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CHRONIQUE PAR ...

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Ptilouis
Cette chronique a été mise en ligne le 28 octobre 2013
Sa note : 16/20

LINE UP

- Henning Basse
(chant)

- Tezzi Persson 
(chant)

- Tom S. Englund
(chant)

-Ida Haukland
(chant)

-Matt Marinelli 
(chant) 

- Simone Mularoni
(Lead Guitare)

- Samuel Arkan
(Guitares)

- Mike Lepond
(basse)

- Julien Spreutels
(Clavier)

- Léo Margarit
(batterie)



TRACKLIST

1) File-41-80-2
2) The Arch
3) Morning Rose
4) Venom
5) The Black Parade
6) T.H.O.R.N.S.
7) Garden Of Exile
8) Raven’s Curse
9) Living Fortress
10) Fantasmagoria
11) The Inheritance
12) Now And Forever
13) Forgotten Symphony
14) Unreal

DISCOGRAPHIE

Fantasmagoria (2013)

Epysode - Fantasmagoria
(2013) - metal symphonique speed metal progressif - Label : AFM Records



En cette rentrée,  les projets solo regroupant pas mal d’invités prestigieux sont à la mode que ce soit le metal progressif de Lalu (un Français), le retour d’Ayreon de l’indéboulonnable Arjen Lucassen ou encore, celui qui nous intéressera ici, Epysode de Samuel Arkan, guitariste belge de Virus IV. Deux ans après son premier essai, Obsessions, il revient pour Fantasmagoria avec de nouveaux compagnons et une nouvelle histoire sur fond de power metal progressif. Il ne reste plus qu’à espérer que la musique soit de bien meilleur goût que sa pochette.

Et fort heureusement, la musique que nous livre le Belge est de très bonne facture. Proposant un power metal progressif qui n’hésite pas à attaquer avec des morceaux très rentre-dedans. Dès le départ "The Arch" pose cartes sur table avec une production et un rythme mastoc. La basse, la batterie et les guitares sont bien lourdes tandis que Tom S. Englund (Evergrey) s’époumone et rajoute du punch à un morceau déjà bien heavy. Cet opener est assez représentatif de ce que le reste de l’album délivre, tout du moins dans sa première partie, des morceaux bien rythmés grâce à la production massive de Jacob Hansen (et ce n’est pas n’importe qui, il a quand même mixé Volbeat !) et aux refrains efficaces qui vous restent en tête dès la première écoute.
Bien sûr, certains morceaux se détachent par rapport à d’autres et certaines influences se font sentir. C’est le cas du plus lent et lourd "Venom" où Henning Basse (ex Metalium, ex Sons of Seasons, Mayan), en pleine forme, rappelle par moments Shadow Gallery. D’ailleurs, il est étonnant de voir à quel point on a l’impression de faire face à un véritable groupe. Samuel Arkan s’efface au profit des autres et est épaulée à la guitare par Simone Mularoni (DGM, Lalu). On trouvera d’ailleurs de nombreux soli de guitares très efficaces dont ceux de "Fantasmagoria" ou "Unreal". Power metal oblige, l’espace laissé au clavier de Julien Spreutels (Ethernity) est important et apporte un plus non négligeable aux compositions. C’est lui qui arrive à rendre des refrains mémorables comme celui du très bon "The Black Parade" renforcé par des sons futuristes ou du brulot "Raven’s Curse" qui mélange habilement chant masculin et féminin.
L’aspect symphonique, encore une fois amené par le clavier, marque aussi très fortement Fantasmagoria. Tout de suite des similitudes apparaissent avec le Sonata Arctica d’Unia et The Days of Grays que ce soit sur l’intro ("File 4180-2"), sur l’excellent "Living Fortress" qui peut aussi faire penser à du metal prog plus classique ou encore sur le troisième couplet de "Forgotten Symphony". D’ailleurs, cette piste comme toute la deuxième partie de l’album est bien plus accès sur les aspects mélodiques, symphoniques et progressifs du groupe pour nous offrir des morceaux remarquables. On pourra penser à "Now and Forever" qui groove grâce à la basse de Mike LePond (Symphony X) et est agrémenté de très beaux soli de guitares ou encore "Forgotten Symphony" avec son refrain ultra mélodique et son final à la Ayreon.


Pour finir, parce qu’il faut bien mettre un terme à cette chronique, Samuel Arkan livre avec Fantasmagoria un excellent album de power metal progressif cohérent de bout en bout : la première partie très rentre-dedans est bien contrebalancée par la seconde plus subtile. On regrettera seulement que la balade du morceau éponyme soit plutôt quelconque et que les premières moitiés de "Morning Rose" et "Unreal" manquent de punch. Mais à part ça, ne boudons pas notre plaisir et apprécions ce deuxième Epysode direct et efficace comme il se doit. Décidément, le power metal revit en 2013.


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