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CHRONIQUE PAR ...

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Dupinguez
Cette chronique a été mise en ligne le 26 mars 2008
Sa note : 14.5/20

LINE UP

-Apollo Papathanasio
(chant)

-Gus G.
(guitare)

-Bob Katsionis
(clavier)

-Petros Christo
(basse)

-Mark Cross
(batterie)

TRACKLIST

1)Into the Fire
2)Head Up High
3)Mercenary Man
4)Angels Forgive Me
5)Remembered
6)My Loneliness
7)Circle of Life
8)The Silent Code
9)Maniac
10)Life Foreclosed

DISCOGRAPHIE


Firewind - The Premonition
(2008) - heavy metal - Label : Century Media



Après un Forged By Fire monstrueux et un Allegiance qui avait vu le combo ralentir un poil le tempo, voilà que déboule The Premonition avec un line-up complètement inchangé, soit avec Apollo Papathanasio au chant. Ceux qui espèrent encore un retour du chanteur prodigue Chity Somapala devront donc se faire une raison, mais plutôt que de pleurer le passé, jetons une oreille à ce que Firewind, mené par son guitariste de leader Gus G., peut bien nous offrir.

Et première chose, force est de reconnaître qu’Apollo se démène comme un beau diable pour offrir une succession digne de Chitral derrière le micro. Avec un timbre mélodique agressif parfaitement maîtrisé et une tessiture assez importante, il donne le change de manière magistrale, malgré une prise de risque minimale. Mais le style ne s’y prête peut-être pas vraiment. Surtout qu’on note, comme dans l’opus précédent, quelques titres qui se tournent légèrement vers le hard FM tout en restant assez percutants, titres que l’on appelle généralement des singles. "Mercenary Man", faute de proposer quoi que ce soit de nouveau à l’ouest, apporte une fraîcheur bienvenue à une avalanche de riffs et de mélodies assez dense. Car sinon, c’est toujours à un power bien couillu que l’on a affaire, et c’est tant mieux, le sens du riff de notre Gus G. étant tout de même relativement affuté. Le titre d’ouverture fait d’ailleurs mouche, après une intro à la guitare folk rappellant inévitablement le "Battery" de Metallica, ou encore "Clenching the Fists of Dissent" tiré du The Blackening de Machine Head, grâce à un riff acéré et une batterie percutante, survolés par un chant râpeux du meilleur effet.

Du coup, The Premonition alterne passages très rentre-dedans, le riff de "Remembered" en est un très bon exemple, et moments plus mélodieux qui permettent à l’album de mieux tenir le choc d’une écoute entière. Firewind, c’est d’ailleurs également un sens du refrain à toute épreuve, encore et toujours grâce à un chanteur au top. Mais à vouloir en faire trop, cela donne également des compositions plus dispensables, à l’image d’un "My Loneliness" qui dans le genre single sirupeux fait assez fort, mais qui n’est clairement pas au standard de qualité du reste de la galette. Ce titre est symptomatique, à notre grand malheur, d’une prise de risque quasi-nulle bien regrettable et qui, si elle n’empêche pas de passer un bon moment à l’écoute de The Premonition, réduit clairement sa longévité. Ce n’est d’ailleurs pas la reprise amusante de "Maniac" (tirée de la BO de Flashdance) qui viendra contredire ces faits, l’exercice n’étant pas vraiment nouveau. On rajoutera tout de même du côté plus de la balance un son proprement monstrueux, mais ça on avait l’habitude, et un duo de guitaristes de choc, grâce à un Bob Katsionis qui réussit le pari de tenir aussi bien la dragée haute au prodige Gus G. tout en tenant admirablement les claviers.


On tient donc là un album et un groupe pleins de qualités, mais bridés par un manque d’ambition frustrant si l’on constate la somme de talents que réunit Firewind. Ce n’est donc qu’à une bonne galette de plus que nous avons droit, quand on espérait mieux de celui qui a réussi à se tailler une bonne place dans le panthéon des formations power-heavy. Espérons que Gus G. et sa bande finissent par contredire tout cela et délectons-nous en attendant de The Premonition, qui ravira tout de même largement les fans.


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