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CHRONIQUE PAR ...

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Belzaran
Cette chronique a été mise en ligne le 12 juin 2014
Sa note : 6/20

LINE UP

-Timo Tolkki
(guitare)

-Antti Ikonen
(claviers)

-Tuomo Lassila
(batterie)

+ moult guests prestigieux

TRACKLIST

1) Song for Eden
2) Jerusalem Is Falling
3) Design the Century
4) Rise of the 4th Reich
5) Stargate Atlantis
6) You'll Bleed Forever
7) The Paradise Lost
8) Neons Sirens
9) High Above of Me
10) Angels of the Apocalypse
11) Garden of Eden


DISCOGRAPHIE


Timo Tolkki's Avalon - Angels Of The Apocalypse
(2014) - metal symphonique speed metal metal opera - Label : Frontiers Records



Timo Tolkki est usé depuis bien des années. Après une fin calamiteuse chez Stratovarius, il a tenté de lancer de nombreux projets avec plus ou moins de réussite. Son dernier en date, Timo Tolik’s Avalon est un metal opera façon Avantasia regroupant de nombreux chanteurs différents. Entouré de la crème du genre, le finlandais n’avait pas convaincu grand monde pour autant. Et seulement un an après, voilà que sort le deuxième opus de son metal opera, Angels Of The Apocalypse. Alors forcément, on n’en attend pas grand-chose. Mais une part au fond de nous se demande toujours si le miracle n’aura pas lieu et que Timo Tolkki retrouvera l’étincelle qui en faisait l’un des guitaristes les plus talentueux du genre.

Le tout commence par une introduction a cappella étonnante bien que pas forcément transcendante. Démarre alors "Jerusalem Is Falling" avec des gros roulements de batterie, chœurs et claviers. On croit en cet album trente secondes. Dès que le lead de guitare arrive, on sent tout de suite que Timo Tolkki est complètement cuit. Cela ressemble à ce qu’il a pu faire, mais c’est d’une platitude affligeante. Le couplet remonte à peine le tout. Le chanteur s’égosille mais les lignes vocales sont trop lentes, on sent qu’il doit forcer. Il n’y a aucun rythme et le solo n’invente rien. On clôt ce morceau très banal et sans surprise. Hélas, c’est l’un des meilleurs. "Design The Century", doté d’un chant féminin, bien que peu original, fonctionne un peu mieux. Mais encore une fois, on se retrouve avec un couplet/refrain très classique. L’aspect opéra est inexistant. Timo Tolkki se contente d’aligner un guest par morceau. On aimerait un peu plus d’échanges entre les artistes. Mais malgré ses qualité, "Design the Centuy" reste un morceau très moyen pour le genre. Mais le niveau va chuter encore. "Rise Of The 4th Reich" va faire descendre d’un bon cran l’album. Ici, c’est la production qui est affligeante. Le chant est très mal mixé et désagréable (et plus ou moins ridicule). Quant aux guitares, elles sont asthmatiques. La différence dans la qualité d’enregistrement de certains morceaux est assez stupéfiante. Pour certaines chansons, on est au niveau d’une démo amateur. Incompréhensible !
Cette relative médiocrité pourrait être compensée par la variété des morceaux. Hélas, ce n’est pas le cas. Les pistes sont toutes basées sur les mêmes schémas et tempos. Il n’y a absolument aucune prise de risque. Seule l’alternance des chants féminins et masculins donne un peu de changement. Quelques pistes sortent du lot, sans nous transcender. "The Paradise Lost" et son chant lyrique féminin fait plutôt mouche avec des lignes vocales pour le refrain assez réussies. Mais les guitares y sont anecdotiques… Et surtout, on retrouve un couplet/refrain sans aucune imagination. "Neon Sirens" est sans doute le morceau le plus original avec son introduction pêchue et syncopée. Hélas, ici ce sont les lignes de chant qui ne sont pas vraiment au niveau. D’ailleurs, les guests le sentent bien. Si certains font des efforts, ils sont nombreux à être clairement en-dessous de leurs capacités. Sentir une chanteuse ne pas chercher la puissance dans les lignes aiguës est perturbant. On se demande comment on peut arriver à un tel niveau… Enregistrement en quatrième vitesse ? Lignes de chant trop plates ? Contrat à honorer ? On parle quand même de guests comme Fabio Lione (Rhapsody Of Fire) ou Floor Jansen (Nightwish). Ce qui marque, c’est également l’absence de riffs remarquables ou même de leads à la guitare. Timo Tolkki plaque ses soli sans sembler se préoccuper du reste. Affligeant.


Cela fait longtemps qu’Avantasia ne m’emballe plus, mais force est de constater que Tobias Sammet s’en sort bien mieux que Timo Tolkki. Ce dernier se contente de morceaux génériques en changeant de chanteurs d’une piste à l’autre. Le terme opéra ne convient donc pas du tout à ce disque car à aucun moment on n’a l’impression de suivre une histoire. Cela ressemble à une compilation de morceaux de seconds couteaux du genre. Il serait temps de Timo Tolkki prenne une vraie pause et arrête de composer dans un style où il n’apporte plus rien d’intéressant. Pire, il se plagie en faisant beaucoup moins bien qu’avant. Consternant.


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