, vu la set list et l’enchaînement de titres anciens et efficaces comme "Oh Isabella", "The Soapmakers" et "Burning Beard" qui balancent de bons gros riffs et auront en plus été agrémenté d’un solos de batteries et de passages instrumentaux bien carrés et groovy.


Et pour finir ? Calmer le public avec la très lancinante "Gone Cold" puis le réembraser avec un "D.C Sound Attack" rallongé de quelques minutes tellement le riff est bon parait une excellente solution et le public réagit toujours au quart de tour ravit de voir Neil avec ou sans guitare se donner autant. Et pour le rappel, les texans n’hésiteront pas à balancer la très rentre-dedans "Earth Rocker" puis finir sur la bluesy et immanquable "Electric Worry" qui est une véritable bombe en concert et d'ailleurs le public hystérique ne s'y trompe pas. Bref, les musiciens de Clutch ont mis tout le monde d'accord. Le show groovait, sentait le bon gros rock velu et la bière et Neil Fallon est bel et bien l’incroyable frontman que tout le monde attendait. Conclusion : voir Clutch en concert c’est le bien !


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