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CHRONIQUE PAR ...

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TheDecline01
Cette chronique a été mise en ligne le 22 mars 2014
Sa note : 15/20

LINE UP

-Déhà
(tout)

TRACKLIST

1) I
2) II
3) III
4) IV
5) V
6) VI
7) VII
8) VIII
9) IX
10) X
11) XI
12) XII
13) XIII
14) XIV
15) Defeatist

DISCOGRAPHIE

Sociopath (2013)

C.O.A.G. - Sociopath
(2013) - grindcore - Label : Kaotoxin



Le grind... Le grind. C'est avant tout un état d'esprit. De tous les genres rattachés au metal, c'est probablement le plus extrême et le plus underground de part sa définition même. Les groupes qui ont du succès dans ce genre l'ont au mieux d'estime ou sinon ont fini par faire du death. Et c'est peut-être le meilleur résumé de ce style, un dévouement à la musique, aux causes et ce de manière quasi gratuite car on sait que le public est ultra restreint au mieux.

C.O.A.G. est de ces groupes qui cherchent à aller un peu plus loin que le bout du nez grind n'importe quoi. Pas de gore, pas de porno, que du social et du punk extrême. On pense à Brutal Truth ancienne version pour la maîtrise technique et Blockheads pour le son général, mur dans ta tronche. Ce Sociopath éblouit rapidement en fait. Aussi rapidement que du grind, ultra violent, supersonique et harassant de blasts, il balance une purée formidable de puissance et de revendication. Vindicatif jusqu'au bout des ongles, ce disque (mini?) qui clôt les débats en 13 min est un concentré de bonheur grind. Batterie implacable et étonnamment variée dans son déferlement de violence, riffs qui sont de vrais riffs, écrits, joués et excellents (qui peut écouter le moteur qui vrombit de "IX" sans une pointe de sourire ?) et chant beuglé, peut-être trop étouffé, mais incontestablement bien à sa place.
Faut-il parler beaucoup plus longtemps quand on parle de 15 chansons pour 13 minutes de musique ? Non et 100 fois non, mais un chroniqueur étant payé à la ligne, il faut bien pousser un peu plus loin mémé. Maîtrise technique déjà évoquée, véritable science de la composition et bonheur grindesque absolu (merde quoi, "XII" dure 6 sec, c'est tout ce dont on a besoin) on se retrouve sans vrai reproche à faire à cette bombe. Sauf que si. Autant un disque de grind ne doit pas faire plus de 30 minutes sous peine de faire chier son auditeur, autant 13 minutes de cette qualité, c'est mesquin. C'est donner la première partie du fondant au chocolat en enlevant le fondant. Taper les 20 minutes, là ça aurait été parfait. On se contentera cependant de ce concentré de jus de grind qui devrait plus que ravir tous les fans.


Donc ? Ben vous achetez et puis c'est tout. Pas de chanson qui tue aussi tant l'ensemble est au niveau (et comment sortir une seule chanson d'un album de grind ?). C'est grind 100% pur jus, et c'est superbement fait. Court simplement.


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