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CHRONIQUE PAR ...

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Dommedag
Cette chronique a été mise en ligne le 14 juillet 2014
Sa note : 15/20

LINE UP

-Johan Haller
(chant+basse)

-Henrik "Headbang" Hedberg
(guitare)

-Peter Nagy
(guitare+batterie)

TRACKLIST

1) Dreadful Shadow
2) In Blood We End
3) Mind Reaper
4) Slavery Society
5) Blood Blind
6) Eye Of The Serpent
7) Dark Blue Velvet
8) Son Of The Sungod
9) Of A Fiend Kind
10) Into The Halls Of The Blind
11) Awakening Of The God

DISCOGRAPHIE


Hypocrite - Into The Halls Of The Blind
(1999) - melodeath - Label : No Fashion Records



Trois ans après un Edge Of The World plutôt en demi-teinte, oscillant entre petits morceaux mélodiques francs du collier et death suédois assez lourd, les Suédois d’Hypocrite remettent le couvert. Toujours chez No Fashion Records, ils se décident enfin à confirmer le fait que le label a un flair quasi-infaillible pour ce qui est des groupes d’extrême à potentiel.

Nulle surprise donc à ce que Halls Of The Blind soit supérieur à son prédécesseur. Cependant, le premier titre laisse un certain scepticisme planer, puisqu’en demi-teinte. Le violon désaccordé en ouverture de "In Blood We End" ne rassure également pas beaucoup. D’autant plus qu’il reviendra sur "Blood Blind". Un gimmick dispensable donc. Mais ça c’est avant l’arrivée des leads qui révèlent un titre remarquablement bien monté, avec même un passage plus frontal en fin de titre, qui évite les travers du précédent disque. Et la suite n’est qu’une enfilade de morceaux tous aussi réussis. Les éléments d’Edge Of The World sont encore présents, aucune nouveauté à l’horizon, juste une hausse significative du niveau des mélodies. Le gimmick de la mélodie acoustique, notamment, se retrouve dans "Mind Reaper", un des sommets de ce second album. La production également a connu une amélioration, avec des six-cordes plus puissantes et une batterie moins étouffée que par le passé. De quoi profiter pleinement du jeu d’un batteur qui use de tous les types de patterns habituels, incluant le blast beat. Dans du death mélo, tout à fait. Le chanteur, dont la voix pourrait être résumée à un mélange de Lindberg (At The Gates) et du growl du premier Grave, tranche avec l’aspect black de la plupart des chanteurs du genre, parmi lesquels viennent en premier en tête ceux d’In Flames ou Dark Tranquility.
D’ailleurs Halls Of The Blind subit une TRES GROSSE influence de The Gallery. Oui, rien que ça. Et du coup, on retrouve ces guitares entremêlées dans des figures mélodiques ("Blood Blind", "Dark Blue Velvet", presque tous les morceaux en fait) tout au long de l’album. A quelques reprises, des riffs plus orientés vers le death d’Entombed ou des plus récents Unleashed pointeront le bout de leur nez, en étant bien plus intéressant que les tentatives ratées de violence d’Edge Of The World. Le début de "Son Of The Sungod" notamment, rappelle les auteurs de l’hymne "Death Metal Victory", par sa succession de riffs plombés. Il apporte quelques minutes de violence bienvenue avant de retourner à la mélodie coutumière. La plupart des leads qu’alignent les guitaristes sur cet album sont plus sombres que celles proposées par la masse des camarades, ou concurrents selon le point de vue, de la scène de Göterborg. On n’échappe pas non plus à la tristesse de certaines, notamment celles qui sont jouées à la guitare acoustique ("Into The Halls Of The Blind"), qui tireront une larmichette aux plus sentimentaux, comme celle de "Fiend Kind". Pour le plus grand bonheur de l’auditeur, Into The Halls est aussi beaucoup plus équilibrée d’un point de vue qualitatif, et évite de faire se suivre une tuerie et une bouse. En effet, les baisses de régime ne sont pas significatives, et l’on commence même par un des titres les plus faibles, c’est dire.


Un second album qui n’a presque plus rien à voir avec le premier, tant la différence est grande. Tous les aspects négatifs ont été gommés, au profit d’un death mélodique ne crachant pas sur quelques instants purement death. Quelques leads inférieurs et de fausses bonnes idées, comme ce violon désaccordé, empêchent toutefois Into The Halls Of The Blind d’avoir l’éclat d’un The Somberlain ou d’un Dance Of The December Souls.



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