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CHRONIQUE PAR ...

101
Dommedag
Cette chronique a été mise en ligne le 07 août 2013
Sa note : 14/20

LINE UP

-Azhari
(chant+guitare+basse)

-V.
(batterie)

TRACKLIST

1) Per Aspera Ad Astra
2) Lvx Aeternae
3) Maveth, Malachim
4) ...And Death Shalt Have No Dominion

DISCOGRAPHIE

Lvx Aeternae (2013)

Saligia - Lvx Aeternae
(2013) - black metal primaire - Label : Van Records



Dans la catégorie « nouveau groupe de black old-sküll », je demande Saligia. Ces jeunes pandas n’ont pondu qu’un seul album, passé inaperçu. Il faut dire que leur style ne peut pas faire l’unanimité, et sera réservé aux plus trve d’entre vous, qui regrettent l’époque des Hellhammer/Celtic Frost, des démos et EP de Mayhem, les premiers Bathory, quand le black était surtout fait de thrash sale, et mal joué.

Cependant, le groupe a su se doter d’artifices plus modernes que les vieilleries évoquées plus haut. La production, par exemple, est excellente, ni trop propre, ni incompréhensible du fait d’un flot de guitare écorchant les oreilles. La voix ne se perd pas dans une réverbération intempestive qui la noierait. D’ailleurs, le chant rappellera les belles heures du proto-black aux amateurs, avec ses intonations à la croisée de Quorthon , Tom. G. Warrior (bien que l’on ne trouve pas un seul « UH » sur cet EP, comprendra qui pourra) et d’Albert Witchfinder de Reverend Bizarre. Oui, sur le papier ça semble assez étrange. Ledit chant se fait souvent plus incantatoire qu’agressif, comme sur "Maeveth Malachim", qui n’est qu’une longue litanie adressée au Malin. Les riffs, eux, sont très simples, en trémolo dans la majorité des cas, mais plutôt efficaces. De cette simplicité, et de la répétitivité très Darkthronienne dans l’esprit, ressort un résultat assez envoûtant, pour peu qu’on s’y laisse prendre.
"…And Death Shall Have No Dominion" en est l’exemple parfait. "Per Aspera Ad Astra" offre cependant des variations bienvenues autour d’arpèges malsains, imposant une atmosphère putride qui fera plaisir aux plus connaisseurs, avant de repartir dans une cavalcade folle, ainsi qu’un étalon noir à qui on rendrait sa liberté. La batterie aussi est relativement basique, alternant entre pattern thrash et roulements, appuyés de quelques passages à la double grosse caisse de temps à autre. Un black plutôt efficace, pas aussi viscéral que celui des intellos (ou pas) du black orthodoxe, mais qui prend aux tripes assez correctement si on y est sensible. "Lux Aeternae" fera d’ailleurs rapidement le tri entre les auditeurs, avec un chant tirant sur le De Mysteriis. Et pas de risque que le groupe soit moins confiné à l’underground, vu la masse grouillante de vermines s’amusant à plagier plus ou moins bien les grands anciens. Loué soit le dieu Katharsis ; qui montra la voie correcte à ces hordes de tacherons peinturlurés.


Si vous êtes de ces vieux qui jouent toujours dans la forêt avec votre corpse-paint rudimentaire, vos clous et vos perfectos noirs en priant le dieu Chèvre des Carpates pour qu’Hellhammer revienne, ceci est pour vous. En revanche, tous les autres, évitez-vous un EP qui pourrait sembler difficilement supportable.



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