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CHRONIQUE PAR ...

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S1phonique
Cette chronique a été mise en ligne le 26 juin 2014
Sa note : 12/20

LINE UP

-UltraMantis Black
(chant)

le reste : ?

TRACKLIST

1) Biomonster DNA
2) Prescription Culture
3) Oil and Gas
4) Sentience
5) Stockpiling Graves
6) Deepest Ecology
7) West Siberian Plain
8) Earth War
9) Gloom of Prosperity

DISCOGRAPHIE


UltraMantis Black - UltraMantis Black
(2014) - hardcore punk grindcore Wrestling music - Label : Relapse Records



Le catch et le metal ont parfois été associés sous couvert que thrash ou  death pouvaient naturellement valoir bande son originale des combats de colosses où le sang, la chique et le mollard font d'un ring un paradis. Voici donc a chroniquer avec surprise la première mouture de Ultra Mantis Black et son quart d'heure façon « Double knee backbreaker »

Ultra Mantis c'est un lutteur américain pas trop exposé de notre côté de l'Atlantique, mais dont la réputation n'est plus à faire chez l'oncle Sam. Plus d'une dizaine d'années au sein de la ligue Chikara, et toute une ribambelle de titres. L'avantage du CV, c'est que le bonhomme se pointe avec toute l'histoire du lutteur et de son personnage, et que l'on connait déjà plus ou moins le thème de l'EP. Relapse ne donnera que peu d'informations sur la production du brutal quart d'heure qui nous attend, mais savoir que les musiciens sont des membres de Pissed Jeans dresse un peu plus le portrait sonore des neufs morceaux. D'ailleurs, "Biomonster DNA" confirme dès le départ qu'on ne trompera pas sur la came : le punk bien noisy, glissant même parfois sur un léger grind. Coté vocal, la mante noire ne déçoit pas et les rocailleux gueulements punk se marient parfaitement. Par contre, ne cherchez pas autre chose que la linéarité voulue par le style :  les morceaux dépassant rarement la minute et demi, pourraient parfaitement se fusionner avec un peu d'astuce.
A se demander même si "Prescription Culture" et "Sentiance" ne seraient pas le même morceau. On peut noter le son énorme de la basse sur certains passages, et quelques riffs (on parlait du sentence : le bridge décalque mémé d'une clé de bras). "Deepest Ecology" ralenti le tempo (et encore un peu plus la durée) et résume globalement en cinquante secondes le maxi dans son approche. Quand on sait également que certains morceaux appellent vingt secondes de larsen en guise d'intro, on en arrive à penser que les mecs n'ont pût que souffrir pour aller au quart d'heure. C'est un peu critique, mais dans la logique de l'approche musicale qu'a certainement voulu donner le catcheur, ça sent la rage, la colère et la grosse mandale avec son petit message politique ("Earth War"). L'EP se termine avec un long morceau de trois minutes, cette fois ci bien plus structuré, toujours avec une basse bien lourde et un catcheur qui régurgite son message tel un discours fédérateur : « I have a dream, I was wrestler, now I'm singer. »

Que penser au final de cet EP ? Notable et attirant l'oreille car son chanteur jouissait déjà d'une notoriété relative dans son domaine et accompagné par des musiciens ayant déjà bourlingué, celui ci n'apporte quasiment rien au style, mais propose quinze minutes sincères de bruit punk qui peuvent éventuellement trouver une place par hasard dans la playlist, un jour où l'on a envie de tout casser. Pas plus.


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