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CHRONIQUE PAR ...

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Fromage Enrage
Cette chronique a été mise en ligne le 24 août 2013
Sa note : 8/20

LINE UP

-Jim The White Knight
(guitare lead+chant clair)

-The Raven
(guitare)

-Chris the Dark
(basse+growls)

-Phil the Animal Berzerker
(batterie)



TRACKLIST

1) Fire In Your Eyes
2) Morbid Gladiator
3) Mystery Woman
4) Fallen Angel
5) Black Queen
6) If You Choose the Dark
7) Warrior's Call
8) Barbarian Winter
9) Changes
10) Lips Of Desire
11) Nocturnal Birth
12) Angel with A Broken Wing

DISCOGRAPHIE


Raven Black Night - Barbarian Winter



Tout avait commencé il y a quelques mois (hé oui, le retard et moi ça fait un) : l’ami kroboy avait cet album en réserve à chroniquer. Bonne poire, et fraîchement arrivé dans l'équipe, je décide de m’en charger. Du heavy / doom, aux prétentions vaguement manowariennes à en croire la pochette ? Les deux genres s’accordent à merveille quand ils sont bien équilibrés. Mais après quelques écoutes, croyez-moi, il m’a fallu une bonne dose d’abnégation et de courage pour avoir quelque chose à vous dire au sujet de Barbarian Winter.

Ne faisons pas durer le suspense : qu’est-ce qui coince ? La VOIX, nom de dieu ! Jim the White Knight (sic) adopte un timbre à mi-chemin entre le Tobias Sammet aux roubignoles coincées dans une porte en fer et la tessiture doom aigüe bien 80’s.  Avec un timbre pareil, la sobriété serait de rigueur. Mais même pas, car le bougre en fait trois tonnes pendant l’heure que dure l’album. Ce qui a tendance à méchamment ruiner l’enthousiasme que les premières pistes suscitent. Le titre d’ouverture est un bon exemple : introduction acoustique aux allures belliqueuses, guitares dans les graves, bien doomesques, succession de riffs engageants… on serait presque parti pour passer un bon moment ! Eh bien non, il faut que Mister Jim nous surcharge cette partition prometteuse de vocalises aigües complètement hors de propos, surtout dans l’outro du morceau où ça devient carrément pénible.
Les pistes suivantes (au moins jusqu’à "Black Queen") souffrent du même problème : les musiciens s’en sortent bien, le tout se veut bien riffu, sans trop d’esbroufe, assez rock’n’roll dans l’esprit, la basse se taille une place de choix, la production n’est pas trop propre… mais zut car monsieur Jim le Chevalier Blanc nous ressert une petite dose de vibrato pour ruiner tout ça. Que dire de plus ? Vous savez, il n’y a pas que le talent qui laisse sans voix. La médiocrité aussi peut laisser l’inspiration du chroniqueur en panne. Et c’est à grand peine que j’ai rédigé cette chronique, tant Barbarian Winter m’a laissé indifférent. D’un autre côté, je n’ai pas envie de trop tirer sur l’ambulance, les membres de Raven Black Night me semblent pétris de bonnes intentions. Alors, essayons de conclure rapidement.
Si on exclut l’horrible chant, il faut avouer que l’album sonne bien. L’ambiance se veut assez tragique et guerrière à la fois, à l’image de "Mystery Woman", titre le plus épique de l’album. On note une poignée de riffs sympas comme tout, notamment en début de disque, ainsi que des soli très 80’s très scolaires mais bien joués.  Et bien que les meilleurs titres se situent en début d’album, la deuxième moitié comporte des idées intéressantes, comme cette title track ennuyeuse mais relevée de growls et de quelques accélérations ; il y aurait peut-être eu quelque chose à faire de ce côté-là, mais l’album ne s’aventure pas plus loin. A noter aussi l’entraînante (mais trop longue, encore une fois !) "Angel With a Broken Wing" pour fermer l’album. Ces côtés positifs sont hélas trop maigres pour contrebalancer un disque excessivement long, administratif, boursouflé de titres insipides et inutiles. Même l’amateur de heavy / doom le moins exigeant du monde comprendra à l’écoute de "Changes", ballade plus plate qu’un bataillon de limandes, ou du refrain écœurant de "Lips Of Desire" qu’il y a quelque chose qui coince.


Et pourtant, je suis certain qu’il ne manque pas grand-chose à Raven Black Night pour se faire une petite place dans la sphère heavy : embaucher un chanteur plus sobre (ou dire à monsieur Jim de se calmer ; n’est pas Rob Halford qui veut), raboter un peu sur la durée des morceaux, et le tour est (serait, plutôt) joué. Et comme je ne sais pas comment conclure une chronique d’un album qui m’a si peu plu, j’ai décidé de terminer par un mot aléatoire tiré du dictionnaire. Voyons voir… menthe.



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