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CHRONIQUE PAR ...

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Ptilouis
Cette chronique a été mise en ligne le 26 janvier 2014
Sa note : 16/20

LINE UP

-Dave Holch
(chant)

-Joe Tiberi 
(guitare+programmation) 

-Steve Amarantos
(basse)

-David Gavin
(batterie)

TRACKLIST

1) Xenon
2) Alithea
3) Zoticus
4) Terrae
5) Tartarus

6) Phedra
7) Thales
8) Erebus
9) Amyntas
10) Actaeon

DISCOGRAPHIE


Mechina - Xenon
(2014) - metal symphonique death metal indus space opéra too-much - Label : Auto-production



Extrait de Question pour un Metalleux, présenté par une pâle copie de Julien Leperse :
- Top. Groupe américain originaire de Chicago s'étant formé en 2004, j'ai sorti un premier concept album nommé The Assembly of Tyrants en 2005 qui n'a pas secoué la critique. J'ai ensuite fait une pause de six ans avant de revenir sur le devant de la scène avec un nouvel album spatial mêlant du death indus et de la musique symphonique s’intitulant Conqueror et représentant la première partie d'une trilogie. Sa suite Empyrean sortie l'an dernier a été saluée par une partie de la critique, mais manquait encore d'une production convaincante. Je reviens alors le 1er janvier 2014 pour finir cette épopée avec Xenon et montrer que nous avons progressé. Je suis, je suis... Personne ? Non ? Si ?
- Mechina ?
- Et c'est gagné ! Vous passez au trois à la suite !


- Bien. Maintenant que vous êtes à l'étape suivante, donnez-moi les trois composantes principales de ce nouvel album. Attention, je mets le chrono. Top !
 - Tout d'abord, à la première écoute de Xenon, l'auditeur sera frappé par sa densité. La production a nettement progressé, les différentes couches de musique s'entreposent pour créer un mille feuille musical coriace. Le disque n'a pas de véritable temps mort, mis à part le morceau titre décousu et inégal, c'est ensuite la véritable boucherie à partir de "Alithea" et ce jusqu’à la fin, nous laissant très peu de répit. C'est simple, les riffs pleuvent, implacables, à faire headbanguer tout bon metalleux qui se respecte et ceci particulièrement sur "Alithea", "Terrea" ou "Tartarus". Si à cela on ajoute une voix death bien rentre dedans, une batterie nourrie à la double pédale et des effets électroniques variant les riffs et les rythmes, vous comprendrez que l'album est dense et n'est pas sans rappeler Fear Factory par moments. Parfois même cette surenchère dans la violence peut être véritablement fatigante par son manque de subtilité (la longue et inégale "Thales") ou sa batterie qui en fait trop (certains passages dans les derniers morceaux).
- Heureusement, pour faire passer la pilule, Mechina sait jouer la carte du véritable space opéra dans tous les sens du terme. Cela passe d'abord par des sons futuristes ("Zoticus" dont les sons au synthé font parfois un peu cheap) et des mélodies symphoniques épiques présentes tout au long de l'album. Ceci permet à Xenon d'être rempli de mélodies accrocheuses qu’elles soient épiques et tragiques comme sur l'excellente "Erebus" ou plus punchy sur "Alithea" et "Terrea". On aura même le droit à une outro calme tout en piano et orchestrations, "Actaeon", permettant de finir paisiblement l'écoute. Touche d'originalité en plus, une voix féminine aux accents orientaux fait son apparition sur "Terrea" et "Tartarus". Véritable moment de fraîcheur, elle se marie très bien aux différents éléments du groupe et permet à "Tartarus" d'en être une excellente synthèse mêlant aussi bien mélodies folles au piano et riffs rageurs. D'autres aspects permettent de rendre crédible ce space opéra : la narration de "Terrea" qui nous fait penser à Kalisia, les sons purement indus qui clôturent "Thales" ou ceux tribaux dans "Amyntas".
- Et afin de nous plonger dans un univers spatial impitoyable, le son a été revu pour sonner véritablement froid. C'est simple, la batterie ne groove pratiquement pas et sonne presque comme si elle avait été programmée. Les riffs sont tranchants, secs et la voix death bien hargneuse ce qui rend d'autant plus menaçant ce trip spatial. Enfin, la voix claire a été modifiée avec beaucoup de reverb afin d’être en parfaite adéquation avec les aspects synthétiques et non chaleureux de l'album, ce qui rebutera plus d'une personne. Nous sommes donc devant un parti pris artistique osé, crédible de bout en bout, n'ayant que très peu de passages faibles. En revanche, je vous admets ne pas avoir bien compris l'histoire qui fait suite à Empyrean et qui se passe dans un futur lointain où les hommes tentent de conquérir des planètes car la Terre ne semble plus vivable.
- Bien. Très bien, je vais demander la validation du jury pour cette description... Oui... Très bien, bravo félicitations, il ne vous reste plus qu'à nous dire quelques mots de conclusions afin d'être notre grand gagnant du jour. Top !


Le dernier voyage que nous propose Mechina est rude et Xenon s'avère exigeant et ne s'appréhende pas en une seule écoute. Si vous accrochez au trip spatial proposé, apprêtez-vous à vivre un voyage dense, sans compromis, parfois agaçant car les américains en font trop. Mechina fait parti de ces groupes sincères, à fond dans leur délire, possédant une véritable identité qui fait plaisir à entendre. Digne clôture de la trilogie, Xenon n'est que très peu entaché par une introduction légèrement décevante et une batterie parfois fatigante. En somme, du très bon boulot et une excellente surprise !
- Oui, oui, OUI ! Ça c'est un champion ! Vous avez bien mérité de repartir avec notre récompense du jour : le dernier Rhapsody of Fire ! On applaudit bien fort notre grand gagnant de Question Pour un Metalleux !
- Ah... euh... bon... merci beaucoup... (soupir)




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