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CHRONIQUE PAR ...

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TheDecline01
Cette chronique a été mise en ligne le 20 juillet 2014
Sa note : 14/20

LINE UP

-Axel Doussaud
(chant)

-Olivier Bousquet
(guitare)

-Sébastien "Canard" Brouchican
(guitare)

-Arnaud Pecoste
(basse)

-Alsvid
(batterie)

TRACKLIST

1) … / The Lock
2) Scars of Compromise
3) Circles of Red
4) To the Fathers
5) Scorn Aesthetics
6) In Vivo
7) Emphasize Nihility
8) Anti
9) All that Remains
10) To the Fathers (demo)

DISCOGRAPHIE


Ad Patres - Scorn Aesthetics
(2014) - death metal - Label : Kaotoxin



Décidément, c'est ce qui s'appelle avoir la main chaude. Après déjà quelques bonnes sorties (We All Die (Laughing), C.O.A.G. ou encore Insain présents dans nos colonnes) le label continue son activité débordante avec de nouveaux Français : Ad Patres. On évolue toujours dans de l'extrême et cette fois le ton est clairement au death. En fait, il est tellement au death qu'on ne peut parler d'autre chose que de death metal, ce qui n'est déjà pas mal. Et c'est une ressortie, que les choses soient claires.

Ressortie lorsque beaucoup de personnes l'ont manqué (même si apparemment il s'agit de la plus grosse vente du label de tous les temps, pour ce que ça veut dire...), cela peut signifier deux choses : opportunité de découvrir un gros loupé ou plutôt incompréhension sur le pourquoi de la chose. En clair, était-ce une bonne ou mauvaise sortie ? Reprenons le fil de l'intro, ça parlait death metal et death metal. Vous pouvez rajouter une bonne dose de death floridien et vous serez sur la bonne piste. On pourrait dire Deranged plus au Nord, mais le groupe singeant les sorties floridiennes, on reste dans la même zone sonore au final. Ad Patres arrive donc armé d'une définition claire, reste maintenant à prouver qu'il mérite de sortir de la fameuse masse, si insidieuse. Premier petit point en faveur du groupe, il a su attirer en son seing un batteur renommé : Alsvid. On connaît son jeu rapide et carré, pour du death classique c'est parfait. Il suffit de lui coller un son digne du genre, et le tour sera joué. Ce qui fut fait. Premier bon point. On entend effectivement une batterie qui cogne sec, souvent blastée et qui ramasse tout. Rien à redire.
Reste quand même le plus crucial dans ce genre, les riffs. Là bien sûr on a aucune surprise étant donnée l'orientation musicale, mais il faut avouer que si l'originalité n'est pas là, la qualité l'est. Honnêtement, difficile de mettre en défaut un riff, spécialement. Difficile également d'en sortir un spécifiquement étant donnée la forte homogénéité d'un disque à ranger plutôt dans le haut du panier. On se mange donc dans la face du gros riff gras, excellemment exécuté, varié au niveau des notes, carré comme un poteau de Glasgow en 1976, bref, ils sont à la hauteur des espérances. On a envie de headbanguer et c'est toujours un bon signe sur du death. Le chant est dans le ton, gros gras de rigueur, appréciable et aucunement un point faible. Il sait varier un peu les plaisirs pour pousser plus dans le cri, on reconnaît George Corpsegrinder Fischer, ce qui finalement est une référence du style quoiqu'on en pense. Invitée surprise, la basse qui sait se faire entendre pour de magnifiques quasi solos et démontre tout l'intérêt de la mettre en avant dans le death. Bien sûr, le reste du temps elle demeure un vague fond sonore en appui des riffs.


Mission réussie, cette ressortie fait bien partie des opportunités de combler un loupé. On vise un public bien spécifique, celui qui aime le death qui tache à la floridienne. Pour ceux-là, nul doute qu'ils seront aux anges. Pour les autres amateurs de metal extrême, il y a d'autres références à écouter en priorité, mais Ad Patres peut se poser comme un excellent outsider. On reprochera un total manque d'originalité et aucune chanson vraiment au-dessus des autres mais en corollaire, on a un album bon sur toute sa longueur et très homogène.


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