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CHRONIQUE PAR ...

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Droom
Cette chronique a été mise en ligne le 28 mars 2014
Sa note : 17/20

LINE UP

-Andy Kuntz 
(chant) 

-Stephan Lill 
(guitare) 

-Günter Werno 
(claviers) 

-Torsten Reichert 
(basse) 

-Andreas Lill 
(batterie)

TRACKLIST

1) Vision One
2) Vision Two - The Black Knight
3) Vision Three - Godmaker
4) Vision Four - Misery Affection Prelude
5) Vision Five - A Ghost Requiem
6) Vision Six - New Vampyre
7) Vision Seven - The King and the Children of the Lost World
8) Vision Eight - Misery Affection
9) Vision Nine - Soul Alliance
10) Vision Ten - Inside

DISCOGRAPHIE


Vanden Plas - Chronicles of the Immortals - Netherworlds (Path One)



Bon. Ouais. Voila désormais quelque chose de définitivement acquis : Vanden Plas ne remuera jamais les foules. Vanden Plas est, et restera, un groupe injustement méconnu. L'aspect positif de la chose, c'est que nos Allemands semblent parfaitement au courant de ce triste état de faits. Du coup, pas de complexe. Ils ne cherchent ni la gloire ni les groupies et ne font que ce que bon leur semble. C'est à dire des merveilles. Chronicles of the Immortals est la dernière en date. 

Histoire de remettre la pendule séraphique à l'heure, rappelons que Vanden Plas représente déjà 7 albums, et du service depuis au moins 1994. Ces messieurs maîtrisent donc leur sujet sur le bout des doigts. Chaque sortie ne cesse de nous le prouver. Christ O était excellent ; The Seraphic Clockwork était meilleur ; Chronicles... l'est encore davantage ! Sur ce nouveau disque, Vanden Plas assume plus que jamais son penchant pour la théâtralité, la mise en scène et les orchestrations à la fois subtiles et grandioses. Œuvre dérivée de celle de Wolfgang Hohlbein, un auteur Allemand visiblement connu (le « Stephen King allemand », dixit Andy Kuntz), Chronicles... est la relecture exclusivement musicale du spectacle dont il s'inspire. Un spectacle co-écrit dès le départ entre Vanden Plas et Hohlbein. Un bel exercice, donc, un peu casse-gueule à la vue de l'ambition qu'il affiche, mais - on s'en doutait - parfaitement intégré par Vanden Plas. 
Point de surprise : les ingrédients classiques du groupe sont présents. A ma gauche, des riffs de metal prog' intelligents sans être prise de tête (et plus « lourds » que la moyenne du genre, viendra vous rappeler une production sans faille) ; à ma droite des refrains aussi accrocheurs que beaux ("The Black Knight" en parangon de la technique). Il faut bien le dire, sur un mode de fanboy : Andy Kuntz, la voix de Vanden Plas, est inoubliable une fois encore. Le type, dont la voix divise les foules, ne cesse pourtant de confirmer son excellence sur Chronicles... Que ce soit en tant que vocaliste - tout le temps - ou en tant que parolier - les paroles (et les refrains) du trio final sont à tomber à la renverse d'intelligence et de sincérité - , Kuntz mène sa barque avec la maîtrise d'un marin breton. Au rang des réussites, "A Ghost Requiem" porte bien son nom et nous transporte au beau milieu d'une nef pleine de choristes latins et chouinards (mais émouvants, les saligauds !), tandis que "Misery Affection" est l'occasion d'un véritable duo avec une voix féminine. Le moment de d'oser dire : Meilleure. Ballade. Ever. Du niveau d'Anathema et de ses "Untouchable". Ouais ? Ouais. J'en chiale encore. Et vous ferez pareil, croyez-moi. 
En cherchant bien, on pourra peut-être trouver quelques menus reproches à adresser à ce Chronicles. Enfin, il faudrait vraiment être un pervers, hein. Et l'on retrouve les arguments bateaux, qui n'ont eu de cesse de s'émousser au fil des sorties du groupe. Numéro un : le chant. Oui, enfin bon, là, c'est pile ou face. Chez moi, c'est PILE et c'est marre. Nous venons d'en parler. Numéro deux : l'absence d'innovation. En effet, Vanden Plas reste sur la ligne sympho-progressive qu'il trace depuis Christ O et la surprise n'est pas de la partie. Est-ce un mal ? Pas franchement convaincu de ça... car l'argument est vain par nature. Numéro trois : on décèle la présence de quelques morceaux passe-partout. Si l'on veut. Oui, si l'on veut, "Godmaker", "New Vampyre" et "The King and the Children of Lost World" sont sans surprises. Reste que ces titres ne sont pas sans qualités non plus (refrains, riffs, constructions... bref, la sarabande habituelle). Et voilà. Mes bons, tous les griefs sont évacués et Vanden Plas reste sur ses jambes, fier comme un titan.


Après une écoute des Chronicles of the Immortals - Netherworlds (Path One), une pensée vient se cogner contre nos crânes apeurés : va t-on réellement devoir attendre quatre longues années avant le prochain album ? Malgré les dires du chanteur, affirmant une sortie prochaine  en 2015, nous restons sceptiques. C'est que le lascar nous raconte la même chose à chaque fois depuis la sortie de Beyond Daylight... Ceci dit, après réflexion, mieux vaut faire primer la qualité sur la quantité. L'idéal étant bien sur de lier les deux. Donnez leur la main, ils prendront le bras...


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