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CHRONIQUE PAR ...

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S1phonique
Cette chronique a été mise en ligne le 14 octobre 2013
Sa note : 14/20

LINE UP

- Joe McGlynn 
(chant)

- Alan McFarland
(guitare)

- JJ McGowan
(guitare)

- Daniel Firth
(basse)

- James Burke
(batterie)

TRACKLIST

1) Congregation
2) Hiding in Plain Sight
3) Patriot
4) The Hell I Fear
5) Sectarian
6) Dissolution
7) Absence Makes the Hate Grow Stronger
8) The Price You Pay
9) Antisocial Network
10) Abuser Friendly
11) On the Verge of Collapse
12) The Day I Died

DISCOGRAPHIE


Man Must Die - Peace Was Never an Option
(2013) - death metal Technique et brutal - Label : Relapse Records



Connaissez des groupes metal écossais ? Hein? Qui? Co-Exist ? Moi je vous parle d'un groupe de death metal officiant dans le technique ! Personne ? Bon ça va, je veux bien que ma culture musicale soit limitée, mais là, même en cherchant... Nom d'une panse de brebis farcie... ! Bref, voici le déjà quatrième album studio des Man Must Die, qui après ...Start Killing, The Human Condition et No Tolerance for Imperfection, nous proposent la suite logique dans le titre : Peace Was Never an Option. Heureux de vivre les gars!

Commençons (traduction approximative de ma part)  par citer Joe McGlynn :  « Cet album est de loin le plus furieux et le plus diversifié que nous ayons réalisé. C'était l' objectif pour le groupe : nous ne pouvions pas être plus heureux avec la façon dont le son est rendu; sa brutalité est au-delà des paroles et les morceaux sont encore plus mélodiques et mémorables que jamais ». Et le moins que l'on puisse dire c'est que dès "Hiding in Plain Sight", opener de l'album les personnes endormies vont se prendre une grosse toise en guise de réveil matin, car le brutal et le violent sont exacerbés dès le départ. On se demande presque si Man Must Die n'a pas viré dans le grind sur certains passages, blastés comme jamais. Une fois passée l'intro bien calme "Congregation", on dérouille sévère, d'abord une vingtaine de minutes puis, après un léger repos sur "Dissolution," une demi-heure complète finalisée avec le long mais très bon " The Day I Died" de plus de huit minutes.

Autant dire, après cette citation et le premier morceau, que le groupe ne fait pas dans la demi mesure. Tout est extrêmement dynamique et très violent. Mais violent ne veut pas forcément dire bruitiste : la mise en place est très carrée et les musiciens font preuve d'une très belle technique qui pourrait en rendre jaloux plus d'un. Cette technique n'est mise en avant que par la brutalité qu'elle véhicule, ajoutons à cela des vocaux puissants, forts et soutenus dans les couplets (j'ai presque envie de dire audibles et compréhensibles) et on se prend des gros uppercuts à chaque morceau. Par exemple le survitaminé "The Hell I fear" et son intro qui sent bon le circle pit punchy et le poing levé. La batterie de James Burke (ce n'est pas une blague) et tout particulièrement sa double sont superbes et entraînantes. "Sectarian", qui suit, est un peu en dessous du reste tout comme  "Abuser Friendly" (avec a priori Cavalera en guest) où les passages grind viennent polluer les morceaux plutôt que les servir.

Globalement l'album offre de très bon morceaux. Outre "The Hell I fear", les passages offerts dans "Absence Makes the Hate Grow Stronger", que ce soit l'intro ou le reste, filent vraiment la pêche. Si l'album dure environ 55 minutes, il n'est pas non plus imbuvable et ennuyeux sur la durée. Le court interlude "Dissolution" est bien placé et apporte une pause maline à l'album. Tout comme le "The Day I Died" de fin et ses huit minutes assez oppressantes dans la construction. On calme un peu le tempo mais ça ne veut pas pour autant dire qu'on trouve le frein et qu'on stoppe le train de la belle colère positive et énervée des Écossais. Joe McGlynn nous offre même un chant clair qui n'est pas rassurant pour autant. La tonalité ne nous traîne pas dans le doom mais on aurait pu imaginer ce morceau un demi ou un ton plus bas, voire carrément plus histoire de se perdre définitivement dans la noirceur de l'album. Au final c'est positif : l'album réussit a éviter les pièges qui se présentaient. 

La paix n'a jamais été une option ! Quel titre si on fait référence à la musique des Man Must Die. Personne n'osera dire le contraire et ce nouvel opus en est le dernier témoignage en date. Un album très bien équilibré dans son ensemble avec quelques passages très crochet du droit dans la tronche qui, sans mettre K.O, assomment son homme. De très bon musiciens au service de leur musique et pour notre plus grand plaisir. Si l'homme doit mourir autant le faire en musique : celle-ci si on a le choix.  


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