CHRONIQUE PAR ...

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S1phonique
le 31 mars 2014




SETLIST

The Browning :

Save The World 
Industry 
Time Will Tell 
Tragedy of Perfection 
Gravedigger 
Ashamed 
Slaves 
Black Hole 
Fifth Kind 
Bloodlust 
Planet Hate 

More Than A Thousand:

Fight Your Demons 
Feed The Caskets 
The Heist 
First Bite 
No Bad Blood

(Setlists approximatives)

AFFILIÉ

24 mars 2014 - Paris - Glaz'art


The_Browning_-_More_Than_A_Thousand_Paris_-_Glaz'art_20140324

C'est en  ce lundi 24 mars, jour traditionnellement pas trop aimé de toureur, que le Glazart accueille une belle affiche de quatre groupes résolument metal moderne. Seul The Browning et More Than a Thousand feront l'objet du livre report, faute de disponibilité pour la tête d'affiche ( Chelsea Grin) et d'arrivée pour le tout premier groupe (Silent Screams).
 
Ce que beaucoup argumentent comme défaut pour cette salle de concert, se révèle à chaque fois un bel événement pour les programmations annoncées par cette ancienne gare routière superbement reconvertie en pub/salle de concert. Seul le Glazart semble proposer ce type d'affiches où certes le public ne va pas affluer par mille, mais où la demande francilienne est réelle. C'est ainsi que je trouve un Glazart bien animé à mon arrivée, avec un stand merch' raisonnable mais qui, une fois de plus ne propose que des Tshirts. Seul More Than a Thousand propose son dernier LP à la vente. Ce point est quand même dommage d'autant que régulièrement les personnes demandent. On peut apercevoir les membres des groupes déambuler dans la salle et s'arrêter volontiers pour une photo ou une simple poignée de main bien sympathique. Tout le monde est de bonne humeur et cette promiscuité (j'aurai envie de dire propre à cette salle car rarement vue ailleurs dans les salles parisiennes) annonce une bonne soirée. 
Le premier groupe pose son set que je suivrai de trop loin pour donner un avis, tant sur la musique que sur la réalisation. En tout cas le set terminé, l'équipe technique se presse, ainsi que les musiciens de More Than A Thousand qui préparent une rapide mais efficace balance. Vasco Ramos prend place sur sa petite caisse de transport logistique pour s'élever un peu et haranguer une timide foule toutefois présente sur une douzaine de rangs, puis un peu plus clairsemé ensuite. Le son n'est pas particulièrement mauvais et on peut ainsi débuter le show avec un court set, mais bien mélangé sur les hits en puissances du derniers albums comme "The Heist" par exemple, et les morceaux plus connus du groupe. Car aussi court que soit le set, le groupe est bien là pour faire sa promo du vol. 5 Lost at home  sorti il y a peu. Si Oliveira et Sousa ne tiennent pas en place, la section rythmique reste plus discrète mais offre une présence puissante proche des lignes de l'album. Le petit hic viendra des chants clairs à la pop dont le groupe use pas mal et du coup déséquilibrent un peu les chansons, les parties hardcore étant bien mieux maîtrisées. En annonçant plusieurs fois The Browning et Chelsea Grin, MTAT fait son job et réussi à lancer les pogos en fin de set. En tout cas le public applaudit chaleureusement la prestation et le groupe tire sa révérence en donnant rendez vous au public au Merch et au bar où le contact sera possible pour discussions ou photos. Disponibles les mecs! 
The Browning prépare sa scène tranquillement et le public se fait bien plus présent pour le groupe passé déjà sur cette scène il y a quelques mois. Les mecs donnent une impression de dédain du public assez surprenante. Pas un regard vers le pit ou pour le peu d'yeux levés, un sourire au croisement de regard de metal'electro'head ravi d'être là. Enfin bref, c'est le batteur qui lancera les programmations; enfin quand on dit lancer ça se résumera à appuyer au début du set sur le séquenceur et à la fin le débrancher. Car c'est bien une impression de jeu sur toutes les séquences électro que je perçois tout au long du set. Aussi, les échanges avec le public seront quasi inexistants entre les chansons et même la fin de set, et le salut du public sera expédié. Par contre on ne peut que souligner la puissance du rendu live des compositions. Et si en version studio c'est le coté electro qui prend le dessus, le vivant ramène le coreux au premier plan. La guitare est parfaite et les grognements et chants bien posés et assez compréhensibles. Un ou deux stage diving donnera le sourire à certains ainsi que les deux ou trois circle pit lancés. Le groupe se fendra même d'une braveheart plutôt tonique et suivi par l'assistance. Comme quoi le groupe façon scénique connait très bien son taff et donne ce que tout le monde est venu chercher. Coté setlist le groupe joue certes les bombes du "nouvel" album mais filtre les tueries de l'opus précédent. Sur certains passages le public gueulera pratiquement aussi fort que le chanteur et se fera entendre malgré le volume du groupe. En bref la boite de nuit rencontre le mosh pit hardcore et une belle énergie tonique se dégage tant sur scène que dans la fosse. Un bon set malgré l'impression de bad rock star laissée par tous les membres du groupes.
Les deux sets terminés les lumières se rallument et une longue attente commence avant la tête d'affiche qu'est Chelsea Grin. La musique proposée en attendant aura raison de moi (tous les hits pop qu'on connait mais dont j'ignore les noms) et engagé pour autre chose en fin de soirée, je quitte le Glazart une fois de plus satisfait de la programmation du club, décidément bien volontaire avec des venues de groupes intéressantes. En cela il est bon de souligner le travail de l'organisateur.



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