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CHRONIQUE PAR ...

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TheDecline01
Cette chronique a été mise en ligne le 29 mai 2014
Sa note : 12/20

LINE UP

-Tyrant
(chant+guitare)

-Venomessiah
(basse)

-Baphomet
(batterie)

TRACKLIST

1) Hellfire Cult
2) Black Star
3) Among the Ruins of the Past
4) Realm of the Dead
5) Black Death
6) Resurrected Darkness
7) Storm of Violence
8) Possessed
9) H.M.S.S.

DISCOGRAPHIE


Nocturnal Witch - Summoning Hell
(2014) - death metal black metal proto - Label : Undercover Records



Je suis, je suis... Je viens d'Allemagne, je commence comme un album de Drudkh, je sonne éthéré et automnal et pourtant je vais virer comme du Possessed ou du Death. Je veux faire du black metal sans oublier les fondamentaux du metal des années 80, je suis, je suis... Nocturnal Witch !

Introduction fracassante qui vous fait saliver à 10km à la ronde. Car oui, ce Summoning Hell (notons l'originalité confondante présente en masse dans ce titre) fleure bon l'Automne et Drudkh pour commencer. Oh, pas plus d'un minute, on s'en rend bien vite compte. Ensuite comme nous sommes dans une optique black metal, nous cherchons du côté de Darkthrone et son Panzerfaust pour mettre dans un carcan connu la musique qui est proposée. Et imperceptiblement, sans coup fait pour rire, les compositions dévient. Elles dévient, nous dévions, vous devinez. Vers du Possessed style Seven Churches et du Death période Scream Bloody Gore ! Référence aux années 80, quand tu nous tiens, tu nous prends sévère. Car si les premiers contacts font effectivement espérer du black metal mélancolique, la suite donne des airs de proto death très marqué.
Le chant tout d'abord. Oui, on entend Chuck sur Scream Bloody Gore tout comme on entend Jeff Becerra pour Seven Churches. Ce chant guttural mais plus aphone que véritablement growlé. Vraiment à la façon de ce milieu des années 80 où rien n'était en place. Les riffs sont dans la même mouvance, du thrash très énervé sans pour autant déjà être death ou black. On retrouve aussi un des gimmicks fameux du metal de cette époque, à savoir les gros coup porté sur un tom avec la basse en renfort et un accord de guitare bien étouffé. Même les soli rappellent cette époque tout comme certaines descentes de toms. Bref vous aurez amplement compris ce à quoi vous attendre ici, et c'est finalement d'autant plus surprenant que ce n'était pas le but attendu de l'album. Pourtant il est plus qu'évident en avançant dans les chansons.


S'arrêter là ce serait ne pas évoquer la qualité du disque. Alors oui c'est bien fait, on sent une ambiance à l'ancienne et prenante. Mais pourquoi cet album alors qu'il y a presque... 30 ans, Possessed sortait déjà un chef-d’œuvre bientôt suivi par Death ? Répondez donc à cette question pour connaître votre intérêt pour ce disque.


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