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CHRONIQUE PAR ...

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S1phonique
Cette chronique a été mise en ligne le 02 novembre 2013
Sa note : 13/20

LINE UP

-Philippe Stebler 
(chant+guitare)

-Antoine Grasser
(guitare+chœurs)

-Timothée Pfau
(basse)

-Thomas Merck 
(batterie)

TRACKLIST

1) Dying From The Inside
2) My Great Scars
3) No Sense for Life
4) The Bloodrider
5) Condemned
6) Revenge is no Crime
7) Grateful Death
8) Atrocious Remembrance
9) Locked in Syndrome
10) Unleash Your Wrath

DISCOGRAPHIE


Bloody Pride - Unleash your Wrath
(2013) - death metal Mélodique - Label : Autoproduction



A force d'écouter du death sans arrêt on pourrait finir par croire que l'on entend toujours la même chose, que les notes pédalent dans la choucroute du genre avec plus ou moins de goût. Et en parlant de choucroute, focalisons l'instant death sur les strasbourgeois (c'est nul j'avoue) de Bloody Pride qui en auto produisant Unleash your Wrath peuvent ajouter la sortie d'un album à la checklist de tout groupe ayant de l'ambition. En route pour la chronique d'un album a priori aux thèmes tout sauf joyeux. Ambiance.

Bloody pride propose ainsi un death mélo dont les influences vont de Gojira à At the Gates en passant par Soilwork. Formé en 2009 unleash your wrath est entièrement auto-produit. Le groupe nous informe que le concept se réfère aux personnes dont la fierté excessive peut les conduire à la mort, comme, par exemple  l'orgueil dans les tragédies grecques. Attendons nous ainsi à tenter de comprendre des growl dont les sujets seraient l'apathie, la passivité et tous ses autres chouettes défauts de l'être humain. Dés qu'on parle d'autoprod' on a tout de suite un peu peur de tomber sur un album mal produit avec un son un peu ouin-ouin. Mais ce n'est pas le cas avec Bloody Pride, car quelque soit le titre, la cohérence est de mise et des productions professionnelles pourraient même loucher de ce coté. La batterie est bien mise en avant, notamment dans les passages où la double grosse caisse donne toute la dimension death au groupe. Les guitares et la basse sont bien équilibrées. Le seul petit bémol serait le son de certaines guitares en lead ou en harmonies (un peu trop ampli façon "fait à la maison" à mon oreille).
"Dying From The Inside" ouvre l'album et  donne un parfait aperçu de ce que va recevoir l'auditeur durant les quarante minutes à venir. On est bien dans un registre death mélodique de bout en bout : l'intro, le chant, la rythmique, le bridge... tout y passe. Les strasbourgeois maîtrisent le registre et leur genre. On enchaîne immédiatement avec "My Great Scars", nettement plus rentre dedans au niveau du tempo, mais dans une continuité logique du début. "No sense for life" sort un peu du lot grâce à une rythmique classique mais classieuse : le genre qu'on aime entendre dans la voiture ou sur laquelle on va sauter partout ou triturer les cervicales en concert. Il en sera de même avec le titre éponyme qui clôture l'album, et fait au passage office de très bonne conclusion. Les autres chansons ne sortent pas vraiment du lot mais n'ont cependant pas le défaut d’apparaître trop répétitives. Pratiquement toutes les variables du genre sont utilisées pour varier les compositions. Les influences du groupe se ressentent mais sont quand même peu marquées et plutôt généralistes pour ne pas tomber dans le clonage ou le mauvais pastiche.

Une vraie réussite pour cette autoproduction des Bloody pride. L'album ne surprendra pas : ni bon ni mauvais, on sait ce qu'on va entendre mais on ne s'ennuie pas pour autant. Ce premier Lp devrait, je l'espère pour eux, leur donner un coup de pouce pour la suite de leur aventure : signer chez un label, tourner et poursuivre leur œuvre. Si un jour vous avez envie d'un bon album de death melo sans prise de tête, donnez leur chance aux strasbourgeois. Et laissez la colère se déchaîner dans vos oreilles.


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