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CHRONIQUE PAR ...

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S1phonique
Cette chronique a été mise en ligne le 05 janvier 2015
Sa note : 15/20

LINE UP

-S.
(chant)

-W.
(guitare)
 
-Doctor D
(guitare)

-Mr Mucus
(basse)

-Stof
(batterie) 



TRACKLIST

1) Shepherd of a Secret Realm
2) Territorial Darkness
3) Necromantical Tendencies
4) Flesh Ripping Sounds

DISCOGRAPHIE


Torturerama - It Begins At Birth
(2014) - death metal Death metal suedois revival - Label : Dolorem Records



Tant qu'il y aura des Hommes... Enfin des passionnés, on pourra voir régulièrement des sorties de ce type sur les différentes plateformes musicales et même mieux : acquérir le format physique, histoire de mettre en boucle dans la 205.

Dolorem Records fait partie de ces petites structures géniales qui bossent pour prêcher la bonne parole du metal extrême partout où cela est possible. Pour le coup, le bivouac de cette association est à Tours et se charge de produire événements ou sorties musicales sur toute la gamme du death, thrash, grind et consorts. Ainsi donc recevons cet EP de quatre titres où l'artwork conçu par Erik Danielsson (connu pour être le chanteur de Watain) annonce la couleur du bouzin (enfin le monochrome). Et à peine la lecture débutée que c'est parti pour le grand saut en arrière durant un bon quart d'heure, pas du tout américain, mais suédois comme le pain et surtout comme le death. Bon les années 90... Entombed, Dismember et tous les potes du moment, vous les avez en têtes? Et bien voilà quatre brûlots qui récitent toute cette histoire là du death metal. De la rythmique au chant, en passant par le riffing, tout y est et tout y passe. C'est bien simple, on dilue "Territorial Darkness" dans un blind test « roots of swedish death metal », tous les groupes d'alors peuvent y passer. Du coup pas de doute : c'est très agréable, un brin nostalgique même pour ceux qui auraient connu le mouvement à l'époque.
Il n'y a à vrai dire pas de fausses notes sur les quatre chansons. Alors on dit souvent que le revival n'est pas original et pour le coup on ne pourra pas dire le contraire, mais retenons que ces morceaux enregistrés en 2011/2012 sont d'une puissante sincérité, rendant finalement toute critique vaine. Quand on sait pour finir en farfouillant la bio du groupe que le EP a été masterisé au Studio Sunlight avec Tomas Skogsberg et que le CD est la réédition d'une démo cassette à ce jour épuisée, la boucle est bouclée et le puzzle assemblé. Alors que peut on souhaiter du coup au groupe après une telle réédition ? Tout simplement d'avoir toujours cette motivation pour la suite et le petit coup de pouce et de chance pour sortir un album, espérer placer quelques dates dans de bons pubs ou petites salles de concert où il fait bon éteindre les lumières, permettre aux zicos de se laisser aller dans ce death ancestral : un tel amour pour la musique vivante c'est toujours très agréable et ça rappelle pourquoi on aime ce death là (non pas bien sûr que le cousin américain fusse moins bon, je précise  « au Kazoo » ).
Soyons pessimistes : Torturerama n'a que peu de chance de sortir du lot en proposant une telle musique. Soyons optimistes : Torturerama avec cette réédition s'offre une carte de visite pour espérer sortir son prochain album et pourquoi pas une tournée. Soyons réalistes : Torturerama propose avec cette réédition un revival au death suédois originel et mérite d'être acheté et connu, ne serait pour le plaisir donné durant le quart d'heure d'écoute. A consommer comme tel . Ni plus. Ni moins. Soyons fous : merci à vous Torturerama , j'ai bien kiffé ma race durant un quart d'heure et le truc cool c'est qu'on peu le remettre en boucle « comme un torrent qui ne coule jamais ».


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