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CHRONIQUE PAR ...

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S1phonique
Cette chronique a été mise en ligne le 20 octobre 2014
Sa note : 15/20

LINE UP

-Christopher Bowes
(chant+claviers)

-Dani Evans
(chant+guitare)

-Gareth Murdock
(chant+basse)

-Elliot Vernon 
(claviers)

-Hildegard Niebuhr
(violon)

-Tobias Hain
(trompette)

-Jonas Dieckmann
(trompette)

-Peter Alcorn 
(batterie)

TRACKLIST

1) Walk the Plank
2) Drink
3) Magnetic North
4) 1741 (The Battle of Cartagena)
5) Mead from Hell

6) Surf Squid Warfare
7) Quest for Ships
8) Wooden Leg!
9) Hangover (Taio Cruz cover)
10) Sunset on the Golden Age

DISCOGRAPHIE


Alestorm - Sunset on the Golden Age
(2014) - heavy metal folk pirate metal - Label : Napalm Records



Youpi, le Kick Ass Live Band pirate scottish sacripant coquin est de retour avec un Sunset on the Golden Age toujours signé chez Napalm. Alors n'attendons pas autre chose que la version folk et metal de notre bon vieux soldat Louis (en mieux hein !!) « Du Rhum, des femmes et d'la bière nom de Dieu ... un accordéon pour moi c'est encore mieux.» Morbleu ! Gredin ! Prêt à mouiller ?! Allez... Chronique !

N'ayons pas peur de dire que le style a réellement le vent en poupe. Et franchement pour des pirates, tant mieux. Alors certes, dans ce monde infesté de requins, ce qui ne se révèle pas être fait avec sincérité pue l'austérité et l'ennui et ne parvient pas à tirer la lame du fourreau ou le perroquet de l'épaule. Mais avec sa discographie déjà conséquente et globalement réussie, la bande du Christopher Bowes tire son crochet du jeu et la réussite sera encore de mise avec cet opus. En effet inutile de blablater : Sunset on the Golden Age est un bon album rythmé, mélodique et remplissant tout à fait le cahier des charges du style pratiqué.  Le fonds de commerce du groupe est évident et connu, d'ailleurs dès l'artwork franchement réussi, confirmé d'ailleurs par le titre des chansons ("1741", "Quest for Ships","Wooden leg!") nous préparons le bicarbonate de soude, les pilules anti mal de mer et contre la gueule de bois et embarquons faire le mariole en mer pour cinquante minutes. 
C'est donc une dose de bonne humeur et non le supplice de la planche qui attend l'auditeur sur cette forme particulièrement apprêtée pour faire la fête choppe à la main bras dessus/bras dessous hurlant chants collectifs de fortune. Mais attention, car derrière le « lol aspect » du rafiot on ne peut qu'apprécier les talents de compositions et d'écritures musicales (pour les paroles c'est une autre carte au trésor). L'utilisation des synthés, passant de l'espèce d'accordéon emprunté à Monsieur Mouche ("Wooden Leg!" par exemple) aux déjantées intros purement chipset ("1741"), apportent largement la couche supplémentaire à la bonne humeur globale des compositions. Alors que l'album commence finalement moyennement avec "Watch the Plank", on décolle dès le déjà emblématique "Drink" qui finalement symbolise tout l'esprit du groupe : un riff, une mélodie, un refrain (facile à retenir, puis enfin un mot répété plusieurs fois) le tout sur un rythme soutenu et énergique (le clip est d'ailleurs tout à fait dans la lignée des vidéos qui filent la banane). 
On enchaîne ensuite les compositions vraiment pirate metal du groupe où la recette epico-heavy-folk déchaîne les rugissants ("1741 (The Battle of Cartagena)" "Mead from Hell")  et les chansons soit totalement absurdes, mais que chacun aime entendre et ré entendre puis chanter et rechanter ( Wooden Leg! ou l'art de faire une chanson sur la jambe de bois d'un mec), soit inattendues où dès la départ, le chant est simple à restituer ( « whooo hooo »... « héé » sur "Hangover"), poursuivie par un rap-pirate totalement jovial  prêt à trouver le nord dans le triangle des Bermudes. Et même si le dernier morceaux et ces onze minutes peuvent paraître un peu long, celui-ci repose un peu de la globale bêtise enfantine et agréable, le temps de rejoindre l’horizon du soleil couchant et redonnant un peu de crédit au monde de la piraterie. 


« La proue c'est devant, la croupe c'est derrière » ! Alors à quoi s'attendre avec ce nouvel album d'Alestorm ? Et bien de la bonne humeur, de la mélodie, du folk, du heavy, du synthé-corsaire, une foutue convivialité rendue grâce à la musique. Une envie de retrouver les mecs sur scène le poing levé et l'autre tirant la choppe à la bouche, de faire bouger le moussaillon de la fosse de bâbord à tribord. C'est simple (trop diront les rabats joies), enthousiasmant,  collant une putain de bonne humeur... Et avec des chansons pareilles logiquement pour une chronique le score bute... Normal pour des pirates.


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