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CHRONIQUE PAR ...

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Wrathchild
Cette chronique a été mise en ligne le 20 février 2012
Sa note : 16/20

LINE UP

-Nils Patrick Johansson
(chant)

-Joachim Nordlund
(guitares)

-Joakim Roberg
(claviers)

-Ulf Lagerstrom
(basse)

-Johan Lindstedt
(batterie)

TRACKLIST

1)Seventh Crusade
2)With a Stranger's Eye
3)Child of Rock'n'Roll
4)Pearl Harbor
5)Lost Crucifix
6)Babylon Rise
7)Suicide Rime
8)The Battle of Jacob's Ford
9)Operation Freedom
10)The Day After Yesterday
11)Jerusalem


DISCOGRAPHIE

Astralism (2006)
Jerusalem (2011)

Astral Doors - Jerusalem
(2011) - heavy metal dans le sens traditionel - Label : Metalville



Astral Doors, après cinq albums, un EP et une compilation, nous reviennent avec leur nouvel album intitulé Jerusalem. La pochette fut de nouveau confiée à Mattias Eriksson, artiste responsable du dessin de leur tout premier opus et de leur best-of. Sont-ils prêts à conquérir le monde avec  cette galette mixée par Daniel Bergstrand, ingénieur son de In Flames entre autres ?

Astral Doors est arrivé sur la scène, il y a environ dix ans. Tout de suite, l’attention fut portée à son chanteur, Nils Patrick Johansson, dont la voix ressemblait fort à celle d’un certain Ronnie James Dio. Rien n’a changé avec ce nouvel album. La voix est la même. Très proche du registre vocal de RJD dans un style un peu guttural, mais avec une gamme vocale quelque peu en deça, mais gardant toutefois une certaine puissance mélodique. Dès les premières notes, on croit vraiment avoir affaire au fils spirituel de Dio, surtout dans le phrasé de quelques mots tels que « evil » dans le titre "Seventh Crusade" ou encore la préposition « out » dans "Child of Rock’n’Roll". Un fils dont le physique ressemble étrangement à Jon Oliva. Les thèmes abordés par le chanteur dans ce nouvel album sont eux aussi dignes de Dio : religion – "Lost Crucufix", histoire et actualité, bataille entre le Bien et le Mal, laissés pour compte et allégeance au rock. Des thèmes qui lui furent tous très chers.
Derrière lui, le groupe joue une musique qui allie élégamment puissance et mélodie. On ne s’étonnera pas d’y trouver une forte inspiration venant de la carrière de Dio. Ici, c’est la discographie de son groupe éponyme  dans sa période classique, de Holy Diver à Dream Evil, qui vient à l’esprit. Mais dans ce nouvel album d’Astral Doors, on trouve également des références à Accept dans le très bon titre d’ouverture "Seventh Crusade" avec ses guitares tranchantes et ses chœurs,  mais aussi à Helloween dans le deuxième titre assez speed avec une mélodie vocale très proche de ce que font les Citrouilles.Il y aussi du Black Sabbath époque Heaven and Hell comme dans l’excellent "Lost Crucifix" où Astral Doors fait une très judicieuse utilisation des claviers qui y ajoutent une atmosphère et une puissance oppressantes. Le bon vieux heavy rock des familles – comme il était fait au debut des années 80 - n’est pas oublié avec "Child of Rock’n’Roll" et ses riffs rappelant la période solo d’Ozzy. D’ailleurs, la vidéo est dispo sur YouTube et vaut son pesant de Maloiks !
Il est très facile d’imaginer cette chanson comme devenant un des classiques de Dio si elle s’était trouvée dans son répertoire en 1983 ! Astral Doors est également capable d’associer  les notes acoustiques et le métal endiablé comme dans "The Day After Yesterday" où Nils Patrick fait preuve d’une grande gamme vocale et d’une conviction sans pareille. Les détracteurs peuvent être entendus à mille lieus à la ronde. Peu d’innovation. Tout ça, c’est de la redite. Il est vrai que même si les titres sont très bons,les structures sont, elles, très classiques. On est très peu surpris tout au long de cet album. Mais est-ce suffisant pour dire que c’est un mauvais album ? Que nenni. Il est très rassurant et chaleureux de savoir que certains groupes trouvent toujours le courage d’ajouter des notes à ce style particulier si peu en vague de nos jours. Aucune trace de notes death avec des growls menaçants ou de tonnes de claviers assommant la musique pour en devenir une bande originale de film. Non, tout ce qu’Astral Doors fait, c’est du bon vieux Heavy comme à l’âge d’or. Et putain ! Ça fait du bien aux écoutilles !


La conquête du monde n’est peut-être pas encore là pour Astral Doors, mais pour tous ceux qui aiment le métal traditionnel, cet album est pour vous.Vous vous surprendrez à avoir un sourire allant d’une oreille à l’autre et vous serez pris d’une envie très forte de mettre le volume sur le 11 !! Quant aux autres, il serait peut-être bon de se ressourcer. Et pour ce faire, quoi de mieux que ce Jerusalem ? Quant à moi, je m’en vais explorer la disco antérieure de ce groupe … A bon entendeur ...


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