6091

CHRONIQUE PAR ...

86
Althor
Cette chronique a été mise en ligne le 28 juillet 2013
Sa note : 13.5/20

LINE UP

- Joni Mäensivu
(chant)

- Petri Tarvainen
(guitare)

- Peter Nagy-Eklof
(guitare)

- Johan Adler
(clavier)

- Mika Kajanen
(basse)

- Ted Jonsson
(batterie)

TRACKLIST

1) Into The Mist of Sorrow
2) Entangled in Time
3) Tears of Faith
4) Remnants of Yesterday
5) Stolen Innocence
6) Fields of Dreams
7) The Cross I Bear
8) Sunborn
9) Bleeding Sympathy
10) Hymn for the Fallen
11) Ghostlands

DISCOGRAPHIE

Ghostland (2013)

Eternal Oath - Ghostland
(2013) - doom metal gothic - Label : Black Lodge



Dans le milieu impitoyable de la musique, seule une infime partie d’artistes arrive à atteindre une popularité viable. C’est d’ailleurs probablement dans le métal que l’on trouve le plus de groupes underground. Eternal Oath appartient indéniablement à cette catégorie. Ils existent depuis 20 ans et n’ont sorti pourtant que quatre productions. Les Suédois ont manifestement traversé une période difficile puisqu’ils ont splitté en 2007. Cet album apparaît dès lors comme celui de la renaissance après leur reformation en 2011. On souhaite que leur retour soit gagnant après tant de difficultés rencontrées.

Premier constat hélas, le son n’est pas le point fort de Ghostlands. Plutôt sale, ce dernier ne permet pas une distinction claire entre tous les éléments instrumentaux. C’est étonnant car celui qui est aux commandes n’est pas non plus un illustre inconnu, en l’occurrence Jocke Skog qui a notamment travaillé avec Meshuggah. Le seul rescapé dans l’histoire est sans doute le chant. Dans le domaine, Joni Mäensivu nous gratifie tantôt d’un chant death, tantôt d’un chant clair aux connotations très gothiques. D’ailleurs, plus que du melodeath, ce groupe fait davantage penser à du doom métal voire à du à métal gothique à la Theatre of Tragedy ou même Tristania. Il y a d’ailleurs pas mal de chant féminin sur cet album ("Tears of Faith", "Stolen Innocence", "Hymn for The Fallen", "Ghostlands"). C’est une bonne idée car grâce à la demoiselle (impossible de savoir qui hélas), les morceaux s’en retrouvent plus allégés, plus aériens. La plupart des titres sont en effet lourds et le chant masculin renforce cette impression ; on arrive donc ici à une sorte d'équilibre. 
Ne connaissant pas les précédents faits d’armes d’Eternal Oath, je ne peux que supposer à un changement de direction musicale. Le seul morceau véritablement qu’on pourrait qualifier de melodeath est "Bleeding sympathy". Les leads sont plus tranchants, le tempo plus élevé et le clavier demeure très présent. Cet élément est une pièce maîtresse de cette œuvre, que ce soit par l’intermédiaire de touches de piano (écoutez l’intro sautillante de "Sunborn") ou de nappes ; le synthé est véritablement omniprésent. De manière générale les compos sont solides et rare sont les titres faibles même si quelques-uns traînent ici ("Stolen Innocence") et là ("Remnants of Yesterday"). Dans le domaine du très bon, on peut citer "Entangled in time", une très bonne entrée en matière après une intro quelconque et "Hymn for The Fallen" assez original dans sa progression avec en point d’orgue le meilleur refrain du skeud. Pour terminer, les Suédois tentent le morceau à tiroir avec "Ghostlands". Plus atmosphérique ce dernier souffre de quelques longueurs mais possède néanmoins une bonne trame de fond.

Alors retour gagnant ? Difficile à dire puisqu’il m’est impossible de comparer cet album avec ceux sortis avant le split du combo. Quoiqu’il en soit, le disque que l’on a entre les mains est solide et il le se réécoute aisément. L’ambiance est assez pesante, mais paradoxalement une certaine fraîcheur parvient à se dégager. Le chant féminin y est pour beaucoup et on ne peut que souhaiter que la demoiselle à l'oeuvre devienne un membre à part. Dommage que la production ne soit pas un poil plus léchée, la musique aurait été plus percutante.


©Les Eternels / Totoro mange des enfants corporation - 2012 - Tous droits réservés
Trefoil polaroid droit 2 polaroid milieu 2 polaroid gauche 2