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CHRONIQUE PAR ...

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Winter
Cette chronique a été mise en ligne le 03 mars 2014
Sa note : 12/20

LINE UP

-Lyynk
(tout)

TRACKLIST

1) Inner View
2) The Flood (Dry Version)
3) The Loss (Deeper Version)
4) The Element
5) Chain of Labor (Broken Version)
6) Renewal

DISCOGRAPHIE

Enuma Elish (2012)
Drift (2014)

Jenx - Drift
(2014) - indus electro - Label : M-Tronic



Vous aviez aimé la chronique de Enuma Elish de Jenx ? Vous allez adorer son remix :
Comme quoi,  vvizzzzzzz, il ne faut pas toujours GÉNÉRALISER : Jenx – JENX – J.e.n.x.  a beau avoir appelé son dernier album ainsi, le groupe vient de l’Aquitaine et le style proposé, quoiqu’assez sombre, n’a pas grand-chose à voir avec ENSLAVED bzzzzzzz. « Enuma Elish » désigne le récit de la création of the world  according to several mythologies. *** bruitages divers ****.  Il évoque des divinités **** wizzzzzzzzz *****  y a consacré une (HERMOSA) canción. Néenarreditém nissab ud serianigiro sap iouqruop, rud te rup latem kcalb ud tnauqitarp sérurlutniep sneicisum sed renigami à ecnadnet arua no, etros al ed mubla nu elutitni latem ed epuorg nu is, stnedécétna slet ed ceva, puoc ud.

 
Heureusement pour Jenx, Lyynk, le Monsieur aux claviers du groupe aquitain a plus de savoir-faire dans l’art du bidouillage/remix/restructuration. Drift, petit frère version Frankenstein de Enuma Elish, sorti il y a plus d’un an, est là pour en témoigner. Histoire de faire patienter ses fans, Jenx a confié au claviériste la mission d’élaborer un remix du second album du groupe. Une mission redoutable, sans aucun doute. Redoutable surtout pour le public d'ailleurs, car, si le monde du metal est à peu près exempt (Fear Factory, Brutal Truth et quelques autres mis à part) de l’éprouvant phénomène de multiplication des versions d’un titre par remixes absurdes, le monde indus-indie-electro-gothique vit bien souvent au gré des versionnages infinis et pas toujours heureux d’une seule chanson (c’est un fan de Front 242, Fields of the Nephilim, Laibach et consorts qui écrit ces lignes, en connaissance de cause donc). Drift fait-il partie de ces œuvres pénibles et agaçantes où l’on présente comme remixé un morceau parce qu’on a ajouté quelques notes d’ocarina dans le fond ? Clairement, non. Drift sombre-t-il alors dans un bruitisme irritant sous couvert de remix-plus-utlra ? Non plus.

Drift est un travail honnête, qui présente un certain intérêt, et ça, c’est déjà un très bon point. Cependant, on serait tentés de dire à Lyynk : « choisis ton camp, camarade ! ». L’œuvre est en effet partagée entre les remixes electro-indus « soft », de trois titres de Enuma Elish encore tout à fait distinguables : "The Loss" (qui s’y prête très bien et gagne même en force), "The Flood", et l’excellent "Chains of Labor", et les remixes ambient-indus « hard » où des bribes des morceaux de l’album original (y compris les trois précédents) sont fondues dans un ensemble bien plus différent de l’œuvre initiale. Le claviériste aura certainement voulu varier les saveurs et ne pas ennuyer l’auditeur, mais du coup Drift perd en homogénéité et fait plus « face B (joliment) agrémentée » que nouvelle œuvre. C’est d’autant plus dommage que des trois remixes hard, deux sont quand même franchement intéressants : si "Inner View" est décousu et un poil barbant, "The Element" et surtout "Renewal" plongent le fan dans une ambiance à la beauté froide et robotisée, aux petits accents trance bien agréables. Bref, si la présence de trois titres encore assez similaires aux originaux n’est pas du tout infamante (et nous permet d’avoir le plaisir d’écouter à nouveau l’excellent organe vocal de Xav), Lyynk aurait peut-être dû se lâcher un peu plus et oser sortir davantage l’auditeur de sa zone de confort.

 
Jenx évite les plus gros écueils d’un album remixé et l’éctro-indus proposé ici est un travail décent, qui aura certainement coûté à son créateur beaucoup plus que la traditionnelle demi-heure d’effort généralement accordée à ce genre d’exercice. J’aimerais bien néanmoins qu’après le troisième « vrai » album du groupe, Lyynk se remette aux fourneaux de manière plus ambitieuse et oublie les remixes convenus à la Fear is The Mindkiller. Le résultat en vaudrait sans doute vraiment la peine.



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