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CHRONIQUE PAR ...

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DarkyPunky
Cette chronique a été mise en ligne le 18 avril 2014
Sa note : 15.5/20

LINE UP

-Julien Delaye
(chant+guitare)

-Yves Terzibachian
(guitare)

-Jeez Retbi
(basse)

-Benjamin Surrel
(batterie)


TRACKLIST

1) Roaming
2) Spiritually
3) Devil Dance
4) My Belly
5) The River
6) A Lady
7) Goodbye Letter
8) Succubus
9) Nostalgia
10) Bring Me Down
11) Apollo Creed
12) Need A Rescue
13) Rejunevation
14) Divine

DISCOGRAPHIE

The Weddding (2014)

The Coyotes Dessert - The Weddding
(2014) - stoner venu tout droit du désert - Label : Autoproduction



Messieurs, avant de commencer, laissez moi vous dire que nous avons des points communs. Nous aimons le 51, les calanques, notre bonne mère et surtout, mais surtout, le rock. Vous l'aurez compris, je suis également originaire du plus beau pays du monde : Marseille. Ça c'est dit. Mais qu'on se le dise, on n'est pas là pour parler des derniers résultats de l'OM, ça me ferait mal au cœur. Non, on est là pour rendre compte du travail accompli sur The Wedding, et qui est, sincèrement, très prometteur. Chers lecteurs, voici donc la chronique d'un album 100% marseillais, par un chroniqueur qui l'est 2 fois plus autant.

La chaleur enivrante d'un désert, d'un été qui approche à grand pas, un son bien trapus. Ce The Wedding arrive à point nommé dans mon aventure tourmentée de chroniqueur. Un son sec, rêche, brulant, à vif. Un son entrainant, qui frappe bien, et rock’n’roll à souhait. Pour une auto prod, les gars, franchement, chapeau bas. L’ambiance et la restitution sonore sont tout bonnement excellentes. On discerne chaque instrument avec un son propre, précis et puissant. Vous délivrez donc là un stoner très influencé grunge des 90's. Bon, en même temps, où vit un coyote? Dans un désert, on est d'accord. C'est le grunge, le son saturé des guitares, c'est la liberté. Ça commence fort avec "Roaming", et son entrée en matière des plus raffiné. La basse combinée avec les grattes offrent un aspect garage rock à la musique, et la voix de Julien colle parfaitement à l'ambiance, nous faisant voyager au fin fond de l'Ouest. Justement, "Spiritually" est carrément digne d'un western californien.
Et puis les compos sont bien ficelées, et puis l'artwork est tout simplement énorme, et puis... Ola, chaque chose en son temps. Les compos, venons-en. Travaillées de bout à bout, elles demeurent quand même simples. Simples, mais efficaces. Pas de superflu, du rock'n'roll, et puis c'est tout. Sur "My Belly" par exemple, le refrain est hyper accrocheur et nous avons même le droit à un solo, oui monsieur. L'album avance, rapidement même, et les titres s'enchainent. La basse toujours présente, comme sur "Nostalgia" et son système de riffing et son tempo vraiment entrainant. Plus The Wedding se dévoile, plus la qualité ressort. C'est officiel, ce n'est pas qu'un album de stoner à la va vite, c'est un album abouti et travaillé. Le son bien saturé des guitares sur "Bring me Down" envoie du lourd. Retour sur la production pour une remarque: la voix de Delaye semble résonner et offre alors une profondeur par rapport à l'instrumental. Le timbre est impec et concorde vraiment bien avec la musique. Je suis donc à la cinquième écoute de "Need a Rescue", et je tiens à dire que l'intro et le rythme de la chanson me font.. comment dire... grave kiffer, comme disent les djeuns.
Un chant tantôt rapide, tantôt agressif, tantôt harmonieux. Des riffs tantôt rudes, tantôt attendris, tantôt mélodiques. Une diversité donc, que les coyotes maitrisent à merveille. Un super répertoire que nos marseillais se régalent obligatoirement de jouer sur scène. Le 14eme et dernier morceau de The Wedding fini donc sur une intro guitaristique endiablée et s'échappe par une outro reposée, montrant un peu plus encore la qualité d'écriture. Une qualité qui n'est décelable seulement au bout d'un certains nombre d'écoutes, qui permettront d'apprécier la galette des coyotes à sa juste valeur. Une fois ces écoutes terminées, on se rend bien compte du travail conséquent sur le disque: 14 pistes d'une durée totale de 50 minutes, où le rythme ne faiblit jamais. Le dernier point dont l'esquisse eu lieu en aval: l'artwork. Alors oui, j'adore. Quel est, habituellement, le repas d'un coyote? Une brebis. Et ce montage ainsi que la composition de la pochette sont remarquables. Cela donne un charme au groupe et renforce son coté farfelu. Quoi qu'il en soit, vive les mariés, et bon appétit, sur The Wedding.


Vous sentez maintenant? L'été arrive, alors s'il vous plait, roulez vers la mer, une paire d'aviator sur le nez, et faites les beaux avec The Wedding, ampli à fond et fenêtres ouverte. Et comme disent les djeuns, The Coyotes Dessert, ça rox du poney. Continuez comme ça les gars, on attend le prochain.


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